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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 07-02-2019]

Journées bâtiments

Des outils pour bien travailler

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Ce dispositif distribue l’alimentation et assure le paillage des ovins.
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Des élèves de La Barotte se sont rendus dans trois exploitations durant cette semaine bâtiments. La classe de Seconde professionnelle CEC (Conduite d’élevages et de cultures) et leur professeur Éric Demouron étaient présents à Poiseul-la-Ville. L’an proch
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Mickaël Robin, Jacky Estivalet et Jérôme Souverain, dans l’un de leurs bâtiments situé à Mornay.
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Pierrick Verne a installé des bâches sur les quatre pans de son bâtiment. La ventilation, la luminosité et l’ambiance sont optimales.
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Dominique Prieur, au centre, a fait construire un bâtiment très fonctionnel pour loger plus de 700 brebis.
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Lors de la visite du bâtiment de Dominique Prieur. Au centre de la toiture : un dôme translucide ventilant.
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La Chambre d’agriculture proposait la visite de neuf bâtiments la semaine dernière dans le département : l’occasion de découvrir des équipements et modes de travail pertinents.
Une alimentation robotisée
L’EARL Deschamps a mis en place un système automatisé qui lui permet d’effectuer le paillage mais aussi la distribution de concentrés, de paille et de foin. Cet équipement unique dans le département, en système ovin, a attiré près de 80 personnes le 28 janvier à Poiseul-la-Ville. « Nous avons rénové et rallongé un ancien bâtiment. Nos allées ne sont pas très larges et rendaient difficile le passage d’un tracteur, il fallait trouver quelque chose pour alimenter et pailler les animaux », indique Jean-François Deschamps. La visite de plusieurs élevages équipés d’une telle machine a convaincu les membres de l’EARL à investir dans ce type de technologie. Sa mise en route, il y a un an, a été simple et très rapide. « Deux ou trois jours ont été nécessaires pour bien la prendre en main. Aujourd’hui, le bilan est positif, le gain de temps est certain, les avantages sont nombreux en termes de pénibilité », ajoute Jean-François Deschamps. Seules vingt-cinq minutes sont nécessaires pour chaque utilisation. « Le paillage et la distribution sont réalisés quasiment en même temps », explique Arnaud, son fils, « avant, il nous fallait une heure, rien que pour pailler. Nous paillons désormais deux fois par jour tellement ce système est pratique. La quantité de paille distribuée reste légèrement inférieure à celle utilisée auparavant. Seul l’enrubannage, trop rigide, ne peut pas être distribué ». L’acquisition de cette machine, de l’ordre de 70 000 euros en comptant l’achat et l’installation de deux longs rails, nécessite bien entendu une certaine assise financière.

Performances et praticité
Le Gaec de l’Île, basé à Saint-Maurice-sur-Vingeanne, proposait la visite d’un bâtiment destiné à loger 56 vaches allaitantes et 20 laitonnes en races charolaises et salers. Les quatre associés Jacky Estivalet, Jérôme Souverain, Mickaël Robin et Jérôme Jardel ont fait part de leurs stratégies pour économiser de la paille et du temps de travail dans l’un de leurs trois sites d’élevage : « Nous louons ce bâtiment seulement pour la seconde année. Initialement, celui-ci était destiné aux vaches laitières. Nous cherchions à nous organiser au mieux ». La mise en place de plusieurs systèmes de libre-service de grandes capacités, avec un chargement assuré uniquement le lundi, le mercredi et le vendredi, facilite grandement le travail sur l’ensemble de la ferme. « Dorénavant, deux d’entre nous peuvent prendre leur week-end, c’est très appréciable », indique Jacky Estivalet. La consommation de paille, elle, n’est pas forcément supérieure à ce qu’elle était auparavant. Mieux : pour en économiser, les éleveurs ont opté pour un système de raclage à l’aide d’un tracteur et d’un racleur « maison » trois fois par semaine : « les vaches mangent uniquement sur l’aire raclée, là où se trouvent également les abreuvoirs. Les animaux ne vont sur l’aire paillée que pour se coucher, ils restent donc très propres. Nous sommes aujourd’hui aux environs de 6,5 kg de paille par vache et par jour, cela représente une économie de l’ordre de 35 %. Dépenser moins de paille est dans l’air du temps, surtout avec les étés secs que nous connaissons et au prix qu’elle atteint ». Un système de volets roulants est une autre particularité de ce bâtiment situé à Mornay : « mis en place il y a plusieurs années par le propriétaire, cet équipement assure une ventilation et une ambiance très satisfaisantes. Nous l’actionnons en fonction du temps qu’il fait dehors, nous le baissons même quand nous paillons ». Dans le même objectif de performances, les quatre associés prévoient de progresser très prochainement dans le domaine de la contention.

