Abonnement Nous Contacter Participer Petites annonces Publications légales Extranet

BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 07-03-2019]

Spécial mise à l'herbe

La fertilisation azotée pour sécuriser la production

photo article
Jean-Baptiste Martinien, dans un essai de variétés de prairies temporaires avec son herbomètre.
Les besoins en fourrages ont rarement été aussi importants qu’à ce jour. Dijon Céréales et Alliance BFC accompagnent les éleveurs autour de cette problématique sur la base de résultats des plateformes expérimentales Artémis.
L’année 2018 a été particulièrement compliquée avec ses rendements fourragers en dessous de la moyenne. L’affouragement estival des animaux a été précoce et abondant, et malheureusement suivi d’aucune récolte significative en arrière-saison.

L’hiver tire aujourd’hui à sa fin et les stocks deviennent «plus que tendus» dans la grande majorité des élevages, comme le rappelle Jean-Baptiste Martinien, technicien fourrages chez Damier Vert : «d’importants besoins en productions fourragères se font ressentir pour assurer l’alimentation des animaux. L’objectif dans les prairies, sur ce printemps 2019, est de maximiser la productivité en première coupe, dans des proportions encore plus importantes que les années précédentes compte tenu du contexte». Jean-Baptiste Martinien invite à mener une réflexion sur le pilotage de l’azote : «à la différence d’autres leviers comme le chaulage, le passage d’une herse et l’utilisation d’herbicides qui ont une influence à moyen terme, la fertilisation azotée peut contribuer rapidement à la réussite de la première coupe, avec des rendements intéressants et de la qualité. La barre des 200 degrés cumulés depuis le 1er janvier est atteinte depuis début mars : les plantes vont commencer à se développer, c’est le moment idéal pour intervenir avec les précipitations actuelles».

Entre 50 et 75 unités
Cette réflexion conjoncturelle s’appuie également sur les travaux pluriannuels des plateformes fourragères Artémis basées à Créancey (21) et Reugney (25), mises en place notamment par les coopératives de l’Alliance BFC. Ces sites expérimentaux ont fait l’objet de travaux pour déterminer la dose optimale d’azote à apporter aux prairies à ce moment clé de l’année, comme l’explique Jean-Baptiste Martinien : «l’idée est d’apporter suffisamment d’azote pour viser le meilleur potentiel de production, en se refusant bien entendu à tout excès qui ne serait pas intéressant d’un point de vue écologique et économique. Ce point d’équilibre se situe entre 50 et 75 unités, avec un apport sous forme minérale. Plus la teneur en légumineuses est importante sur la parcelle considérée, plus il faudra se rapprocher des 50 unités. À l’inverse, il faudra davantage viser les 75 unités si les graminées sont majoritaires. Nous avons vérifié la pertinence de ces apports sur nos essais depuis plus de quatre ans».

Le jeu en vaut la chandelle
La fertilisation azotée est une opportunité à saisir, aussi bien pour la reconstitution des stocks que pour la préparation de la mise l’herbe. «Le contexte de l’année la rend particulièrement intéressante», souligne le technicien de Dijon Céréales, «cela est d’autant plus vrai que la première production, qu’elle soit orientée en voie humide (enrubannage, ensilage) ou sèche avec les foins, représente environ 50 % du potentiel de la parcelle sur l’ensemble de la campagne». Selon Jean-Baptiste Martinien, les éleveurs ont l’habitude de fertiliser leurs prairies temporaires, mais pas forcément leurs prairies naturelles : «la tendance est parfois à la sous-fertilisation. Cela se comprend facilement car en mode extensif, les surfaces permettent généralement d’avoir des stocks fourragers suffisants. Cette habitude mérite sans doute d’être revue cette année pour sécuriser l’alimentation du troupeau, le jeu en vaut la chandelle. Si l’état de la prairie reste correct suite à la sécheresse, avec un maintien suffisant de pieds de graminées, la fertilisation azotée peut se substituer à un resemis ou à un semis de prairies supplémentaire».

Autres pistes de progrès
Dijon Céréales et Alliance BFC travaillent sur d’autres thématiques prairiales, à l’image des techniques d’implantation, l’entretien des parcelles ou encore l’amélioration de la qualité fourragère. À ce titre, des essais sur méteils génèrent de nombreuses promesses pour contrer le changement climatique : «à partir d’une base céréalière, on complète le mélange avec des protéagineux comme les pois fourragers et des légumineuses types vesces. Une sécheresse type 2018 n’impacte pas la récolte car les méteils sont semés fin octobre et récolté en mai, laissant espérer un rendement de 6 à 9 tonnes / ha de matière sèche».

A lire également:
• Comment réussir sa mise à l'herbe
• Optimiser le rendement des prairies en post-sécheresse

AG

agricarb
photo article

Biocontrôle en Grandes Cultures - Quelles sont les principales solutions ?

[En ligne le 18-03-2019]

photo article

Biocontrôle en grandes cultures - Que dit la réglementation ?

[En ligne le 18-03-2019]

Biocontrôle en grandes cultures - Encore peu de solutions mais de nombreux espoirs

[En ligne le 18-03-2019]

RECHERCHE

ÉDITION N°1519_P01.jpg

La une

LIENS EXTERNES

METEO

PUBLICITE

votre publicité

NEWSLETTER

Inscrivez vous à la Newsletter pour être toujours informé

Réseaux