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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 07-05-2019]

Problématiques agricoles

Des messages à faire passer

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Lors du rendez-vous en préfecture
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Les présidents de la FDSEA, des JA et de la Chambre d’agriculture ont rencontré le préfet le 2 mai.
Fabrice Faivre, Antoine Carré et Vincent Lavier ont exposé plusieurs problématiques à Bernard Schmeltz la semaine dernière en préfecture. Le résumé des interventions.

Glyphosate : François Rebsamen, maire de Dijon, a signé en mars un arrêté municipal interdisant l’utilisation de tout produit contenant du glyphosate. Le maire de Chenôve en a fait de même quelques jours plus tard sur sa commune. Les responsables de la FDSEA, des JA et de la Chambre d’agriculture ont rappelé plusieurs points réglementaires au préfet, lui rappelant que seul le ministre de l’agriculture pouvait prendre ce type d’arrêté. Seul le ministère de l’Agriculture peut également invoquer le principe de précaution dans ce domaine : «Nous attendons que ces arrêtés soient invalidés dans les meilleurs délais. Il ne peut être accepté que tel ou tel maire décide de manière unilatérale une restriction de l’usage de ces produits homologués, plaçant les exploitants agricoles des communes concernées en position de distorsion de concurrence vis-à-vis de leurs collègues».

Colza : Fabrice Faivre, Antoine Carré et Vincent Lavier demandent l’abrogation de l’obligation de couverture des sols en intercultures courte derrière le colza, rappelant son intérêt agronomique et environnemental «limité voire défavorable», tout en constituant un réservoir de ravageurs (petite altise notamment).
Face à une problématique insectes grandissante, les responsables agricoles demandent une modification des dates d’épandage d’engrais minéraux (de type III) sur le colza, avec possibilité d’épandre 30 unités d’azote/ha entre le 1er septembre et le 1er novembre, et de recommencer la fertilisation dès le 15 janvier : «L’idée est d’avoir des colzas tout le temps poussant, mieux à même de faire face aux piqûres d’insectes. Il s’agit de simples reports de doses, aucune modification du total épandu sur la culture n’est nécessaire».
Brûlage des chaumes : Les conditions climatiques de l’année 2018-2019 mettent en difficulté les producteurs de grandes cultures, dont les conditions pédoclimatiques habituelles sont déjà̀ difficiles. Une dérogation est demandée pour pouvoir brûler les chaumes, cette méthode permettrait de réduire le stock annuel de graines d’adventices : «le préfet a la possibilité d’accorder des dérogations. Aujourd’hui, nous sommes envahis de vulpins, les produits ne sont plus efficaces. Le brûlage des chaumes permettrait de détruire une partie du stock semencier et de limiter les traitements».

Contrôles Pac : Un certain nombre d’exploitations de Côte-d’Or sont aujourd’hui contrôlées de manière rétroactive et subissent de demandes de remboursement de soutiens Pac et des pénalités. «Cette situation n’est pas acceptable», s’indignent Fabrice Faivre, Antoine Carré et Vincent Lavier, «pour l’essentiel de ces exploitations, elles ont reçu une validation de leur dossier et les paiements correspondants, chaque année. L’État a manqué à̀ son obligation de contrôle annuel, et il n’y avait aucun moyen pour l’exploitant de savoir qu’il ne respectait pas la réglementation en question. Nous dénonçons l’application rétroactive de ces règles et demandons que les exploitants ne soient contrôlés et éventuellement sanctionnés que sur l’année en cours».
Cette rencontre en préfecture a également été l’occasion d’aborder les difficultés rencontrées par un agriculteur du Châtillonnais souhaitant se lancer dans un élevage de poules pondeuses en plein air.    AG

Rencontre avec la gendarmerie
Un autre rendez-vous s’est déroulé le lendemain sur l’exploitation d’Antoine Carré à Verrey-sous-Salmaise. Le président des JA21 avait convié les services de la gendarmerie, les membres des bureaux de JA, de la FDSEA et de la Chambre d’agriculture de Côte-d’Or pour aborder différentes problématiques. «Ce type de rendez-vous s’était déjà déroulé l’an dernier. Le but est d’entretenir de bonnes relations avec les services de la gendarmerie et nouer des contacts, avec l’idée d’anticiper de mauvaises situations», indique Antoine Carré. Différents sujets étaient à l’ordre du jour tels que les vols dans les exploitations (la tendance est à la baisse, mais la vigilance est de mise : une infraction avait été recensée quelques jours avant cette rencontre), les dégâts de gibier et le plan de régulation corbeaux (quelques problèmes sont à déplorer avec des ouvertures volontaires de cages), les problèmes d’incivilité (les altercations avec le voisinage se multiplient, parfois pour un simple bruit de moteur).
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