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YONNE

[Article mis en ligne le 07-05-2019]

Cultures de printemps

Lutter contre les dégâts d’oiseaux

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Les pigeons ramiers sont très friands des cotylédons des tournesols.
Maïs, tournesol et pois ont remplacé les colzas dans les parcelles cette année. Une augmentation de la sole qui remet en premier plan la lutte contre les oiseaux, pouvant occasionner de lourds dégâts aux stades semis-levée.
En 2019, contrairement à d’habitude, la campagne icaunaise n’a pas vu ses champs jaunir quand est venu le printemps. La sole en tournesol et maïs, notamment, a explosé à cause des problématiques de sécheresse empêchant le semis et la levée du colza dans de bonnes conditions. Mais voilà, les deux cultures alternatives au colza sont à peine semées ou pointent tout juste le bout de leurs cotylédons que les voilà identifiés comme buffet libre-service par les pigeons ramiers, corneilles noires et corbeaux freux. D’autant plus que le retour du froid ralentit la pousse des plantes et laisse une fenêtre d’appétence plus grande pour les ravageurs à plumes.

Des oiseaux friands de semences et jeunes pousses
Côté maïs, c’est la corneille noire et le corbeau freux qui sont les plus à craindre, ils sévissent du semis jusqu’au stade 4-5 feuilles. Aussi précis que le semoir, ces oiseaux peuvent causer des dégâts très importants, voire conduire à un resemis. Côté tournesol, c’est le pigeon ramier qui fait le plus de dégâts dans les cultures, à la phase semis-levée. Si les oiseaux occasionnent des dégâts sur la tige des jeunes pousses, la plante ne poussera pas, si les cotylédons sont abîmés, elle a de grandes chances de pouvoir pousser quand même. La pression des oiseaux est bien plus forte dans les parcelles isolées que dans les zones où de nombreux céréaliers ont semé en même temps.

Beaucoup de bruit pour pas grand-chose
Il existe différents systèmes de défense contre les oiseaux ravageurs, sans qu’aucun ne s’avère vraiment infaillible. Les traitements sur levée ne font pas vraiment leurs preuves, les effaroucheurs visuels comme les épouvantails ou les cerfs-volants en forme de rapace ne sont efficaces que sur une petite surface. Les effaroucheurs sonores eux, fonctionnent pour des parcelles plus grandes. Le problème perdure pour tous les effaroucheurs : pour les dispositifs visuels comme sonores, les oiseaux s’y habituent très rapidement et ils deviennent vite sans effet si on ne les déplace pas régulièrement. «Le mieux est de combiner les techniques pour avoir la meilleure efficacité possible» explique Marie-Agnès Loiseau, responsable Grandes cultures à la Chambre d’agriculture. Pour pousser la protection, des demandes d’autorisation de tirs de «destruction» peuvent être adressées à la DDT. Cela permet de limiter les populations d’oiseaux causant de graves dommages dans les parcelles.

Orianne Mouton

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