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YONNE

[Article mis en ligne le 01-04-2020]

Betteraves

Le point sur les semis et l’impact de la crise sanitaire

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Dans l’Yonne, les semis de betteraves sont terminés à 95 %.

Alors qu’ils ont commencé autour du 15 mars, les semis de betteraves sont quasiment terminés dans le département. Si l’Yonne comptait 2 500 hectares de surfaces betteravières plantées lors de la dernière campagne, une légère baisse est attendue cette année. La crise sanitaire a également un impact sur les cours du sucre et de l’éthanol.

«Les semis sont terminés dans l’Yonne à 95 %. Seuls quelques agriculteurs ayant des terres argileuses attendent de la pluie pour finir de planter», indique Didier Renoux, président de la CGB (Confédération générale des planteurs de betteraves) de l’Yonne.
«Globalement, les semis se sont bien passés», poursuit-il. Bien que les terres aient été un peu dures à travailler au départ. «En moyenne, tout le monde a dû faire un passage d’outil de plus pour affiner la terre. Les labours d’hiver étaient durs à cause de l’hiver très pluvieux», explique le président de la CGB de l’Yonne.
Alors que l’Yonne comptait 2 500 hectares de surfaces betteravières plantées lors de la dernière campagne, «il faut s’attendre à une légère baisse cette année», confie Didier Renoux.

De la pluie et de la chaleur espérées
Les semis faits, «il faut maintenant que la terre se réchauffe», continue Didier Renoux. «Ça ne va pas lever tout de suite car elle est froide et les températures de cette semaine n’ont pas aidé. À certains endroits, sur les parcelles argileuses, ça a séché très vite. Concrètement, il va falloir de l’eau et de la chaleur».
Quant à la prochaine étape dans les champs ? «D’ici trois semaines, on commencera les premiers désherbages. Le premier des quatre passages minimums», répond le président de la CGB de l’Yonne.

Les marchés mondiaux chamboulés
Si les betteraviers ont réussi à faire leur semis, la crise sanitaire leur a compliqué la tâche. «On a réussi tant bien que mal à faire les dernières livraisons de graines, en composant avec les mesures de confinement», assure Didier Renoux.
Les coopératives ont aussi dû s’adapter. «La betterave est essentielle pour la production d’alcool. Alors, les coopératives Tereos et Cristal Union ont réorienté une partie de leur production l’alcool de carburant pour faire de l’alcool destiné à la fabrication de gels hydroalcooliques».
Cependant, le virus chamboule les marchés. «On vient de vivre trois années de crise avec des cours bas. C’était en train de remonter depuis cet hiver. Mais là, on a perdu 30 % sur les cours du sucre au niveau du marché mondial (passant de 430 €/T à 300 €/T) et 40 % sur l’éthanol (de 65 €/hl à 40 €/hl) », détaille-t-il. « Ce qu’on a gagné en trois mois, on l’a perdu en trois semaines», conclut Didier Renoux.

Christopher Levé

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«L’agriculture et l’alimentation sont très importantes en France et en Europe»
Lors de l’entretien, Didier Renoux a tenu à s’exprimer sur la crise sanitaire actuelle que traversent la France et le monde entier. S’il est plutôt satisfait de voir que les agriculteurs ont pu continuer à poursuivre leurs activités, il déplore qu’il faille attendre une telle situation pour avoir «enfin» la reconnaissance de l’agriculture et de l’alimentation française. «Il faut que l’on s’en sorte au plus vite car cette crise est catastrophique. Mais il faudra ensuite que nos dirigeants prennent conscience que l’agriculture et l’alimentation sont très importantes en France et en Europe. Il faut que les décisions ne soient plus prises à la légère. L’agriculture nourrit tout le monde. Les pâtes et la farine sur lesquels se jettent les gens dans les supermarchés ne tombent pas du ciel. Il va falloir que l’on tire des leçons de tout cela et que l’on retrouve des valeurs de bon sens qui ont été perdues ces derniers temps».

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