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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 31-01-2019]

Cultures

L’alternative pois hiver

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Cédric Perrot a semé son pois le 20 novembre.

De nombreuses parcelles de colza ont été retournées à l’automne dans le secteur d’Époisses. L’alternative « pois d’hiver » semble particulièrement plébiscitée.

Seulement 30 % des surfaces en colza seraient encore «en vie» dans le secteur d’Époisses. Cette proportion pourrait encore baisser en sortie d’hiver avec d’éventuels retournements. «Certains agriculteurs l’ont déjà fait dans l’intégralité de leurs parcelles à l’automne. Ce qui reste aujourd’hui n’est pas toujours très satisfaisant et il ne serait pas étonnant que plusieurs hectares se destinent à une autre culture au printemps», relève Cédric Perrot, exploitant à Forléans. Le jeune de 31 ans comptait lui-même semer du colza en août, mais a très vite changé d’optique au vu des conditions climatiques très sèches : «du colza, je n’en avais pas fait depuis mon installation en 2013. Le résultat n’avait pas été satisfaisant, loin de là. Je voulais en refaire sur une petite parcelle qui n’en avait pas reçu depuis longtemps, mais il n’était pas possible de gratter quoi que ce soit sur des terres très usantes». Pour le remplacer, il n’existait pas «36 solutions» d’après Cédric Perrot : «le maïs a un potentiel assez limité dans le secteur, avec nos terres assez blanches et froides. Il faut aussi avoir une valorisation derrière, souvent avec des vaches à lait, ce qui n’est pas mon cas puisque je n’ai que des bovins allaitants en pension. Du tournesol, nous ne faisons jamais des records dans le secteur, j’en fais déjà un petit peu, cela me permet de travailler un peu en décalé car je suis double actif et travaille dans une autre exploitation. Comme bien d’autres agriculteurs, j’ai finalement opté pour le pois d’hiver, sur cette même surface initialement dédiée au colza. Le pois d’hiver et même le pois de printemps devraient être en nette augmentation cette année». Cédric Perrot espère un meilleur résultat qu’en 2015, la seule année où il en a semé du pois. «Il avait contracté la bactériose et je n’avais malheureusement rien pu récolter. Plus on sème tard et moins on a de chance d’être embêté avec cette maladie. J’ai semé autour du 20 novembre, alors qu’on peut le faire un mois avant, j’espère que ça passera cette fois. Les sangliers, eux, ne devraient pas poser de problème avec la mise en place d’une clôture», indique l’adhérent de Dijon Céréales.

Aurélien Genest

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