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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 28-02-2019]

Lentille et pois chiche

La réussite de ces deux cultures passe par une bonne implantation

Grâce à leurs nombreux atouts agronomiques, les surfaces de lentille et de pois chiche progressent en Bourgogne et dans la région Grand-Est. Afin d’assurer une bonne productivité de ces 2 légumineuses, il est nécessaire de respecter certaines règles de bases à l’implantation.
La lentille valorise les sols à faible potentiel
La lentille peut s’adapter à de nombreux types de sols. Elle valorise particulièrement bien les sols à faible potentiel (argilo-calcaire superficiel) ainsi que les sols moyennement profonds. Sont à éviter les parcelles hydromorphes, la lentille étant très sensible aux excès d’eau, les sols profonds, qui favorisent le développement végétatif au détriment de la mise en place des gousses et qui entraînent de la verse, les parcelles caillouteuses, qui rendent la récolte plus difficile, ou encore les sols acides (pH < 6).
Il faut également écarter les parcelles à stock grainier important, notamment en présence de morelle, de xanthium ou de datura (risque de déclassement de la récolte vers un débouché alimentation animale) et celles infestées par Aphanomyces euteiches, la lentille y étant sensible.

Quelques règles pour une bonne implantation de la lentille
Veiller à semer la lentille avant tout dans un sol bien ressuyé, meuble sur les quinze premiers centimètres, afin de favoriser le bon développement des racines et des nodosités. La date des semis en Bourgogne et dans la région Grand Est pourra débuter au cours de la première décade de mars lorsque la température du sol dépasse 6 °C.
La lentille ne doit pas être semée trop dense, car la plante ramifie naturellement. De plus, un peuplement trop important augmente les risques de maladie et de verse. Il faut viser 300 graines/m² ce qui va correspondre à 90 kg/ha de semences pour un PMG de 30 grammes. Semer à 2-3 cm de profondeur. Si nécessaire, il est possible de rouler la lentille afin d’enfouir au maximum les cailloux, de préférence après le semis ou, si le passage en post-semis est impossible, au stade «5-6 feuilles» de la lentille.

La lentille est une culture peu exigeante. La fertilisation est à raisonner en fonction de votre analyse de sol. Pour un rendement de 15-20 q/ha compter 30 à 50 unités de P2O5 et 60 à 80 unités de K20.

Le pois chiche, une culture flexible
Le pois chiche s’adapte à de nombreux types de sols, notamment aux sols séchants car il possède une bonne résistance au manque d’eau. Grâce à son port érigé, il peut s’implanter sur des parcelles caillouteuses avec une réelle facilité à la récolte (la hauteur des premières gousses est supérieure à 15 cm). Il faut néanmoins éviter les sols hydromorphes, le pois chiche étant sensible aux excès d’eau, ainsi que les sols froids et les limons battants.
Comme pour la lentille, on évitera d’implanter le pois chiche dans des parcelles ayant un stock semencier d’adventices important, notamment en présence de morelles, de xanthium ou de datura dont la présence à la récolte entraîne un risque de déclassement des graines, mais également les parcelles connues pour être infestées par de l’ammi majus, de l’ambroisie, des matricaires ou de la mercuriale car les solutions de désherbage (principalement en pré-levée) sont peu nombreuses.

Contrôler les nodosités principalement dans les parcelles recevant pour la première fois du pois chiche
Semer le pois chiche dans un sol bien ressuyé, affiné sur les quinze premiers centimètres pour faciliter le développement des racines et des nodosités. Le roulage n’est pas nécessaire, le port érigé de la plante facilitant la récolte. Débuter les semis début mars lorsque le sol est bien ressuyé et suffisamment réchauffé (dès 5 °C mais avec une température optimale de 10 °C). Viser une densité de peuplement de 50 plantes par m², en semant 65 graines/m² au semoir à céréales ou 55 graines/m² au semoir monograine. Semer à 4-5 cm de profondeur.
Le phosphore et le potassium participent à la mise en place des nodosités au début du cycle. Le pois chiche est une culture moyennement exigeante. Les apports sont à raisonner à l’échelle de la rotation, en fonction des analyses de sols. Noter que pour un rendement de 20-30 q/ha, le pois chiche exporte 15 à 20 unités de P2O5 et 15 à 20 unités de K2O. Concernant les fournitures en azote, les nodules lui en apportent suffisamment quand le rhizobium est présent dans le sol. Les nodosités sont visibles six semaines après la levée. La nodulation est de bonne qualité lorsqu’on observe 10 à 40 nodules/plante. Aucun inoculum n’étant homologué sur pois chiche en France, en l’absence constatée de nodosités, principalement lorsque la parcelle reçoit du pois chiche pour la première fois, un apport d’azote en végétation est envisageable dans les régions où un arrêté préfectoral le permet, hors zones vulnérables.


Guide de cultures pois chiche et lentille disponibles à la commande ou en ligne sur le site www.terresinovia.fr

Louis-Marie Allard, Terres Inovia

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