Abonnement Nous Contacter Participer Petites annonces Publications légales Extranet

NIEVRE

[Article mis en ligne le 11-10-2018]

économie

CerFrance dévoile son panorama des exploitations agricoles

CerFrance Alliance Centre a dévoilé le 27 septembre son panorama des exploitations agricoles pour la ferme Nièvre. Le cabinet s’est appuyé sur des données de leurs adhérents mais aussi sur les chiffres fournis par la Draaf de Bourgogne Franche-Comté.

Comme chaque année depuis trois, le cabinet d’expertise comptable CerFrance dévoile aux OPA son panorama des conjonctures agricoles pour la Nièvre. 1 000 personnes ont répondu à cette enquête parmi les 13 000 adhérents du cabinet.
Premier indicateur d’importance c’est l’évolution du prix du blé et du colza en euro constant. On peut constater une stabilisation des prix du Colza depuis 2013 entre 350 et 380 euros de la tonne.
En revanche pour le blé, la diminution est plus progressive depuis 2013 passant d’environ 200 euros/t à 150 euros/t en 2016. Toutefois, le cabinet comptable constate un rebond cette année d’un peu plus de 200 euros/t.

La situation s’améliore en Grande Cultures
C’est l’une des bonnes nouvelles de ce baromètre 2018, les revenus des exploitants agricoles en Grandes Cultures ont augmenté en 2018. Cela s’explique d’une part grâce au produit brut qui évolue à la hausse (de 100 euros en 2016 à 1 200 euros en 2018) et d’autre part la diminution progressive des charges depuis 2013. En revanche, le prix du carburant augmente et les engrais ont augmenté cette année 12 % supplémentaire.

Du point de vue des rendements la situation sur le blé et l’orge «est correcte sans être exceptionnelle» selon Nicolas Roche expert-comptable à l’antenne de Nevers.

Dans le détail le blé est à 7 tonnes/ha de moyenne cette année et l’orge 6,4. En revanche pour ce qui est du colza, les rendements moyens sont de 2,8 tonnes/ha soit 9 quintaux de moins que l’année dernière. Enfin, l’observatoire constate que les investissements stagnent depuis l’année dernière. «Les agriculteurs ont préféré garder des prêts pour boucher les trous. Cette stratégie a fait grimper le montant des annuités» a expliqué l’expert-comptable.

L’élevage dans l’incertitude
En revanche en ce qui concerne l’élevage (1/4 des exploitations du département) c’est l’inquiétude qui domine. Le premier semestre 2018 a permis aux éleveurs de vendre des animaux plus lourds.

En revanche, trois évolutions sont envisagées par Nicolas Roche pour ce second semestre en cours : soit les éleveurs vont vendre leurs animaux plus tôt, soit un afflux d’offres peut éventuellement émerger ou dernière possibilité, une pression à la baisse peut s’exercer sur les cours.

Du côté des charges l’expert-comptable s’étonne de voir les prix des intrants plus élevés qu’il y a dix ans, malgré une avancée des technologies. «On a augmenté la production du travail mais au détriment de l’efficacité des charges» estime-t-il. Enfin 2018 ne sera pas non plus l’année des investissements en élevage. Il y a eu plus de prêts que d’investissement net. «Les exploitants ont refait de la trésorerie avec de l’emprunt. Les annuités continuent d’augmenter face à un EBE (excédant brut d’exploitation) qui n’augmente pas. Globalement cette situation perdure depuis 10 ans» constate Nicolas Roche.

Une situation financière fragile
Que ce soit en élevage ou en grandes cultures, la situation financière des exploitations dites en «risque élevé» ou «risque critique» ne diminue pas.

Par exemple en grandes cultures, les «situations à risque critique» représentaient en 2009 8 % des exploitations et cette année 16 %. Il en va de même en élevage où 5% des exploitations étaient en «situation critique» il y a 9 ans. En 2018, elles sont 13% à se retrouver dans cette situation. Le contexte de sécheresse risque d’aggraver encore le phénomène. D’autant qu’il est impossible, selon Nicolas Roche, d’anticiper les surcoûts des achats de fourrage sur le budget des éleveurs.

Théophile Mercier

votre publicité

Fiscalité agricole - Zoom sur l’épargne de précaution

[En ligne le 11-10-2018]

Chambre d’agriculture - 80 000 € attendus pour l’élevage

[En ligne le 26-09-2018]

photo article

Juridique - Fin de la tolérance sur le double électronique des factures

[En ligne le 26-09-2018]

RECHERCHE

ÉDITION N°1498

La une

LIENS EXTERNES

METEO

PUBLICITE

votre publicité

NEWSLETTER

Inscrivez vous à la Newsletter pour être toujours informé

Réseaux