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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 24-09-2020]

Action syndicale

À peine croyable

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Soixante-dix agriculteurs FDSEA-JA se sont rendus vendredi à Arrans, dans le Châtillonnais, devant le domicile de Yolaine de Courson.
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Soixante-dix agriculteurs FDSEA-JA se sont rendus vendredi à Arrans, dans le Châtillonnais, devant le domicile de Yolaine de Courson.

La députée de la quatrième circonscription s’oppose au retour des néonicotinoïdes et valide, indirectement, la disparition de la moutarde et du colza dans le département.

Dans une interview accordée au journal Le Bien public le 16 septembre, Yolaine de Courson dénonce un projet de loi visant à autoriser le retour des néonicotinoïdes sur betteraves. Cette prise de position, plutôt dogmatique, est « extrêmement mal » vécue par les syndicats FDSEA-JA, qui voient pourtant là une solution contre la problématique insectes et qui dénoncent depuis plusieurs semaines la disparition de solutions insecticides efficaces pour la relance des cultures de colza et de moutarde en Côte-d’Or. Pour exprimer sa profonde colère, une délégation d’agriculteurs a organisé une opération coup de poing le 18 septembre à Arrans. De la paille, des pneus et des palettes ont été déversés devant le domicile de la députée du groupe « Écologie, démocratie, solidarité ». Les agriculteurs souhaitaient échanger collectivement avec Yolaine de Courson. Demande rejetée, car cette dernière n’acceptait de dialoguer qu’avec seulement trois exploitants. C’est donc par voie de presse et internet que chaque partie a pu s’exprimer.
Un faux problème
Yolaine de Courson affirme que l’on « flingue la vie sur terre » avec les néonicotinoïdes. La FDSEA et les JA, de leur côté, rappellent que de nombreux apiculteurs professionnels travaillent avec les agriculteurs, néonicotinoïdes ou non : « Selon les chiffres officiels, moins de 4 % de la mortalité́ des abeilles pourraient être attribués à des problèmes de pollutions diffuse, dont les pesticides. En revanche, des problèmes de disponibilité de la nourriture, comme celle que fournissait le colza que nous ne pouvons plus produire faute de contrôle des ravageurs, ont une certaine tendance à fragiliser les colonies. Ainsi que des champignons et autres frelons asiatiques non traités ».

Des coccinelles ?
Yolaine de Courson prône d’autres façons « plus écologiques » pour lutter contre la prolifération d’insectes, comme par exemple les coccinelles qui pourraient, selon elle, contenir les pucerons. Cette proposition « ne tient que dans un cadre théorique fumeux » selon les deux syndicats agricoles : «les coccinelles attaquent les pucerons une fois qu’ils sont là, sauf qu’une seule piqure de puceron, avant la prédation, suffit à transmettre la jaunisse (de la betterave, mais aussi du blé ou de l’orge) : un premier problème temporel. Et en cette année chaude, les pucerons étaient présents plusieurs semaines avant les coccinelles: un vulgaire problème de cycle biologique, mais nous ne reviendrons pas dessus. Ils ont donc largement eu le temps de faire des dégâts avant la prédation. Les agriculteurs bios de la quatrième circonscription pourront certainement confirmer que de nombreuses parcelles ont été retournées bien avant récolte à cause des dégâts incontrôlables de pucerons, malgré l’arrivée effective mais tardive des coccinelles. Par ailleurs, madame la Députée, si vous voulez du progrès agricole, nous vous encourageons à vous élever, à nos côtés, contre la destruction d’essais visant à réduire l’utilisation des produits phytosanitaires grâce à la génétique, mais aussi les besoins en eau des cultures, leur résistance aux climatx extrêmes...Mais jusqu’ici nous n’avons pas eu de soutien de votre part ».

« Martine à la ferme »
Les agriculteurs redoutent la disparition des filières moutarde et colza, qui obligerait la France à importer de l’étranger deux cultures produites de manière intensive, non raisonnée et traitée avec des molécules interdites dans l’Hexagone : «les filières agricoles, la betterave, mais aussi le colza par exemple, contribuent largement à la souveraineté alimentaire française, à l’emploi dans les territoires, et à notre balance commerciale, même si tous ces aspects tendent à se réduire depuis que certains décideurs, sous la pression de lobbies écologistes hors sol, ont décidé de prôner uniquement le modèle Martine à la Ferme».

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