Un confort toutes saisons
Pierrick Verne, éleveur à Saint-Symphorien-sur-Saône, a fait construire un bâtiment pour 50 vaches laitières dans le cadre de son installation sur la ferme familiale. Opérationnelle depuis février 2018, la structure donne entière satisfaction au jeune Côte-d’orien de 24 ans : « L’une de mes priorités était d’avoir la meilleure aération et la meilleure luminosité possible pour mes animaux. Dans notre ancien bâtiment, au moindre rayon de soleil, les vaches étaient systématiquement couchées dans l’aire paillée qui débordait dehors. Pour leur bien-être, j’ai donc opté pour des filets, ou plus exactement des bâches, sur les quatre pans. Le coût est de 40 000 euros : c’est bien plus cher que du bardage mais c’est bien le seul inconvénient ». Simple d’utilisation, ce dispositif électrique est utilisé toutes les saisons, comme le décrit Pierrick Verne : « l’été, il n’y a plus que le toit de la stabulation ! Même l’hiver, j’ouvre le côté sud quand il fait un peu de soleil. Je peux faire ventiler uniquement du haut ou uniquement du bas si besoin. Les vaches sont très bien. Il n’y a eu, par exemple, aucune baisse de production cet été avec la canicule. L’enroulement central est très pratique, il n’y a pas de vague quand il y a beaucoup de vent, c’est aussi un atout supplémentaire pour la durée de vie du produit ». Bien d’autres discussions ont porté sur l’organisation du travail, lors de cette visite organisée le 30 janvier. Pierrick Verne a notamment choisi une aire paillée, préférée aux logettes : ces dernières pourront toutefois être installées dans le futur, en cas de besoin, suite à une conception bien pensée.

Grands espaces et bien-être
La plus grande bergerie de Côte-d’Or se trouve désormais dans le Châtillonnais, à Nesle-et-Massoult. La structure de Dominique Prieur, longue de 96 mètres, est en mesure d’accueillir 768 brebis sous le même toit. Plus d’une centaine de personnes se sont rendues le 28 janvier dans cette impressionnante bergerie. « L’augmentation de la troupe ovine et l’envie de mécaniser le travail m’ont conduit à construire ce bâtiment », indique Dominique Prieur. Deux larges allées permettent le passage d’un bol mélangeur. Comme chez l’EARL Deschamps, visitée le même jour en matinée, Dominique Prieur a opté pour un dôme translucide ventilant. « Ce type de dispositif a un coût relativement important, mais il apporte bien des avantages en termes de ventilation et de luminosité, c’est le top », commente Édouard Bénayas, conseiller bâtiment à la Chambre d’agriculture de Côte-d’Or. L’installation de nombreuses fenêtres translucides sur les deux longs pans améliore d’autant plus le confort des animaux, et celui de l’éleveur. Chaque brebis dispose d’une place très satisfaisante, aux environs de 2 m2. Ce bâtiment très fonctionnel et bien pensé permet à l’éleveur de conserver sa deuxième activité, relative à la tonte de moutons dans d’autres élevages du département.

Une belle affluence
Les journées bâtiment ont rencontré un nouveau succès en enregistrant près de 750 visites lors de cette édition. « C’est effectivement une très belle affluence, celle-ci aurait pu être encore plus importante si les conditions climatiques n’avaient pas été si mauvaises en fin de semaine », relève Édouard Bénayas. Le conseiller bâtiment de la Chambre d’agriculture se félicite de la qualité des échanges dans chacune des neuf exploitations qui ouvraient leurs portes la semaine dernière : « les discussions ont été nombreuses et enrichissantes entre les éleveurs, j’espère qu’elles leur seront bénéfiques et qu’elles profiteront au plus grand nombre. La Chambre d’agriculture et Alysé remercient chaleureusement les élevages qui nous ont accueillis. Sans eux, il n’y aurait pas de journées bâtiments ». Interrogé sur les questions financières, Édouard Bénayas a confirmé l’existence d’aides pour l’année en cours : « nous en saurons davantage lors de la sortie du prochain cahier des charges, nous espérons avoir de bonnes nouvelles prochainement. Des projets, il y en a encore une fois beaucoup, à court ou plus long terme, sur le territoire. Ils sont toujours aussi nombreux en système bovin. Une très belle dynamique est à relever chez les ovins et caprins, c’est une tendance depuis plusieurs années ».
Terres de Bourgogne contactera les élevages ne figurant pas dans cette double page dans les semaines et mois à venir, notamment dans le cadre de son dossier bâtiments prévu le 21 juin prochain.
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