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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 01-04-2020]

Élevage laitier

Génétique et espoir de concours pour la Prim’Holstein

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Petit syndicat, Prim’Holstein 21 se montre néanmoins très volontaire sur la génétique et dans la relance de concours départementaux.

Dans l’actualité agricole, il n’y a pas que le Covid-19 heureusement. Ainsi, le 13 mars, le syndicat Prim’Holstein de Côte-d’Or a pu tenir son assemblée générale. Retour, avec Benoît Pech, son président, sur les préoccupations du moment.

Vendredi 13, jour de chance ? En tout cas, le syndicat Prim’Holstein de Côte-d’Or, qui rassemble une trentaine d’exploitants, a pu tenir ce jour-là l’une des toutes dernières assemblées générales d’avant confinement. Celle-ci a eu lieu à Losne et aura permis de faire le point sur les sujets du moment qui, au-delà de l’épidémie (voir encadré) occupent les éleveurs côte-d’oriens de cette race laitière. L’assemblée générale 2020 revêtait un caractère particulier, dans la mesure où elle était la première pour Benoît Pech, nouveau président du syndicat, élu en 2019. L’année écoulée aura aussi été marquée par une volonté du syndicat de relancer les concours au niveau du département. « Notre dernier concours, précise Benoît Pech, remontait à quatre ans, à l’occasion de la fête du lait. Nous avions eu assez peu d’inscrits à l’époque. En 2019, fin août, pour la fête de l’agriculture, nous avions été sollicités dans le but d’organiser un concours mais nous avions dû abandonner l’idée : la sécheresse frappait alors fort et les gens n’étaient pas motivés pour cela… » Tout le monde s’est donc remotivé dans l’objectif de mettre en place la manifestation pour la prochaine fête de l’agriculture, prévue le 17 mai… mais qui est reportée au mois de septembre pour les raisons que l’on connaît tous. Le concours départemental de Prim’Holstein, pour lequel il y avait déjà des pré-incrits, devra donc attendre encore. « On invite toujours les gens à inscrire leurs vaches dans cette optique » précise le président du syndicat.

Une génétique remarquée
Au-delà de cette question, l’assemblée générale aura permis aux participants d’entendre le technicien Loïc Doudot venu présenter les nouveaux outils de Prim’Holstein France sur les vaches laitières économiques et rentables. « On a aussi pu découvrir Illicow, poursuit Benoît Pech, un outil lancé à l’occasion du Salon de l’agriculture, qui est une application gratuite à télécharger pour les adhérents de Prim’Holstein France. Elle permet de tester des accouplements en direct. Pour moi, qui procède à de l’Insémination par l’éleveur (IPE), qui commande mes doses et qui fait un plan d’accouplements avec le regard d’un technicien, cet outil permet de voir si tel taureau pourrait convenir à telle vache. Notre élevage peut être entré dans l’application, on teste une vache, on voit s’il n’y a pas de problème de consanguinité, ou, si le produit ne nous plaît pas, on peut changer de taureau, puisqu’on dispose d’une base de données de plus de 4 000 taureaux disponibles. C’est un outil qui peut faciliter la vie ». L’assemblée générale a été suivie d’une visite d’un élevage à l’EARL de la ferme de Tontenant, à Pagny-le-Château, où furent présentées quelques vaches. L’exploitation fait en effet partie de la charte Gènes Diffusion, organisme de sélection. « Cette année, concluait Benoît Pech, il faut noter que trois ou quatre veaux issus d’élevages de Côte-d’Or sont entrés sur le catalogue de cet organisme de sélection génétique. Il y avait au moins trois ans que cela n’était pas arrivé. » Preuve que les éleveurs de Prim’Holstein du département font aussi de la génétique et la font bien.

Berty Robert

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Face aux indispensables contraintes

Benoît Pech, comme tous les agriculteurs, a dû revoir partiellement son organisation de travail, en lien avec l’épidémie de coronavirus et les règles du confinement ou des gestes barrière. « Depuis le début du confinement, je n’ai pas eu affaire au vétérinaire mais je sais qu’en cas de besoins, il y a des dispositions particulières à prendre. Pour aller chercher d’éventuels médicaments, il faut bien sûr que je me munisse de l’attestation réglementaire. Je l’ai toujours en poche si je dois me déplacer. C’est aussi le cas si j’ai besoin d’aller récupérer des produits phytosanitaires à la coopérative. Au niveau de la collecte du lait, il n’y a pas de gros changement : on a eu un document de la laiterie nous rappelant de garder les distances par rapport au chauffeur du camion, pas de serrage de main, préserver nos locaux très propres et éviter qu’il y ait trop de circulation dans les élevages. Depuis le début du confinement, on ne voit plus les représentants. Ils ont certainement eu des directives et ils jouent le jeu. De toute manière, avec les outils numériques on a largement les moyens d’appeler, de commander, de se faire livrer sans avoir de contacts réels. Si on veut pouvoir sortir de la crise le plus vite possible, il faut accepter ces contraintes ».

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