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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 29-05-2019]

Dans les Châtillonnais...

Colza: une situation inédite

Les surfaces de colza sont en très forte diminution dans le Châtillonnais.
« Entre les non semis, les non levées et les parcelles retournées, il manque environ 70% de colza par rapport à l’an passé», estime Nicolas De Vos, responsable terrain à 110 Bourgogne.
Les prévisions d’assolement faisaient déjà état d’une légère baisse il y a un an, suite aux problèmes récurrents rencontrés dans cette culture. «Rien n’était toutefois significatif», poursuit Nicolas De Vos, «tout s’est véritablement accéléré avec la forte sécheresse de l’été 2018. Certains agriculteurs n’ont pas semé de colza, d’autres n’ont jamais eu la moindre levée. Les petites et grosses altises ont sévi à l’automne dans les parcelles qui s’étaient développées. Les attaques de méligèthes sont intervenues au printemps et n’ont rien arrangé. Cette situation est inédite, mais pas propre au Châtillonnais».
Comment les exploitants ont-il réagi face à cette situation ? «Des cultures d’automne ont été remises sur des bases blés ou orges. Il y a eu aussi beaucoup de tournesols, de pois et de maïs en cultures de remplacement», renseigne le responsable terrain de la coopérative. Une pluviométrie régulière est espérée jusqu’au 31 juillet pour assurer des récoltes dignes de ce nom dans les dernières cultures citées.

Beaucoup de questions
Les exploitants agricoles s’interrogent de plus en plus sur la culture du colza. «Celle-ci coûte cher et sa rentabilité n’est pas toujours avérée», souligne Nicolas De Vos, «un certain nombre d’agriculteurs envisagent une diminution de leurs surfaces pour la prochaine campagne, d’autres parlent même de l’arrêter». La coopérative teste actuellement des colzas éruciques, connus pour avoir une très forte vigueur dès la levée, avec un développement quasi-continu. «Nous ferons le bilan ultérieurement, mais force est de constater qu’un certain nombre de parcelles sont passées au travers des altises», fait remarquer le responsable terrain. Des nouvelles cultures comme le lin, la moutarde, le chanvre et le pois chiche sont développées, 110 Bourgogne travaille également la culture du tournesol avec davantage de techniques.

Du positif
La situation est nettement meilleure dans les autres cultures du nord du département. Il était temps, les récentes pluies ont permis aux céréales d’hiver de se développer. Un certain manque de luminosité constaté ces dernières semaines a engendré un faible nombre d’épis par mettre carré. «Il ne s’agit que d’une composante du rendement. Celle-ci pourra être compensée par le remplissage et le nombre de grains par épis», temporise Nicolas De Vos. Les cultures de printemps se développent également, «tout le monde croisera les doigts jusqu’à la fin de la campagne».

AG

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