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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 24-01-2019]

Agrobiologie

L’agriculture de conservation au programme d’une formation

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Diagnostic d’un sol dans une association orge - pois.
Trois jours de formation ont été consacrés à l’agriculture de conservation en bio et en Bourgogne. Cette formation a rencontré un grand succès auprès des agriculteurs
Mathieu Archambault, spécialiste de l’agriculture de conservation des sols, est intervenu du 15 au 17 janvier à l’occasion de formations organisées par Bio Bourgogne, dans l’Yonne, la Côte d’Or et la Nièvre. L’objectif de la formation était de comprendre le fonctionnement et la gestion d’un sol en agriculture de conservation appliquée aux systèmes céréaliers bio, dans le but de le préserver et dans une recherche de durabilité technique et économique.
Pour Mathieu Archambault, les deux principaux problèmes dans les systèmes bios céréaliers en agriculture de conservation sont :
- Une structure du sol non optimale
L’air est un des premiers éléments indispensables à la vie dans le sol. Ainsi, une bonne activité biologique dans son sol, nécessite un sol aéré. Or, on a souvent une zone de tassement entre 5 et 10 cm, voire 25 cm, du fait de passages répétés d’outils. Il faudrait donc différents modes d’actions pour travailler son sol à différentes profondeurs, et donc des outils différents. « De manière générale il faut être très souple et opportuniste pour gérer au mieux son sol, en variant les cultures, les dates de semis et les interventions, en faisant en sorte qu’elles soient les plus adaptées possible aux conditions ». La flexibilité reste une stratégie possible dans des systèmes avec des charges de départ faibles et un stock de semences d’avance.
- Un manque de fertilité des sols
Tout commence par des diagnostics de sol, il faut l’ouvrir pour regarder ce qui s’y passe. Un sol qui fonctionne est un sol organisé verticalement. La présence de racines et leur profondeur d’implantation sont de bons indicateurs de la structure du sol. Il est ainsi plus facile d’effectuer un diagnostic sur un sol couvert.
Toutes les plantes ont besoin de 20 à 30 u d’N au démarrage pour se développer, y compris les légumineuses. « Le meilleur moyen de rapporter de l’azote est de remettre au sol la plante entière ». En effet, la majorité de l’azote est contenue dans les graines, exportées pour être vendues et non dans les pailles. Pour ce faire, on va donc implanter des couverts interculturaux et des prairies temporaires à base de légumineuses. À noter que les couverts végétaux vont certes constituer un apport de matière organique et d’azote au sol, mais à eux seuls, ils ne vont pas permettre d’apporter suffisamment de matière organique mobilisable.
Ainsi, en système céréalier bio, une fertilisation à base d’effluents d’élevage permet de compenser un travail du sol souvent plus important, réalisé pour favoriser la minéralisation de la matière organique et maîtriser le salissement. De manière générale, un sol fonctionne bien si l’activité microbienne est suffisante. Un moyen simple de le vérifier est de suivre la vitesse de décomposition des pailles laissées au sol (idéalement 3 à 4 mois).

Gérer le salissement
Pour Mathieu Archambault, il faut apprendre à gérer le salissement en occupant le terrain, et non en faisant le vide. « Si les racines de la culture n’occupent pas le sol, la nature va s’en charger ! ». Le but du jeu est donc d’occuper le sol de manière permanente, avec des plantes qu’on maîtrise, produisant beaucoup de biomasse, pour contrôler le salissement. En bio, garder un couvert propre et donc un champ propre peut être parfois difficile. Ainsi, les couverts seuls ne vont pas permettre de gérer le salissement. Ce dernier va être maîtrisé via une combinaison de leviers agronomiques tels que la rotation où l’implantation de prairies temporaires.

L’équipe Bio Bourgogne

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