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NIEVRE

[Article mis en ligne le 31-01-2019]

Installation

Une transition en douceur

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Thierry et Adrien Laporte sur leur exploitation à Chougny.
Depuis le 1er janvier, Adrien Laporte est définitivement installé sur l’exploitation familiale située à Chougny. À 21 ans, le jeune homme apprend le métier patiemment. Il nous a ouvert les portes de l’exploitation.
C’est une transition qui se fait en douceur. Adrien Laporte, 21 ans a décidé de s’installer (avec la DJA) sur l’exploitation familiale. « J’ai pensé qu’il était plus simple de faire ainsi. Je peux apprendre tranquillement aux côtés de mon père » estime le jeune homme.
Sa passion de l’agriculture, Adrien l’a dans le sang depuis l’enfance. « J’ai toujours voulu faire ça » confie-t-il. Son apprentissage, il le fait tout d’abord au Legta de Château-Chinon en Bac Pro Conduite et Gestion de l’Exploitation Agricole. (CGEA). Il poursuivit ensuite en BTS ACSE en apprentissage. En parallèle, Adrien Laporte s’engage aux Jeunes Agriculteurs jusqu’à devenir depuis avril 2018 le président du canton de Chatillon-en-Bazois.
Chez les Laporte, l’exploitation est tournée vers l’élevage. À l’origine, Thierry Laporte, le père, exploitait seul 200 hectares. Avec l’arrivée de son fils, il a eu la possibilité de louer une partie de la ferme voisine appartenant à Thierry Montaron. Désormais, Thierry et Adrien Laporte exploitent 245 ha sur quatre communes : Chougny ; Saint Péreuse ; Dun-sur-Grandy et Brinay. Un cheptel composé de 180 vaches en charolais et limousin. Les bêtes sont nourries au foin, à l’enrubannage et la reproduction se fait uniquement en monte naturelle.

« La période n’est pas facile »
Parler installation avec un JA c’est aussi l’occasion d’évoquer la situation de l’élevage. De son côté Adrien a pour objectif de vendre plus de taureaux limousins pour une meilleure valorisation du cheptel. « Le problème c’est que les vaches se vendent moins qu’avant. Nous arrivons péniblement à en tirer 3,60 € du kg de viande » explique le jeune exploitant. « Dans le maigre, nous avons perdu 200 euros par vaches depuis trois ans » poursuivit son père. Calculette en main, il nous détaille le reste de leurs ventes. « En octobre, nous vendons des laitonnes à 850 euros/bêtes, en février se sont les broutards à 1 100/bêtes, les taurillons d’herbes entre mai et juin à 1 300 euros/bêtes. Nous vendons aussi un peu nos vaches de réforme que nous valorisons autour de 1,70 euros » détaille Thierry Laporte. Mais malgré les difficultés quotidiennes liées à l’élevage, Adrien lui n’envisage pas de faire autre chose. « De toute manière, nos terres sont argileuses et humides, il est donc difficile d’envisager par exemple de faire de la culture » dit-il en conclusion.

Théophile Mercier

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