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[Article mis en ligne le 29-05-2019]

Vente directe

«Il faut s’adapter à la demande»

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Anthony Simon au milieu de son troupeau de Limousines.
Lucile Champagne et Anthony Simon gèrent le Domaine des Desrues qui a accueilli il y a quelques jours l’inauguration de la plateforme Agrilocal. Ils nous ont ouvert les portes de leur exploitation.
Ils sont dans le secteur de la vente directe depuis bientôt six ans. Lucile Champagne et Anthony Simon sont installés à Dornes sur le domaine des Desrues. Ils gèrent une exploitation de 88 hectares dont 15 ha sont en cultures avec deux rotations principales (triticale - pois - avoine et épeautre - avoine - féverole). En 2013 Lucile Champagne s’installe seule à la suite de son père, Anthony est alors conjoint collaborateur, et aide sur la ferme. Elle se lance alors dans l’aventure de la vente directe dès l’année d’après. Il faudra attendre 2017 pour qu’Anthony Simon s’installe au sein de l’exploitation. «C’est à ce moment-là que nous avons créé le Gaec» explique Lucile Champagne. Aujourd’hui le couple élève 60 porcs, 190 brebis (Îles de France et Poll Dorset), 18 limousines, 3 Aubrac et un taureau limousin. Des bêtes qui sont nourries en grande partie avec les céréales produites à la ferme.
Hormis les bovins qui sont en cours de conversion, toute l’exploitation est tournée vers l’agriculture biologique. «C’est ainsi depuis 1999, nous avons poursuivi dans la même logique» explique Lucile Champagne. Avec leur cheptel, ils proposent pour toutes les espèces, des caissettes mixtes et à griller dont le poids varie entre 3 et 10 kg. «Nous avons également la possibilité de faire du détail. Nous voulons nous adapter le plus possible à la demande» ajoute de son côté Anthony Simon. De la viande qui est ensuite vendue tous les samedis matin au marché de Saint-Arigle et le troisième dimanche de chaque mois au marché du colibri à Rouy.

«Nous avons un vrai problème de prix de vente»
C’est peu dire que les éleveurs bios tournés vers la vente directe souffrent de la concurrence avec les éleveurs conventionnels. «Aujourd’hui hormis le porc, nous avons des prix de vente dans le conventionnel (en vente directe) qui ont augmenté jusqu’à s’aligner sur les prix de vente du bio. Si vous ajoutez à cela des aides au maintien qui n’ont pas été versées depuis 2016, la situation est parfois tendue du point de vue de la trésorerie. Il est difficile de chiffrer le manque à gagner lié à l’absence de ces subventions car elles nous sont versées au coup par coup. Néanmoins, nous avons estimé la perte depuis trois ans à 7 000 euros. Nous arrivons à tirer notre épingle du jeu grâce à une gamme très large» expliquent les éleveurs. Une différence qui se fait aussi par la présence d’un labo de découpe certifié bio au sain même de la ferme. «Nous sommes très peu d’éleveurs bios à avoir ce type d’outils. Cela nous permet de gagner en autonomie» explique en détail Lucile Champagne. Pour ce qui est de l’abattage, les bêtes sont amenées à Bourbon-l’Archambault, Luzy et Cosnes-sur-Loire. Le couple fait aussi appel à quelques producteurs locaux pour les fabrications (oignons, persils…). «Nous utilisons pour la salaison du sel de Guérande qui est sans nitrite» explique Anthony Simon.

«Une forte demande sur le porc»
Dans un avenir proche, le couple d’éleveurs envisage d’augmenter le nombre de porc. «Nous sommes reconnus comme boucher au marché de Saint-Arigle de Nevers, mais pas vraiment comme des producteurs. Les clients sont en attentes d’une viande de qualité et regrettent parfois que nous n’ayons pas plus de produits, mais ce n’est pas évident d’anticiper le volume à prévoir pour la découpe. C’est la raison pour laquelle nous allons passer de soixante à cent porc d’ici peu. Nous avons également pour projet de faire des produits fumés». En parallèle, l’exploitation a la possibilité d’accueillir des vacanciers dans un gîte de séjour (Gîte de France) de 27 personnes. «Nous sommes aussi labellisés « France Passion» pour l’accueil des camping-cars avec une mise à disposition gratuite d’une place de stationnement. Cela nous permet d’avoir un échange avec des touristes et d’expliquer ainsi notre métier» estime le couple en conclusion.

Théophile Mercier

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