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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 21-11-2018]

Savons

Il crée sa savonnerie artisanale de fabrication à froid

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( Crédit photo : DR ) Franck Peiffer, savonnier à Montélier, dans la Drôme.
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( Crédit photo : P.L. Berger ) Le savon est ici ébavuré. Les copeaux et chutes sont transformés en liquide vaisselle
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( Crédit photo : DR ) Tous les savons surgras sont réalisés avec la méthode dite de Saponification à Froid.
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( Crédit photo : DR ) Le savon ne contient aucune substance synthétique ou issue de l’industrie pétrochimique.

Franck Peiffer, 54 ans, a lancé son activité de saponification à froid «La grande Vague» à Montélier, dans la Drôme. Il veut faire de son savon un vrai produit de soins en le commercialisant dans les pharmacies, notamment.

Il rêvait depuis sa plus tendre enfance de fabriquer du savon. Plus tard, Franck Peiffer s’installe dans la région lyonnaise. Il exerce comme graphiste, designer en mobilier, de bijoux, professionnel de la communication. Il rencontre sa femme, originaire de la Drôme, et décident tous deux d’acheter un corps de ferme dans la région de Chabeuil (Drôme) afin d’y développer ses activités de savonnier. «Je voulais fabriquer un savon naturel, sans ingrédient chimique. Je désirais sortir du cadre conventionnel et industriel pour me rapprocher de l’artisanat. Je veux alerter les gens sur les méfaits d’une cosmétique trop pétrochimique. Les savons industriels sont détergents pour le corps et la peau car ils contiennent des ingrédients contestables, notamment des conservateurs» explique le savonnier. En 2009, il crée son entreprise, «La grande vague», et la marque Gaiia. Il reçoit le soutien de l’Adie, l’association pour le droit à l’initiative économique, ce qui relance son activité. Après une période expérimentale dans un premier atelier, il ouvre en novembre  2017 un atelier de saponification par méthode à froid de 200  m2. «Ici, j’utilise uniquement des huiles végétales biologiques  : coco, ricin, olive, son de riz. Mes savons sont destinés au visage et au corps. Ils contiennent de la glycérine végétale biologique, du surgras (huile non transformée en savon) qui donnent un aspect très doux au lavage et hydratent le corps. Ce savon permet un véritable soin cosmétique lavant» précise-t-il. Dans son nouvel atelier, il aime créer des recettes, ses propres moules, ses parfums à partir des huiles essentielles qu’il se procure en Drôme provençale et dans le sud de la France. Il propose une gamme de 8 savons parfumés (menthe, lavande, agrumes) et des savons neutres. Il ajoute des poudres naturelles comme colorants.

Les différentes étapes de la saponification par méthode à froid
«  J’ai repris la méthode d’un savonnier à froid de Marseille, Louis Favre, de 1824, qui l’appelait «  savon sans fer  ». Au XVIIIe et XIXe  siècle, il existait deux types de fabrication à Marseille  : des savonniers à froid et à chaud. «  À Marseille, on utilisait l’huile de chanvre pour le savon, entre le XVIIe et XVIIIe  siècle. Au XVIIIe et XIXe siècle, la saponification disparaît car elle n’était pas industrialisable. Le fils de Colbert réglemente la fabrication du savon  » explique Franck Peiffer qui s’est adjoint un maître savonnier pour la fabrication  : Philippe Maradan. Ce dernier a dirigé pendant huit ans une fabrique de parfum en Inde, à Jaipur, dans le Rajasthan. Il avait sous sa responsabilité une dizaine d’ouvriers. Il s’est vite rallié au projet de Franck Peiffer, convaincu que cette méthode est la plus saine pour le corps. Dans la première étape, il prépare les huiles végétales pour fabriquer un savon de Marseille d’huile d’olive et d’huile de noix de coco à froid. Il verse la soude dans les huiles d’olive et de coco. Il bat ensuite le mélange pour obtenir une saponification à froid. Il n’utilise aucun système de chauffe. Le liquide par réaction exothermique va se chauffer et se durcir lentement.
La soude disparaît. Dans la seconde étape, après 48  heures, il obtient un bloc de savon de 30  kg avec 6,5 % de surgras, 8,5% de glycérine et 14 % d’agents hydratants. Le bloc est découpé en barres et en savons qui sont placés dans une salle de séchage entre 4 et 6 semaines avec une hygrométrie constante, entre 40 et 50 %. «Dans cette technique, on valorise à 100  % les déchets. On réutilise les copeaux et les chutes qui sont revendus aux clients. Les petites chutes sont transformées en liquide vaisselle» conclut Philippe Maradan, maître savonnier.

Pierre-Louis Berger

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