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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 20-12-2018]

Faïencerie

La tradition dans la modernité

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Laure Vanootegem, l’employée en train de poncer les pièces.
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Image de l’assiette réalisée pour le prix de championnat au salon de l’agriculture de Paris.
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Image de la première étape : le calibrage des assiettes.
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Étape de l’émaillage avant le décor de la pièce.
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Une fois émaillées, les assiettes sont décorées par Carole Georges.

Depuis 1898, la Faïencerie Georges perpétue la tradition des assiettes sous toutes ses formes. Aujourd’hui Carole Georges a repris le flambeau d’Émile le fondateur. Elle est associée à son mari Jean-François Dumont. Ensemble, ils souhaitent apporter un vent de modernité à l’entreprise. Nous avons poussé les portes de l’atelier.

C’est une maison d’exception qui nous a ouvert ses portes. La Faïencerie Georges installée sur les bords de Loire à Nevers existe depuis 1898 grâce à Émile Georges. Aujourd’hui, la quatrième génération perpétue la tradition au travers du travail de Carole, l’arrière-petite-fille et de son mari Jean-François. Ils sont tous deux les directeurs artistiques associés. «Nous souhaitons garder la tradition mais en y apportant un peu plus de modernité. Nous avons le souci du détail avec un retour aux ornements. C’est en quelque sorte la tradition qui est revisitée» précise Carole Georges.

Le cœur de métier de la faïencerie depuis l’origine, c’est l’assiette sous toutes ses formes, qu’elle soit décorative ou utilitaire. «Nous nous inspirons de photographies que nous collectionnons au gré de nos voyages» explique la directrice artistique. Pour faire face à la demande, ils ont embauché un salarié Laure Vanootegem, en charge de la fabrication des pièces en terre par calibrage, estampage et coulage. Un deuxième salarié ne tardera pas à rejoindre l’équipe en décembre au poste de décor.

Un processus de fabrication bien rodé
Les matières premières et les techniques sont restées inchangées depuis les origines. «En ce qui concerne les décors, nous pratiquons la technique dite de «l’émail cru» procédé propre à la faïence de Nevers, se rapprochant visuellement de l’aquarelle. Bien qu’utilisant l’émail bleu, le jaune et le blanc, c’est ce dernier qui suscite le plus de demandes» détaille Carole Georges.

Chaque pièce est fabriquée avec les outils anciens (calibreuse et croûteuse), ce qui en fait une pièce unique, toujours marquée des deux nœuds verts, emblème historique de la Faïencerie Georges labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant et membre des Ateliers d’Art de France.
La première étape de fabrication consiste, à l’aide de moules, à façonner la forme voulue. Cette dernière est ensuite cuite une première fois à 1 050 degrés et ce en huit heures, selon une montée en température progressive.

La pièce est ensuite recouverte d’un émail stannifère. La Faïencerie Georges utilise la technique du trempage qui permet une glaçure couvrante et homogène.

Troisième étape, c’est le décor appliqué sur émail cru. L’ensemble émail et décor subira une dernière cuisson «appelé de grand feu» permettant de figer ce dernier, donnant à la sortie une pièce à l’aspect lisse et brillant.

Un débouché international
Fort de sa renommée, la Faïencerie Georges exporte aux USA, en Suisse, Allemagne et Angleterre. Elle fournit également des particuliers, et des institutions comme le Conseil Départemental de la Nièvre ou la Préfecture. Elle a également un lien avec le monde agricole grâce à la réalisation d’une assiette de 43 cm de diamètre sur laquelle est reproduite l’image de la bête victorieuse du prix de championnat au salon de l’agriculture de Paris.

Les deux gérants souhaiteraient que la faïence soit à l’avenir plus ancrée dans la ville de Nevers, tout en se développant à l’extérieur des frontières du département. «Cela passe par plus de marketing et de communication» explique Carole Georges.

Pour l’heure, des projets existent avec l’École Supérieure des Arts Appliqués de Bourgogne située à Nevers ou encore avec le Centre d’Art Contemporain du Parc de Saint-Léger.

Le savoir-faire de la Faïencerie Georges n’est donc pas près de s’éteindre.

Théophile Mercier

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