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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 24-01-2019]

Pratiques innovantes

Des changements radicaux

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Veaux élevés dehors, croisement de races, regroupement des périodes de vêlages, regroupement parcellaire… sont autant de pratiques mises en place sur l’élevage de Damien Olivier.
Damien Olivier, éleveur laitier bio a changé sa conduite d’élevage en s’enrichissant de pratiques d’autres éleveurs de France et d’Outre-Manche.
Dans le cadre du projet Reine Mathilde (1), des voyages d’études ont été organisés pour les éleveurs afin de leur faire découvrir des techniques d’élevages innovantes, inspirées de Nouvelle-Zélande, comme le maxi-pâturage, la conduite des grands troupeaux, les vêlages groupés, la monotraite, les veaux à l’herbe, le croisement de races et ainsi favoriser les changements de pratiques.
Damien Olivier, éleveur laitier en agriculture biologique dans le Calvados, a participé à trois d’entre eux, deux en Bretagne et un en Angleterre. « Je cherchais des solutions sur le travail. Découvrir une rationalisation sur des troupeaux de 300 vaches laitières retire les freins que l’on peut se mettre avec 60 ou 80 vaches », explique l’exploitant, à la tête d’un troupeau de 45 vaches laitières conduit sur 61 hectares d’herbe sans concentré.

Des changements sur le système fourrager
Sur l’élevage, de nombreuses modifications ont ainsi été entreprises en s’inspirant des techniques découvertes. À commencer par le système fourrager. « À cette époque-là je produisais encore des céréales. J’ai complètement arrêté ce qui m’a permis d’accentuer le découpage parcellaire pour le pâturage. Dans les exploitations visitées, j’ai vu des fermes très structurées, ce qui m’a incité à réaliser un regroupement parcellaire. J’ai ainsi échangé avec un voisin 15 hectares situés à 1 kilomètre », rapporte Damien Olivier. En revenant de son premier voyage dans le Finistère, l’éleveur a également implanté de la chicorée. Le dernier semis date de 2015. La culture a une durée de vie de cinq ans. L’exploitant y trouve un intérêt pour décompacter les sols et limiter la concurrence avec le rumex.
Il a également ramené de nouvelles pratiques concernant le troupeau. Il a accentué le croisement de races, en introduisant de la Montbéliarde sur des Prim’Holstein et de la Brune. « J’essaie de plus en plus de regrouper les périodes de mises bas et j’arrive parfois à fermer la salle de traite en fonction de la réussite de la reproduction et des conditions climatiques. J’ai également pour objectif de passer aux vêlages deux ans pour supprimer un lot et ainsi économiser et rationaliser davantage le travail. Dans cette dernière optique, j’ai réduit l’intervalle entre les traites. Depuis trois ans, mes journées commencent à 8 h - 8 h 30 et finissent à 18 h 30 ».

(1) http://idele.fr/reseaux-et-partenariats/reine-mathilde.html

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