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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 24-01-2019]

Consommation

Un magasin de producteurs géré par les consommateurs

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À la Farlède dans le Var, une épicerie collective, participative, baptisée ÉpiCerise, propose un mode de consommation alternatif. Elle est gérée par les consommateurs et les producteurs font partie intégrante du projet.
« Le rêve est devenu réalité. L’ÉpiCerise n’attend plus que de grossir. Nous avons pu concrétiser ce projet qui nous tenait à cœur depuis trois ans. À cette période nous avons lancé une dynamique de territoire en transition avec l’opération la vallée du Gapeau en transition. Nos forums citoyens sur l’économie, l’alimentation ont débouché sur de multiples projets, une pépinière d’entreprises, une épicerie coopérative, une monnaie locale, de jardins partagés… nous avons révolutionné les liens des habitants avec le territoire » se félicite Julien Guimard président de l’association La Cerise sur le Gapeau qui gère l’épicerie collective et participative. Le Gapeau étant le nom d’une rivière qui coule non loin de la Farlède, une commune du Var située dans la métropole toulonnaise.
Un peu d’histoire. En mai 2016 un forum se déroule dans les environs de la Farlède sur le thème « se nourrir sur la vallée du Gapeau ». Ce forum remporte un grand succès auprès de la population locale qui y voit l’occasion de lancer de nouvelles initiatives alternatives pour rapprocher les consommateurs des producteurs. Le rêve grandit lentement avec l’ouverture d’un groupement d’achat dans un premier temps en juin 2017. Une association est créée pour structurer ce mouvement en février 2017 « La cerise sur le Gapeau ». Le projet se concrétise avec l’ouverture, en octobre 2018, dans un local mis à la disposition par la mairie de la Farlède, de l’ÉpiCerise, une épicerie coopérative. Cette épicerie d’un autre genre a ceci de particulier : elle propose un mode de consommation alternatif. « C’est un magasin de producteurs géré par des consommateurs. Nous avons gardé l’esprit d’un magasin de producteurs où les coopérateurs consommateurs sont les seuls propriétaires et décisionnaires. Nous sommes 500 adhérents au sein de l’association. Notre démarche s’appuie sur un principe : chaque consommateur se réapproprie le sens de l’acte de consommation et se rappelle qu’il y a une terre et une histoire à respecter. Nous privilégions les circuits courts, l’approvisionnement local, le bio, les liens directs avec les producteurs » détaille Julien Guimard.

Trois heures de bénévolat par mois
L’ÉpiCerise repose sur une charte. L’association demande un engagement aux consommateurs bénévoles « Chacun donne un peu de son temps pour faire tourner l’ÉpiCerise. On compte 500 adhérents et on n’a pas besoin d’autant de monde dans les rayons ou en caisse. Les volontaires se relayent par groupe de trois auprès de Sandrine, notre unique salariée. Nous demandons un engagement minimum horaire de bénévolat par consommateur de 3 heures/semaine pour gérer le magasin. Nos coopérateurs consommateurs peuvent participer à la mise en œuvre d’un marché bio mensuel que nous avons créé. Ils peuvent intervenir sur les stands des foires locales » assure Julien Guimard président de l’association. Sandrine Séreno, ex-vice-présidente de l’association est l’unique salariée de la boutique coopérative. Elle assure les encaissements, la réception des produits. Dans les rayons, il y a de multiples articles, des fruits et légumes de saison, des produits d’entretien, des laitages, des fromages et des poulets fermiers. L’épicerie collective fait travailler 40 à 50 producteurs locaux dont 6 maraîchers de la région de Toulon et un grossiste des Alpes de Haute Provence. « Créer du lien » : c’est le leitmotiv du président de l’association qui envisage d’ouvrir une coopérative privée en 2019, de changer de local, d’ouvrir un café culturel, des ateliers d’échange de savoir-faire et de connaissances. « Pourquoi ne pas envisager un vaste magasin de 900 m2. Nous sommes là pour interroger chacun sur son impact sur la nature. Nous tendons vers le zéro déchet. Nous proposons du vrac, des conditionnements recyclables… » conclut-il.

Pierre Louis Berger

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