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[Article mis en ligne le 24-01-2019]

Humanitaire

Le point sur le projet Rofama

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Andry, en visite sur l’exploitation de Quentin Aurousseau.
L’antenne locale de l’association des Agriculteurs Français et Développement Internationale (Afdi) a engagé depuis 2009 un projet à Madagascar baptisé Rofama. L’objectif : accompagner le développement d’une filière laitière à travers la construction d’un bâtiment de transformation. Le point sur ce projet avec André Bordet, le président local et Andry, le responsable technique.
«C’est un projet qui avance bien». C’est par ces mots que le président nivernais de l’Afdi nous introduit le projet. Tout a commencé en 2009 dans la région Haute Matsiatra de Madagascar. «L’objectif de départ était de former la population au développement de la filière laitière» explique André Bordet. Dans ce pays où la nourriture est moins riche qu’en France, le lait est considéré comme un médicament, il est donc indispensable au développement des nourrissons ou des jeunes enfants notamment. Localement le projet est porté par Rofama, une coopérative laitière. Afdi de son côté apporte l’aide financière et technique au projet. Pour donner une idée de l’importance de ce projet, cette coopérative s’est donnée comme slogan : «le bon lait qui vous donne la santé».
La première partie du projet a été de construire un bâtiment pour la transformation. Ce point de collecte permet de livrer la population en lait sur 25 km à la ronde. Une centaine d’éleveurs se sont regroupés au départ pour produire environ 300 litres de lait par jour. Fin 2011, le projet Rofama prend une dimension plus importante avec l’ouverture du point de vente. Il permet aujourd’hui à la coopérative de vendre des yaourts et du fromage pour écrêter le lait lorsqu’il y a trop de volume en été.

«L’objectif c’est l’autonomie»
À ce jour, la coopérative comprend 272 membres dont 65 livreurs avec une moyenne de 400 litres par jour. «Ce qui est difficile c’est de gérer la production sur l’ensemble de l’année, surtout l’hiver lorsque l’on manque de fourrage» explique Andry, le responsable technique de Rofama. «Aujourd’hui ce qui est encouragement c’est que ce projet fait vivre 17 personnes sur l’ensemble de la filière : vendeur, collecteur, transformateur et la commercialisation» explique André Bordet avant de poursuivre. «L’année prochaine, nous espérons faire passer la production à 550 litres par jour». L’intérêt c’est que la coopérative soit autonome le plus rapidement possible pour l’Afdi puisse se retirer. «En France, nous avons mis plusieurs années à mettre en place la filière laitière telle que nous la connaissons aujourd’hui, alors il est difficile de demander à Rofama de se structurer en cinq ans» estime André Bordet. Pour se développer, Rofama va devoir s’améliorer sur le plan sanitaire. Sur ce dossier, l’Afdi est soutenu par le GDS. «C’est l’un de nos plus gros contributeurs. Il y a bien sûr les OPA historiques comme le Crédit Agricole, mais sans le GDS ce projet n’aurait certainement pas vu le jour» conclu le président de l’Afdi.
Contact : Afdi, André Bordet : 06 81 90 88 34

Théophile Mercier

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