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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 07-03-2019]

Spécial mise à l'herbe

Comment réussir sa mise à l’herbe ?

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Pour les conseillers la mise à l’herbe doit s’anticiper.
Suite aux deux semaines printanières et au manque de fourrage et de paille, certains éleveurs seront tentés de lâcher les animaux sans tarder. Une mise à l’herbe qui ne doit pas se faire n’importe comment. Explications avec les conseillers élevage de la Chambre d’agriculture de la Nièvre.
Attention à la transition. C’est le message de prévention à retenir à l’approche de la mise à l’herbe. Depuis plusieurs mois, les bêtes sont en stabulation et sont alimentées avec un fourrage riche en fibres et pauvre en azote.

Une fois au pré, ces dernières vont se nourrir d’herbe jeune, riche en azote et en eau et très peu fibreuse. «Il faut environ trois semaines pour que le rumen s’habitue au changement. Or cette année, avec les stocks de fourrage proches de la pénurie, certains élevages ne pourront pas faire de transition alimentaire. Pour limiter le risque d’apparition de tétanie d’herbage, des apports en magnésium sont conseillés» prévient Charles Duvignaud, conseiller élevage à la Chambre d’agriculture. «Pour pleinement profiter de l’herbe de printemps et limiter le gaspillage, la mise à l’herbe doit avoir lieu relativement tôt et lorsque les sommes de températures atteignent 300 à 350 degrés cumulés depuis le 1er février. N’hésitez pas à vous reporter au bulletin herbe que l’on édite régulièrement. Les sommes de températures vous sont communiquées dans le point fourrages. N’hésitez pas à vous manifester si toutefois vous ne recevez pas le bulletin» poursuit le conseiller élevage. Selon le potentiel des prairies, le chargement de printemps se situe entre 45 et 55 ares par UGB.

La pratique du pâturage tournant permet d’optimiser la surface en herbe des exploitations. Le déprimage des surfaces prévues en fauche est possible au printemps mais sous certaines conditions (arrêt suffisant tôt) afin de ne pas pénaliser les rendements. Là encore, référez-vous au «point fourrages» rappelle Charles Duvignaud. Il est important d’anticiper la mise à l’herbe afin d’être prêt à temps, «pensez à anticiper vos différentes interventions (vaccins ; clôture ; échographies)» conclut le conseiller.

«Ne pas se précipiter pour les ovins»
Du côté des ovins, l’heure n’est pas encore à la mise à l’herbe. «Pour moi c’est encore un peu tôt. Il serait préférable de sortir les brebis aux alentours du 20 mars» estime Christophe Rainon, conseiller élevage ovin à la Chambre d’agriculture. «L’avantage avec les ovins c’est qu’on peut mettre les brebis sur un terrain qui porte un peu moins mais à condition qu’il y ait de l’herbe. Comme pour les bovins, vous pouvez également mettre vos bêtes sur une surface destinée à la fauche pour le déprimage, mais ce n’est qu’une solution temporaire. Enfin dernier conseil, privilégier un temps sec et ensoleillé pour votre lâcher».

Pour en savoir plus sur les conseils utiles, vous pouvez contacter le service élevages de la Chambre d’agriculture au 03 86 93 40 00.

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Théophile Mercier

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