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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 11-04-2019]

Grand débat national

L’agriculture déjà en transition, mais très attendue

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( Crédit photo : Réussir ) Mobilité, accès aux soins ou aux services publics, les agriculteurs partagent évidemment les préoccupations des ruraux.
Après plusieurs semaines de concertation, de propositions, de contributions, les conclusions du Grand débat national ont été restituées le 8 avril en présence du Premier ministre et du gouvernement. Le secteur agricole, qui partage une grande partie des problématiques soulevées par le monde rural, est aussi au travail sur un certain nombre de problématiques évoquées dans le cadre des discussions, notamment en matière de transition écologique, a rappelé la présidente de la FNSEA.
Le grand débat national, qui s’est tenu du 15 janvier au 15 mars, a fait émerger de multiples propositions autour de quatre thèmes principaux : transition écologique, accès aux services publics, fiscalité, et fonctionnement de la démocratie.
Dans ce cadre, plus de 250 organisations ont contribué à la réflexion, dont la FNSEA, forte à la fois de son expérience en tant que corps intermédiaire, et de sa proximité immédiate avec le monde rural. Les agriculteurs partagent, évidemment, les préoccupations des ruraux, notamment en matière d’accès aux soins ou de mobilité : ainsi, si 52 % des gens estiment avoir accès aux services publics dont ils ont besoin, cette proportion chute à 36 % en milieu rural, avec en parallèle l’impression grandissante de crouler sous une administration de plus en plus titanesque liée à l’éloignement physique. «La priorité absolue, c’est l’accès aux soins», souligne Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, qui a assisté aux travaux. «Cet éloignement des services dans le monde rural, nous le dénonçons depuis des années. Avec le grand débat national, enfin la voix des territoires a été portée au plus haut niveau», poursuit-elle. Autre préoccupation forte du monde rural, la question des transports, problématique pour 43 % de la population, un sujet qui touche à la fois à la mobilité mais aussi la fiscalité sur les énergies fossiles, comme l’a montré la crise des gilets jaunes. La question doit néanmoins être traitée en étant conscient que ce n’est pas la taxation qui permettra de changer les comportements. Une idée que soutient d’autant plus la FNSEA que l’évolution des mentalités est déjà à l’œuvre dans le secteur agricole : «on avait commencé dans les années 1990, accéléré avec le Grenelle de l’environnement, puis l’agroécologie, et nous sommes aujourd’hui dans une phase d’appropriation et de déploiement qui donne des résultats», témoigne Christiane Lambert.

Transition écologique et agriculture
Dans les remontées des débats, il est clair que l’agriculture est particulièrement attendue sur un grand nombre de sujets, comme sur la réduction de l’utilisation des pesticides (26 % des citations en matière de transition écologique, 21 % pour le changement de modèle). Mais le secteur a également son rôle à jouer en tant que solution, répondant au besoin d’une alimentation de proximité. «Les participants ont insisté sur l’importance d’arrêter de manger du carbone», souligne ainsi Christiane Lambert, qui salue également la possibilité, évoquée dans les débats, de taxer plus fortement les produits importés. Néanmoins, dans un débat où la fiscalité, notamment la baisse des impôts, a été l’une des problématiques centrales, la présidente de la FNSEA se demande également comment résoudre l’équation «moins d’impôts, plus de bio et moins d’euros» pour les repas pris dans les cantines. D’autant que l’agriculture a besoin de cette revalorisation, car si l’un des objectifs des États généraux de l’alimentation était de rehausser les prix des produits agricoles, les effets tardent encore à se faire sentir. Et les attentes sociétales à ce sujet restent élevées, ce qui s’est également senti dans les contributions du Grand débat national. «Il y a des tenants d’une écologie plus dure, qui prônent une action coercitive, l’interdiction des pesticides, la taxation des gros pollueurs… mais la transition écologique doit commencer par le changement des comportements individuels avant le changement législatif, sinon cela ne fonctionne pas, on l’a vu pour les voitures», ont souligné les rapporteurs. «Les agriculteurs ont à cœur de chercher des solutions pour le climat, la protection des plantes, la protection des sols… mais nous devons mieux communiquer sur ce que nous faisons déjà», rappelle Christiane Lambert, pour tempérer l’inflation réglementaire et les critiques récurrentes. «C’est le chantier de l’agriacting, l’agriculture qui agit, fortement évoqué lors du congrès de Nancy, qu’il nous faut réussir». Enfin, la FNSEA se reconnaît dans les valeurs qui ont été rappelées de façon transversale dans tout le débat : «proximité, solidarité, citoyenneté, des valeurs fondatrices pour les corps intermédiaires, c’est notre quotidien, notre esprit de responsabilité», souligne Christiane Lambert, qui attend désormais les annonces du Président de la République dans les jours qui viennent, suite au bilan du grand débat national.

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