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YONNE

[Article mis en ligne le 11-04-2019]

Viticulture

Un nouveau réseau météo pour plus de précision

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Arnaud Delestre, président de la Chambre d’agriculture, Etienne Henriot et Jean-Baptiste Thibaut, élus et Guillaume Morvan, spécialiste vigne et vin, dans les vignes de la Chambre où une station vient d’être installée.
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10 minutes top chrono, c’est le temps nécessaire à l’installation d’une station météo comme celle-ci. Elles ne nécessitent aucun entretien, le viticulteur qui l’héberge doit seulement retirer les feuilles qui pourraient être dans le pluviomètre.
À l’initiative de la Chambre d’agriculture, l’Yonne est désormais le premier vignoble bourguignon à utiliser un réseau de stations météo pour aider les viticulteurs à conduire leurs vignes au mieux grâce à des données précises.
De drôles d’arbres ont subitement poussé aux abords des vignes. De petits arbres connectés capables d’enregistrer les données météorologiques en direct : pluviométrie, température, hygrométrie, et vent pour certains, pour les transmettre via un logiciel à ceux qui le désirent. Une centaine de stations météo de la marque Sencrop viennent tout juste d’être mises en réseau par la Chambre d’agriculture de l’Yonne, qui a investi dans une cinquantaine d’entre elles. Elles viennent compléter les cinquante stations déjà installées chez certains viticulteurs, aujourd’hui connectées au réseau de données. L’objectif est de proposer un maillage complet du vignoble sur le Chablisien, l’Auxerrois, le Tonnerrois, le Vézelien et le Jovinien.

Le numérique au service des agriculteurs
À l’origine de la réflexion, ce sont les viticulteurs, abattus par les conditions météo de 2016 et 2017, qui ont fait remonter le besoin de données météo précises lors des 17 réunions de consultations de la Chambre d’agriculture, auxquelles 130 vignerons ont participé. Leur souhait : avoir de meilleures informations pour gérer au mieux leurs vignes en fonction des aléas climatiques, de plus en plus localisés. Aujourd’hui, le développement de stations météo connectées abordables, simples d’utilisation et permettant un accès direct aux données enregistrées offre de nouvelles possibilités au vignoble. «Nous voulons mettre au service des agriculteurs des outils numériques pour les aider dans leur quotidien» précise Loïc Guyard, élu à la Chambre d’agriculture.

Faciliter la conduite des vignes
Grâce à ce dispositif, les vignerons pourront raisonner leurs interventions à la parcelle, adapter la conduite de leur vigne pour, par exemple, prévenir les maladies le plus efficacement possible ou encore prévoir sa fertilisation ou son travail du sol dans les meilleures conditions. Les conséquences d’événements climatiques très localisés, que les viticulteurs ont pu observer avec les orages de 2018 par exemple, pourront être analysées et les décisions pourront être prises en conséquence, à la parcelle. Comme le rappelle Jean-Baptiste Thibaut, viticulteur et céréalier à Quenne, les différences de pluviométrie entre deux parcelles engendrent «une pression des maladies comme le mildiou qui n’est pas la même».

Un réseau météo disponible pour tous
La Chambre d’agriculture a choisi d’investir 400 € dans chaque station météo puis de proposer la mise à disposition des informations du réseau. Chaque viticulteur peut accéder aux données sur abonnement à la Chambre d’agriculture au prix de 280 € HT/an ou 150 € HT/an s’il possède une station et met à disposition ses données pour le réseau. «Ce n’est pas réservé qu’aux viticulteurs ! Les données météo peuvent être très utiles pour les arboriculteurs ou les céréaliers. Tout le monde peut s’abonner» précise Jean-Baptiste Thibaut. Les informations sont disponibles sur ordinateur ou directement sur smartphone, comme l’explique Guillaume Morvan, responsable des actions viticulture à la Chambre d’agriculture. : «Quand il s’abonne, le viticulteur peut sélectionner les stations qui l’intéressent en fonction de leur localisation, et il aura accès aux informations en direct. Il pourra également programmer des alertes sur certaines stations : s’il a une parcelle très sensible au gel par exemple, il peut définir un seuil de température à laquelle il recevra une alerte, pour pouvoir anticiper sur la protection». Jean-Baptiste Thibaut ajoute : «On peut aussi définir une alerte sur le cumul de pluies pour savoir quand il faudra refaire un traitement sur une parcelle». Grâce à toutes ces données stockées, la Chambre d’agriculture peut aussi imaginer aller plus loin, et développer des outils d’aide à la décision pour les viticulteurs, avec des modèles pour prévoir les maladies, gérer la fertilisation ou toute autre opération dépendante des conditions météorologiques.

Orianne Mouton

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