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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 28-02-2019]

Témoignage

« Passer en bio, ça détend ! »

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( Crédit photo : Bio Bourgogne )
Christophe Charrier, polyculteur-éleveur laitier à Villefargeau (Yonne) a débuté sa conversion à l’agriculture biologique au printemps 2017. Son lait est bio depuis le début du mois de février.
Un seul regret, « ne pas y être allé plus tôt ! Ça faisait longtemps que je regardais ce que les agriculteurs bio du secteur faisaient, mais j’avais peur des mauvaises herbes. L’idée du passage en bio me trottait dans la tête mais il a fallu un premier rendez-vous avec un conseiller Bio Bourgogne en 2014 pour que la réflexion débute vraiment ». Suite à ce rendez-vous, il commence à recevoir les informations du réseau bio, à participer aux tours de plaines et aux formations proposés régulièrement. « Cela m’a permis d’échanger avec des collègues bio, d’avancer dans mon projet ». La crise laitière de 2015/2016 le conforte dans son « ras le bol de ce système où l’éleveur n’a aucune marge de manœuvre du fait de la pression économique et réglementaire » et finit de le décider à se lancer.
Après une étude technico-économique de la faisabilité de son passage en bio, réalisée par une conseillère spécialisée de Bio Bourgogne Christophe débute la conversion de ses surfaces en mai 2017. La ferme était déjà très herbagère mais de nouvelles prairies sont implantées dès le mois d’août pour remplacer le maïs dans la ration des vaches et assurer une autonomie alimentaire totale. Les terres de la ferme, humides, ne sont pas faciles mais l’objectif est bien de maximiser le pâturage.
« Le système dans lequel je suis maintenant me convient davantage, j’ai appris à raisonner autrement, à penser mon système dans sa globalité. Je suis plus serein qu’avant, moins dépendant des conditions météorologiques depuis l’arrêt des épandages d’engrais et des traitements phytosanitaires. J’accepte d’avoir des rendements plus aléatoires, de ne pas tout maîtriser ».
La conversion des vaches a débuté en août 2018 et a été anticipée par une réflexion sur la génétique du troupeau. Ce qui est recherché ? Plus de rusticité, un lait plus riche, et des vaches de plus petit gabarit. La gestion sanitaire du troupeau a également changé grâce à l’homéopathie. Au départ, Christophe n’était pas convaincu, « l’homéopathie, ça m’a toujours fait rire » avoue l’éleveur, mais des échanges avec des collègues utilisant cette médecine complémentaire, qu’ils soient en bio ou pas, et une formation lui ont donné envie d’essayer. Et l’efficacité est au rendez-vous ! « L’observation des animaux est importante, il faut détecter les mammites très tôt pour une bonne efficacité du traitement », conseille l’éleveur.
Il insiste sur le besoin d’échanges avec ses homologues et son intérêt pour les formations. « Bio Bourgogne m’envoie régulièrement des mails d’invitation à des journées techniques. On pourrait penser que ça revient souvent mais au contraire, ça m’évite de passer à côté d’une formation qui m’intéresse ! ».
Au final, Christophe est très satisfait de son passage en bio, même s’il sait qu’il y aura des années compliquées, les systèmes herbagers étant plus sensibles aux aléas climatiques. Et en ce mois de février, vient enfin l’aboutissement de ce projet auquel il tenait particulièrement, avec le début de la valorisation de son lait en bio.
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