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NIEVRE

[Article mis en ligne le 18-04-2019]

Jeunes Agriculteurs

La loi égalim en débat à l’AG des JA

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De gauche à droite : Régis Amiotte, Annie Marien (UFC Que-Choisir58), Perrine Goulet (députée), Guillaume Gauthier (JA Nat) , Emmanuel Bernard (FNB et FDSEA) et Patrice Perrot (député).
Les Jeunes Agriculteurs ont organisé leur assemblée générale le vendredi 12 avril à la salle des fêtes de Cercy-la-Tour sur le thème de la loi Égalim. Une table ronde a été organisée sur le sujet.
Lois Égalim : l’argent des consommateurs reviendra-t-il réellement aux producteurs ? Tel était le thème de l’assemblée générale des Jeunes Agriculteurs. La table ronde organisée sur le sujet a réuni acteurs politiques, association de défense des consommateurs, et membre d’organisations professionnelles agricoles à savoir : Perrine Goulet et Patrice Perrot, députés de la Nièvre, Régis Amiotte et Annie Marien de l’UFC-Que choisir 58, Guillaume Gauthier, élus national aux Jeunes Agriculteurs et Emmanuel Bernard, vice-président de la FNB et président de la section bovine de la FDSEA de la Nièvre.
Une table ronde organisée en deux temps avec pour débuter, un débat entre tous les intervenants. Perrine Goulet a rappelé le cadre de la loi et son application. «Nous avons eu près de 17 000 contributions pour arriver à l’adoption de la loi en octobre 2018. Cette dernière rentre doucement en application avec la signature de la dernière ordonnance en juin prochain. Notre objectif de départ était de permettre aux agriculteurs de vivre de leur travail sans les primes» a-t-elle indiqué dans son propos introductif. Elle a poursuivi en donnant un premier bilan de la loi. «Alors que les choses n’étaient pas gagnées, nous pouvons nous féliciter d’avoir pu obtenir notamment l’interdiction du seuil de revente à perte à 10 % et l’encadrement des promotions. Désormais, nous allons expérimenter la loi pendant deux ans. Si toutefois, nous nous apercevons que celle-ci ne fonctionne pas, alors nous serons plus coercitifs» a précisé la député de la première circonscription de la Nièvre. Du côté des JA, cette loi Égalim a déjà des effets positifs. «On peut reconnaître à Emmanuel Macron la volonté de réveiller les filières. Avec Égalim, elles ont été au pied du mur. D’après mes observations, je peux dire que la filière laitière va dans le bon sens car nous sommes obligés de contractualiser. Dans la filière bovine, cette contractualisation ne représente que 2 %».

Vers un besoin de contrôle
Justement comment contractualiser et dans quelles conditions ? Ce sont quelques-unes des questions qui sont venues alimenter la deuxième partie de la table ronde. «Quelques pistes sont possibles comme la restauration hors foyer qui prend de plus en plus de place dans notre quotidien. Ensuite, il y a le circuit court qui représente 4 % du volume de vente de viande en France. À titre de comparaison, celui des Grandes et Moyennes Surfaces représente 5 %. Ensuite, il faut savoir avec qui l’on veut discuter. Car à la fin, c’est un rapport de force. Les Italiens ne feront pas de contrats avec nous sur des broutards. Le seul contrat qui est envisageable, il est sanitaire. Nous avons besoin de jeunes pour nous bousculer, c’est à nous de nous prendre en main» a répondu Emmanuel Bernard. «Tout part en effet des contrats et des sanctions existent jusqu’à 2 % du chiffre d’affaires pour les signataires qui ne respecteraient pas les termes contrat». La question du contrôle du prix dans la grande distribution a également été abordée durant les échanges. «Le problème c’est que la répression des fraudes n’a plus assez d’agents sur le terrain pour effectuer des contrôles. Dans la Nièvre, ils ne sont que 6» a déploré Régis Amiotte. «Sur cette question de contrôle, c’est aussi aux consommateurs à l’effectuer en acceptant de payer plus cher des produits de qualité. Cela ne me pose aucun problème que les prix du soda ou de la pâte à tartiner augmentent si les prix in fine reviennent aux agriculteurs» a estimé la député. La balle est désormais dans le camp du monde agricole qui doit donc s’organiser au plus vite pour espérer bénéficier des effets de cette loi.

Théophile Mercier

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