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NIEVRE

[Article mis en ligne le 28-02-2019]

Axéréal

«Nous ne laisserons pas tomber les adhérents »

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Olivier Laporte, Olivier Mouron et Philippe Rault devant le silo d’Axéréal à Moulins-Engilbert.
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Organisation en six régions
Depuis plusieurs jours, les coopérateurs du silo de Moulins-Engilbert sont mobilisés contre la fermeture annoncée du site. Cette stratégie s’inscrit dans un plan global de restructuration appelé «ambition 2022». Patrick Tetard, président de la région Loire Nivernais Nièvre nous en dit plus sur cette stratégie.
«Ambition 2022» c’est donc le nom du plan de restructuration qui est en cours au sein du Groupe Axéréal. «Nous avons des attentes sociétales qui nous obligent à aller de l’avant. Nous sommes en train de réfléchir sur la séparation de la vente et du conseil, ce n’est pas encore officiellement acté mais nous devons en tenir compte. C’est une demande forte de la part des consommateurs, or nos dépôts sont justement fait pour stocker en grande partie des produits phytosanitaires» expose Patrick Tetard, le président de la région Loire Nivernais Nièvre au sein d’Axeréal.

«Aujourd’hui, nous ne pouvons pas faire fi du contexte concurrentiel dans lequel le groupe se trouve. Nous avons d’une part le e-commerce qui grignote des parts de marchés. Ensuite, force est de constater que le nombre d’exploitations agricoles diminue et que la moyenne d’âge des agriculteurs augmente. Enfin le dernier point c’est que les coopérateurs utilisent de plus en plus les dépôts comme «la petite épicerie du village», c’est-à-dire en dépannage. Peut-on à vie maintenir un dépôt pour uniquement du dépannage ?» S’interroge Patrick Tetard.

«Ambition 2022»
«L’objectif de ce plan c’est d’abord de réduire les coûts de productions pour être plus compétitif et apporter une montée en compétence par rapport à ce qui nous attend dans l’avenir» explique Patrick Tetard. Concrètement sur le terrain, les sites de taille moyenne comme celui de Moulin-Engilbert resteront ouverts l’été, mais en ce qui concerne la distribution d’aliments tout au long de l’année, la stratégie est différente. «On peut concevoir que les agriculteurs anticipent un peu plus et que les exploitations soient approvisionnées différemment. Vous savez, nos concurrents ne sont pas implantés sur l’ensemble du territoire et ils s’en sortent très bien» estime le président local. «Nous avons un travail de pédagogie à entreprendre auprès des agriculteurs, et je comprends parfaitement leurs doléances. Moi je leur propose de revenir vers eux, avec les équipes opérationnelles pour que l’on voie ensemble ce qui ne va pas. On va évidemment adapter en fonction du système de culture. Les solutions que l’on va trouver dans des régions à dominante élevage ne seront pas les mêmes qu’à Donzy qui est tourné vers la grandes cultures. Mais quoi qu’il arrive, je considère que ça serait une erreur de notre part de ne pas emmener des coopératives comme Moulins-Engilbert vers la transition» explique Patrick Tetard.

«Une organisation différente»
Concrètement sur le terrain, le groupe Axéréal propose d’avoir des dépôts plus conséquents réunis en un seul endroit. «Désormais avec les moyens de communication moderne, nous devons être capables de proposer à nos adhérents de commander leurs produits directement sur notre site internet. Certes cela demande un plus de prévoyance de leur part mais je pense que c’est indispensable. On peut aussi imaginer que nos agents livrent directement les produits dans les exploitation» détaille Patrick Tetard. Ce dernier incite également les agriculteurs à faire remonter leur besoin lors des réunions de sections. «Mais il faut pour cela que les adhérents soient plus présents à ces dernières. Car certains s’alarment aujourd’hui mais notre stratégie est connue depuis bien longtemps.»

Du point de vue de la main-d’œuvre, le groupe prévoit des départs à la retraite que ne seront pas remplacés. «Ce qui nous permet de ne pas faire de licenciement» se réjouit Patrick Tetard. «Économiquement nous envisageons de réduire de 4 à 5 euros de la tonne sur une collecte moyenne de 4 à 5 millions de tonnes» détaille le responsable nivernais en conclusion.

Théophile Mercier

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