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[Article mis en ligne le 15-07-2020]

élevage

«Je suis un défenseur de la biodiversité»

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Jean-Louis Rouez est devenu maire de son village il y a un mois. Il souhaite relancer entre autre un marché du terroir.
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Jean-Louis Rouez pratique l’agroforesterie entre ces noyers pour favoriser la biodiversité et valoriser le fourrage. Il souhaite relancer en autre un marché du terroir.
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Jean-Louis Rouez propose de petits conditionnements qu’il vend en majorité sur les marchés ou dans les commerces de proximité.

Jean-Louis Rouez est exploitant forestier sur la commune de Champvoux. La bonne santé de son entreprise lui a permis de développer une activité d’agriculteur avec plusieurs cultures en diversification. Il a également été élu le 23 mai dernier maire de sa commune. Rencontre avec ce touche à tout.

C’est un touche à tout qui nous a ouvert les portes de son exploitation. Jean-Louis Rouez, 55, ans est installé sur la commune de Champvoux en tant qu’exploitant forestier depuis 31 ans au Moulin des Coques.

En  2011, il se lance dans l’agroforesterie avec la plantation de noyers sur deux hectares pour arriver aujourd’hui à un total de 16ha. «J’ai beaucoup consulté et visité d’autres exploitations notamment dans la région de Grenoble pour voir quelles variétés s’adapteraient le mieux à nos sols qui sont argilo-calcaires. J’ai donc opté pour la Franquette, la Milanaise, et la Fernor, une variété labellisée par l’INRA». 100 noyers par hectare sont ainsi plantés avec entre chaque arbre, de l’herbe haute pour favoriser la biodiversité et valoriser le fourrage.

Une production qui demande du temps avant de pouvoir être récoltée (environ dix ans).

La première récolte est intervenue l’année dernière et Jean-Louis Rouez envisage cette saison avec le sourire : «Il n’y a pas eu de gel au printemps et l’eau est tombée au bon moment, les conditions sont donc optimales pour avoir un bon rendement» détaille t-il.

Il envisage de récolter pas loin d’une tonne. «C’est une culture qui demande très peu d’entretien. Il y a eu au début de la croissance de l’arbre des tailles de formation. C’est à dire qu’au début il faut beaucoup de feuillage pour que le noyer puisse se développer, ça lui donne de la force. Ensuite on coupe les branches du tronc pour donner une forme à l’arbre. Une fois qu’il arrive à deux mètres, il faut arrêter la taille et le laisser grandir tout seul» explique-t-il de manière méthodique. Si le rendement est suffisant, Jean-Louis Rouez envisage de faire de l’huile avec ses noix, un produit très recherché sur les marchés.

Une production diversifiée
En 2015, sa démarche va encore plus loin avec la conversion de l’exploitation en agriculture biologique.

L’objectif de Jean-Louis Rouez est de valoriser des cultures en petites quantités afin de les vendre en direct sur les marchés ou dans les commerces de proximité : «J’ai été approché par la grande distribution mais je refuse de vendre ainsi. Je suis contre leur stratégie, ce n’est pas mon éthique» se justifie-t-il. En plus des noyers, il cultive également des lentilles en association avec la cameline. «L’avantage c’est que la cameline est une culture rigide qui peut aller jusqu’à 60 cm en hauteurs. Elle joue donc le rôle de tuteur pour les lentilles. Nous en produisons trois tonnes par an et 1 tonne pour la cameline, soit 800 kg/ha» explique l’exploitant. Toujours à l’écoute de ses clients, il va essayer cette année la culture du haricot blanc sur 1,5ha. Fort de cette stratégie, Jean-Louis Rouez affirme vivre correctement de son métier et ne regrette pas son choix. «J’ai travaillé par le passé dans une exploitation de 1 000 hectares où il n’y avait pas de limite à l’utilisation de produits phytosanitaires. C’est une des raisons qui m’aont poussé à quitter le conventionnel. Par ailleurs, mon métier principal d’exploitant forestier m’a permis de faire développer la partie agricole. Mais aujourd’hui, je m’aperçois que je pourrais me permettre d’arrêter mon activité principale, même si je n’en ai pas l’envie» estime-t-il.

Théophile Mercier

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