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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 18-03-2019]

Biocontrôle en Grandes Cultures

Quelles sont les principales solutions ?

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En combinant prévention, diagnostic et méthodes de lutte, la protection intégrée s’impose comme le modèle de protection des cultures, dont le biocontrôle sera l’un des piliers, au même titre que l’agronomie, la génétique et la lutte physique ou chimique.
Sur grandes cultures, les principales solutions disponibles sont des substances naturelles d’origine végétale ou minérale ou des micro organismes. Dans cette dernière catégorie, certains agents sont déjà autorisés depuis plusieurs décennies comme les Bacillus thuringiensis.
S’agissant de produits vivants, le conditionnement et la formulation de certaines substances ou agents sont particulièrement déterminants pour maintenir l’efficacité malgré le stockage, le transport et l’application, avec de nouvelles précautions à prendre pour les agriculteurs.
On note, à l’opposé, très peu de solutions opérationnelles de type macro organismes. Cette technique consiste à utiliser un organisme auxiliaire pour lutter contre un ravageur  par parasitisme, prédation ou  interaction avec le cycle de reproduction.
Un seul cas est développé en grandes cultures : il s’agit du trichogramme, un micro-hyménoptère parasite, pour lutter contre la pyrale du maïs. Cette solution est régulièrement citée comme un exemple de réussite de lutte biologique avec plus de 120 000 ha de maïs protégés chaque année.
Toutefois, l’écologie chimique représente un axe à fort développement potentiel pour le biocontrôle. Les travaux reposent sur une meilleure connaissance des relations entre la plante et les ravageurs et, notamment, les composés volatils à fort pouvoir attractif émis par la plante. La confusion sexuelle (phéromones) fait également l’objet de quelques rares recherches en grandes cultures : Arvalis Institut du végétal travaille cette méthode sur taupins et le Centre Français du riz sur la pyrale.

Une nécessaire intégration dans des itinéraires de protection
Si les solutions de biocontrôle pourront se substituer, voire pallier une impasse de produits phytopharmaceutiques de synthèse, elles seront aussi utilisées pour renforcer une solution conventionnelle.
C’est par exemple le cas du soufre qui est testé dans nos réseaux depuis 2 ans sur la septoriose du blé. Nos essais ont montré que la substitution partielle du 1er traitement fongicide par du soufre est possible sur variété tolérante à la septoriose et que les associations mixtes de solutions conventionnelles à du soufre sont suffisamment efficaces (cf photos ci-après).

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