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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 24-01-2019]

Reproducteurs Charolais

Bientôt sur le ring

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Une visite du millésime 2019 s’est déroulée le 16 janvier à l’issue de l’assemblée générale du GIE.
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Le dernier achat de l’EARL Asdrubal s’est porté sur Mignon, un veau né en Moselle, qui faisait partie du millésime 2018.
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Patrick Bourgeois s’était procuré Maestro en 2018, un veau né au Gaec de Pergeot (photo durant l’été 2018, en période de saillie).
Quarante veaux du GIE Charolais Évaluation seront proposés à la vente vendredi 8 février à Créancey.
La vente aux enchères de Créancey approche à grands pas. Les derniers détails de l’organisation ont été discutés par les membres du GIE Charolais Évaluation et les éleveurs-naisseurs, à l’occasion de l’assemblée générale la semaine dernière au pôle agricole. La mise à prix pour chaque veau sera une nouvelle fois de 2 600 euros.

Les enchères seront réalisées à l’aide d’un boîtier électronique. Le premier reproducteur défilera sur le ring du pôle agricole à 14 heures selon un ordre de passage préalablement établi et disponible sur internet (www.stationevaluation.com). Le site de la station permet également d’apprécier chaque animal avec des photos, des vidéos et l’ensemble des index. « À noter que ce millésime comprend neuf veaux Sans Corne et douze montages vêlages faciles », assure Jean-Pierre Godot, président du GIE (Plusieurs critères doivent être réunis pour obtenir le macaron « facilité de vêlage » : le poids à la naissance doit être inférieur ou égal à 50 kg, l’Ifnais du père et l’Ifnais de la mère sont supérieurs ou égaux à 98, la moyenne Ifnais des parents est supérieure ou égale à 104).

Les portes du pôle agricole ouvriront dès 10 heures vendredi 8 février, pour une ultime visite des bovins. Un déjeuner sera cette année encore proposé avant le début de la vente aux enchères. En attendant le jour J, les reproducteurs sont visibles à la station sur rendez-vous.
Contact : isabelle.brice@cote-dor.chambagri.fr ou 03 80 90 68 81.

Un gage de qualité
Yves Asdrubal élève 50 vaches Charolaises à Talmay, près de Pontailler sur Saône. Ce Côte-d’orien de 51 ans se rend tous les ans à Créancey depuis plus d’une décennie et sera encore de la partie ce 8 février. « Je me suis déjà procuré huit taureaux lors de ce rendez-vous, 100 % de mes taureaux depuis dix ans viennent uniquement d’ici. J’achète généralement un reproducteur deux années sur trois. Je n’en ai pas besoin cette fois-ci mais je vais m’y rendre, tellement cette journée est conviviale et très intéressante à suivre ». Yves Asdrubal recherche à chaque fois des mâles typés élevage pour son cheptel : « j’ai toujours été très satisfait des achats effectués. Aller à Créancey est pour moi un gage de qualité, nous avons des garanties sur les origines des animaux, sur le sanitaire et la fertilité. Il y a un large choix de reproducteurs, chacun peut y trouver son compte en fonction de ses besoins. À la station, nous pouvons facilement varier les origines, tout se passe dans un seul et même endroit ». Yves Asdrubal consacre un budget d’environ 3 000 euros pour chaque reproducteur : « il m’est déjà arrivé de monter à 3 200 euros, je n’exclus rien si le veau me plaît beaucoup et si l’occasion se présente. Cela représente un investissement mais je m’y retrouve financièrement. En achetant ici, j’achète, en quelque sorte, de la tranquillité, avec toutes les garanties que nous avons. Si je dépense quelques euros supplémentaires sur une bête, ce montant restera toujours inférieur aux gains générés. Aujourd’hui, je n’ai presque plus de césariennes à effectuer. Cet hiver après 34 vêlages, je compte 0 césarienne et seulement deux vêlages assistés de la vêleuse. L’achat de tels taureaux permet à mes animaux de gagner du gabarit ». L’éleveur de Talmay apprécie tout particulièrement les informations « papier » disponibles à la vente du GIE : « je suis avant tout un producteur céréalier. Pour mon atelier élevage, je n’ai pas la prétention d’avoir un œil aguerri. De ce fait, la qualité d’un taureau, je la vois avant tout sur le papier. Je recherche notamment de la facilité de naissance, j’ai tout à disposition pour me donner une idée précise sur la valeur du reproducteur que je choisis ».

Il n’achète ça la mise à prix
Patrick Bourgeois, éleveur de 70 vaches Charolaises à Viécourt sur la commune de Sussey, se rendra le 8 février à la vente du GIE. « Comme à chaque fois, j’arriverai sur le coup des onze heures à Créancey, une fois mon travail terminé à la ferme. J’aurai le temps de regarder les animaux proposés puis de manger sur place avant d’assister à la vente aux enchères », indique le Côte-d’orien de 55 ans, qui participera à sa dixième vente consécutive du GIE Charolais Évaluation. « Le fonctionnement de la station m’a convaincu. Une quarantaine d’animaux de qualité et préalablement sélectionnés sont proposés en un seul et même endroit, avec de précieux renseignements sur les index et des garanties sanitaires. Une spermatogenèse est également réalisée. C’est très intéressant pour un acheteur. Au total, j’ai déjà acheté sept taureaux à Créancey et je n’ai jamais été déçu », poursuit Patrick Bourgeois. Celui-ci pourrait se procurer un huitième animal lors de cette nouvelle édition. La grande particularité de cet éleveur vient du fait qu’il achète systématiquement à la mise à prix : « Depuis que je viens ici, c’est vrai, je n’ai jamais surenchéri sur un veau. La mise à prix de 2 600 euros représente déjà un budget pour moi, je ne peux pas me permettre de mettre davantage dans un animal, même si la génétique a d’importantes retombées dans tous les élevages ». Comme à son habitude, Patrick Bourgeois repérera cinq ou six veaux sur le site internet de la station d’évaluation : « J’affinerai ensuite mes choix le jour J, lors de la visite de la matinée. Mes impressions concordent généralement avec mes choix initiaux, le site de la station est particulièrement bien fait pour se donner une idée. Le jour de la vente, il est important de se munir d’un boîtier électronique, qu’on peut utiliser sans forcément faire de surenchère. En effet, il faut appuyer une fois pour indiquer qu’on est intéressé par tel ou tel animal. Si les enchères s’envolent, je laisse faire, bien évidemment, et j’abandonne. Les trois ou quatre animaux les mieux côtés de la vente sont inaccessibles pour moi. Il m’est déjà arrivé de ne pouvoir acheter aucun des veaux que j’avais sélectionnés. Je me suis parfois réorienté sur des animaux non adjugés au premier tour, ces derniers repassent systématiquement une deuxième fois sur le ring ». Patrick Bourgeois dresse un très bon bilan de ses achats effectués à la vente du GIE : « lors d’une acquisition, je fais notamment attention aux facilités de naissance et au lait. Tous les taureaux sont très bien repartis dans mon élevage, les vêlages sont plus faciles qu’avant. Les césariennes sont beaucoup moins nombreuses : de six ou sept, je suis passé à une, voire deux selon les années. Mon troupeau a gagné en taille avec l’achat de bons taureaux ».

Aurélien Genest

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