Abonnement Nous Contacter Participer Petites annonces Publications légales Extranet

NATIONAL

[Article mis en ligne le 05-03-2020]

Statistiques

État des lieux des entreprises agricoles

photo article
En Bourgogne Franche-Comté, les défaillances d’entreprises agricoles sont en fort recul en 2019.

L’étude récente d’Ellisphère, organismes spécialisé dans la statistique économique, revient sur les grandes tendances des productions agricoles de notre pays, et de la Bourgogne Franche-Comté.

La France reste la première puissance agricole européenne, tant en surface exploitée (environ 30 millions d’hectares) qu’en production estimée à 73 milliards d’euros, devant l’Allemagne et l’Italie, soit entre 16 et 17 % du marché européen. C’est la première donnée qui émerge du baromètre Ellisphère 2019 sur l’état du secteur agricole dans notre pays. Et ce, dans un contexte peu favorable : la production agricole française ayant diminué de 2 % en valeur, sur cette année. L’agriculture représente environ 1,5 à 1,6 % du PIB français. Selon l’Insee, cette contribution serait en recul de 5,9 % en 2019. De fait, cette dernière année ne restera pas dans les annales, parmi les plus brillantes : le secteur très impacté en 2019 est celui de la production végétale (-4,8 %) qui a souffert du recul des cours mondiaux des céréales. La viticulture recule en volume (-13,7 %) avec les mauvaises conditions climatiques alors que les prix sont stables en raison de stocks importants. À noter également l’augmentation de la taxe décidée par Donald Trump, sur les vins français, qui est passée en octobre dernier à 25 %. Sachant que les États-Unis représentent actuellement le premier marché d’export de vins et spiritueux français, l’impact est déjà clairement avéré. La valeur de la production animale croît de 2,4 % en 2019, essentiellement avec la hausse des prix du porc (+18,1 %) en France portée par la demande chinoise, leur cheptel ayant été décimé par la peste porcine africaine. Le chiffre d’affaires du secteur laitier augmente (+ 3,4 %) avec une demande mondiale dynamique.

Les revenus demeurent faibles
Associées à cette baisse en volume et en valeur, les charges des agriculteurs ont augmenté avec une hausse de prix des matières premières (engrais et produits phytosanitaires) entraînant un recul de la valeur ajoutée de la branche agricole et de sa trésorerie. Par ailleurs, en 2019, les subventions d’exploitation européennes et françaises (7,9 milliards d’euros) ont reculé de 0,8 %. De nombreuses exploitations présentent donc une trésorerie limitée et les revenus des agriculteurs restent faibles malgré les mesures gouvernementales mises en place par la loi Agriculture et alimentation, qui tarde à produire ses effets (voir article page 16 de ce même numéro). Point positif néanmoins : la baisse constatée des défaillances d’entreprises agricoles. Si les cessations d’activité sont importantes dans le secteur, la sinistralité reste limitée. En 2019, elle ne représentait que 0,2 % de la population des entreprises du secteur. Après un pic en 2017, les défaillances reculent ces deux dernières années mais de façon modérée, tout comme les emplois menacés. Ce sont les exploitants agricoles indépendants qui sont les plus touchés (56 %) et souvent les plus anciens sur la place ; 73,7 % ont plus de 10 ans d’existence. Les régions les plus impactées sont la Nouvelle-Aquitaine, l’Occitanie et Les Pays de La Loire qui représentent 46,3 % des dépôts de bilan ; dans le détail des activités, se trouvent l’élevage de bovins et assimilés (23 %) et la culture de céréales (11 %). Globalement, il ressort de cette étude que la population agricole française est vieillissante et en baisse. Entre départs en retraite anticipés et manque de vocations, la France compte environ 458 000 exploitants agricoles dont 50 % ont plus de 50 ans. Le nombre d’exploitants agricoles est en baisse continue de 1,5 % à 2 % par an. Cette tendance devrait perdurer en raison des incertitudes économiques et écologiques, avec cependant en contrepartie une augmentation de la taille moyenne des exploitations.

Berty Robert (avec Ellisphère)

photo article

Covid-19 - Agriculteurs : quelles mesures vous concernent ?

[En ligne le 07-05-2020]

Crise sanitaire - Bruxelles propose d’accorder 5 000 euros à chaque agriculteur

[En ligne le 07-05-2020]

photo article

Banque - Le Crédit Agricole, entre « monde d’avant » et expertise de la crise

[En ligne le 30-04-2020]

chiffre

En chiffres

Le trio de tête des entreprises agricoles en France est constitué des cultures de céréales, de légumineuses et de graines oléagineuses (149 455 entreprises - 22,9 % du total), devant celles de la culture de la vigne (111 457-17,1 %) puis l’élevage d’autres bovins et de buffles (78 953-12,1 %). L’élevage de vaches laitières prend la quatrième place (56 371-8,6 %).
En nombre de salariés, le secteur le plus important est celui de la vigne (60 220-27,7 % du total) devant les céréales, légumineuses et graines oléagineuses (27 323-12,6 %). Si l’on regarde l’évolution du nombre d’entreprises entre 2018 et 2019, la plus forte progression (+33,3 %) est à mettre à l’actif de la culture de plantes à boissons, devant les autres cultures permanentes (+13,8 %). En revanche, la culture du tabac (-2 %) et l’élevage de vaches laitières (-1,8 %) sont en perte de vitesse, de même que les cultures de céréales, légumineuses et autres graines oléagineuses (-1 %).
En nombre d’entreprises agricoles, la Bourgogne Franche-Comté se classe au 9e rang (sur 13), avec 38 819 entreprises, soit 5,9 % des entreprises agricoles nationales. Chez nous, en 2019, le nombre de ces entreprises a crû de 0,7 % (6e rang national). Le chiffre d’affaires cumulé des entreprises agricoles de Bourgogne Franche-Comté atteint 801 millions d’euros, soit 5,1 % du montant national. Pour ce qui concerne les défaillances d’entreprises, on en a dénombré 76 en BFC en 2019 (7,2 % du total national). Un chiffre en baisse de 18,3 % par rapport à 2018, très au-dessus de la moyenne nationale à -7 %.
Sur le plan national, ces défaillances d’entreprises ont concerné en premier lieu les élevages de vaches laitières (12,1 % du total), devant les cultures de céréales, de légumineuses et de graines oléagineuses (11,1 %).

RECHERCHE

ÉDITION N°1579

La une

LIENS EXTERNES

METEO

PUBLICITE

votre publicité

NEWSLETTER

Inscrivez vous à la Newsletter pour être toujours informé

Réseaux