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[Article mis en ligne le 29-05-2019]

Élevage

Les poulinages battent leur plein

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Isabelle et Stéphane Jault gèrent une exploitation de 15 poulinières.
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Les poneys sont élevés pour la compétition de haut niveau.
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Alain Perruchot en compagnie d’une partie de son cheptel équin.
Après la période des vêlages chez les bovins voici venu le temps des poulinages. Rencontre avec deux exploitations aux productions très différenciées.
Chez les Jault, on a la passion de la compétition de haut niveau, comme en témoigne le bureau entièrement dédié à l’accrochage des trophées. L’exploitation qui s’étend sur 190 hectares est dirigée par un trio : Laura Charotte, Isabelle et Stéphane Jault. Ensemble ils possèdent une cinquantaine de mères Aubrac avec lesquelles ils faisaient il y a encore deux ans de la vente directe. Côté équin, le cheptel se compose de 15 poulinières. Les poulinières poulinent en général une fois tous les deux ans.
La conduite du Gaec de Seguret consiste à élever des poneys pour la compétition de haut niveau, voir de très haut niveau. Se sont des poneys connemara dont la morphologie est destinée au sport, au concours complet notamment. Un travail de sélection qui ne date pas d’hier. «J’en fait depuis 1982 et avec Isabelle, ma femme depuis vingt ans» nous précise Stéphane Jault. Leurs ponettes sont saillies à partir de trois ans, jusqu’à leur vingt ans. «Nous voulons des animaux bien bâtis avec de la masse et beaucoup de sang» poursuit Stéphane Jault. Les poneys sont débourrés à trois ans et sont finis au pâturage pendant six mois. «Il faut attendre la neuvième année pour qu’ils puissent être aptes à la compétition de haut niveau, inutile de les lancer avant» précise à son tour Isabelle. Au final une fois prêts, les poneys pèsent environ 500 kilos. Pour asseoir la crédibilité de leur travail, les associés font parties de l’association « Connemara Morvan Bourgogne » et de «l’Association Française du Poney Connemara». Ces deux entités, comme tous les éleveurs d’équidés, sont sous l’égide de la SHF. Enfin ce travail au long cours permet aujourd’hui au Gaec de Seguret de figurer parmi la trentaine d’éleveurs sélectionnés en Grand Prix pour les Championnats de France qui se dérouleront à la Motte Beuvron en juillet prochain.

Autres produits chez les Perruchot
Productions différentes chez Alain et Aurélie Perruchot. Ils sont installés à Montigny-en-Morvan sur une exploitation de 70 hectares. Ils possèdent trente mères charolaises mais surtout une quarantaine de chevaux : des Percherons, des Cob Normand et Selle Français. Ensemble, ils gèrent tout de A à Z :  de la naissance jusqu’à la vente en passant par l’élevage  et la valorisation. «La demande varie en fonction du client. Nous avons aussi bien des vignerons pour le travail de la vigne que la police montée par exemple. Nous faisons vraiment du sur mesure» explique Aurélie Perruchot. Les bêtes sont nourries à l’herbe l’été et à luzerne plus orge aplatie l’hiver. «Nous essayons de ne pas trop donner de concentré. Pour nos chevaux de trait, le but est de faire des chevaux légers avec une croissance assez lente. Car en raison du terrain accidenté que nous avons dans le Morvan, le risque est d’avoir des problèmes osseux si leur croissance est trop rapide» détail Aurélie Perruchot. Pour la saillie, les deux éleveurs utilisent une saillie réfrigérée pour les selles français. Elle comporte une qualité de semence améliorée.
«Pour les chevaux de traits nous possédons nos propres étalons et les saillies sont faites en main par mon père. Il est étalonnier certifié par les haras nationaux» nous précise Aurélie Perruchot. «Au total nous avons une dizaine de juments mises à la saillie tous les ans (percherons, cobs normand et selles français) mais également des juments de l’extérieur (particuliers et professionnels) puisque j’ai l’agrément pour faire des sailles avec ces étalons (percheron et cob normand)» détail Alain Perruchot. Une reproduction qui coûte cher à l’exploitation car il faut prendre en compte la saillie, l’achat de la semence et le transport jusqu’à la clinique vétérinaire de Prémery, ce qui justifie le prix élevés des poulains, selon les deux éleveurs. «Concernant le travail des chevaux, de 0 à 6 mois c’est du travail de manipulation (marcher en longe, tenir attacher,...) et c’est à partir de 2 ans que nous commençons à les longer et à les travailler en attelage. Il faut attendre l’âge de 3 ans (et suivant les chevaux) pour le monter. A partir de 6 mois, nous faisons une première sélection. Se sont des bêtes qui sont ensuite engagées en endurance, en attelage, en CSO (concours de sauts d’obstacles) et bien d’autres disciplines» explique l’éleveuse.

«Nous sommes les délaissés de l’élevage»    
En parallèle de leur activé d’élevage, Aurélie Perruchot est depuis trois ans diplômée du BPJEP avec une option «activé de centre équestre». Un diplôme d’Etat qui lui permet de donner des cours d’équitation du galop 0 à 7. Elle souhaiterait pouvoir s’installer et prendre la suite de son père mais l’exploitation actuelle nécessiterait trop de frais de remise aux normes des bâtiments notamment. Elle est donc à la recherche d’un nouveau terrain mais pour l’heure, ni la Safer ni la Chambre d’agriculture n’ont pu lui apporter de réponse favorable. «Ce qui pose problème, c’est que je veux m’installer en hors cadre familiale et en individuel. Idéalement, il me faudrait 80 hectares. J’ai effectué le parcours d’installation en entier et j’ai obtenu des réponses positives sur mes dossiers de financement. Je voulais au départ m’installer uniquement avec un élevage équin mais le projet m’a été refusé. Nous sommes un peu le parent pauvre de l’élevage nivernais» estime Aurélie Perruchot en conclusion.

Théophile Mercier

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