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[Article mis en ligne le 11-04-2019]

Économie

Une année exceptionnelle pour la viticulture

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Pour CerFrance Alliance Centre, les chiffres de rendement de 2018 sont exceptionnels.
Le centre de comptabilité Cerfrance Alliance Centre a dévoilé le 28 mars dernier les résultats économiques dans la viticulture. Tour d’horizon des données clefs à retenir.
Après deux années marquées par des aléas climatiques dus notamment au gel, les exploitations viticoles de la région Centre Val-de-Loire retrouvent des couleurs et des résultats exceptionnels à quelques exceptions près. Ce jeudi 28 mars, Nicolas Roche, chargé de mission Études et Références à CerFrance Alliance Centre, a présenté un panorama économique complet pour des appellations de Sancerre, Pouilly-Fumé, Menetou-Salon et Quincy-Reuilly. Pour réaliser son enquête, CerFrance Alliance Centre a croisé les données avec le Bureau Interprofessionnel des Vins du Centre-Loire. (BIVC). «Le résultat de cette étude est obtenu grâce un échantillon représentatif du vignoble» a expliqué Nicolas Roche en préambule. Dans le détail ce panorama économique reprend les données de 117 entreprises viticoles. À signaler que deux tiers de ces entreprises ne font que du vin. D’autres sont parfois tournées en même temps en Grande Cultures. À signaler également que les résultats présentés sont ceux de 2018 pour la récolte 2017. L’enquête révèle également que la SAU viticole est de 11,24 ha pour 3,84 UTH. Le Capital d’exploitation moyen par entreprise est de 775 300 euros et de 69 000 euros par hectares de vignes.

Des rendements 2018 exceptionnels.
Ce qui est marquant en 2018 ce sont les chiffres de rendements. Toutes appellations confondues, on obtient un résultat à l’hectare entre 62 à 64 hectolitres/ha. «Sur 15 ans, les chiffres de l’année dernière sont exceptionnels» a estimé Nicolas Roche. Traduite en euros constants, l’évolution des résultats par hectare permet aux appellations de se donner de l’air. Sur Sancerre (appellation qui profite le mieux), ils sont 12 000 euros en 2018, un peu plus de 10 000 euros pour le Pouilly-Fumé, 8 000 euros pour Menetou-Salon et 6 000 euros pour Quincy-Reuilly. Si l’on regarde un peu plus en arrière, depuis 6 ans l’appellation Sancerre et Pouilly ont des revenus en progression. Autres indicateurs mis en avant c’est celui de l’évolution des charges. «De manière générale, nous constatons une évolution à la hausse depuis 7 ans en particulier chez les exploitants qui vendent en bouteille» a indiqué Nicolas Roche .

Le vrac se porte bien à l’export
Autre donnée importante à retenir c’est l’évolution du cours du vrac. Le prix se rapproche progressivement de celui de la bouteille. Sur Sancerre, il représente 680 euros/hl et pour le Pouilly-Fumé il est de 686 euros/hl. À titres de comparaison, le prix de la bouteille pour ces deux appellations est de 873 euros/hl et 876 euros/ha.
Selon Nicolas Roche, «les entreprises qui ont les moins bons rendements se trouvent parmi celles qui ont le moins d’entretien de la vigne».

Enfin le dernier volet de l’enquête concerne la commercialisation à l’export en autre. Selon les chiffres du BIVC l’ensemble de la région Centre-Loire exporte aux États-Unis (pour 34 %) et Grande-Bretagne (20 %). Une incertitude demeure sur le devenir de ces marchés en raison d’une part d’une politique protectionniste mise en place par le président Trump et l’application du Brexit outre manche. Néanmoins, il a été démontré durant la présentation qu’à charges constantes, les viticulteurs qui vendent à l’export valorisent mieux leur production. En revanche, la recherche de nouveaux marchés par ces derniers n’est pas quantifiable. CerFrance et le BIVC sont d’accord pour dire que le vrac se valorise mieux que la bouteille, dans notre pays, c’est du 50, 50. Enfin à l’export, il faut noter que le sancerre se vend bien. Le prix de vente moyen par hectolitre est de 847 euros. Malgré ces bons résultats, l’étude révèle globalement une variabilité des revenus très forte dans tous les vignobles, indépendamment du mode de commercialisation.

Théophile Mercier

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