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YONNE

[Article mis en ligne le 10-01-2019]

Désherbage mécanique

Herse étrille : faire son expérience au champ

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Les conditions climatiques et l’état du sol de la seconde semaine de novembre ont permis le passage de l’outil sur des adventices peu développées et encore sensibles à l’arrachement et au recouvrement.
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Les réglages doivent être adaptés en fonction d’observations : bien enracinée suite à un semis à 3 cm de profondeur, la culture a permis une agressivité des dents et un terrage de l’outil suffisants pour déraciner les jeunes adventices. Avec une levée hét
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Le sol doit être suffisamment ressuyé pour permettre le déracinement de la plantule et éviter son redémarrage.
Des céréaliers se sont prêtés à des essais d’utilisation de la herse étrille avec la Chambre d’agriculture de l’Yonne.
La herse étrille n’est pas un outil nouveau. Pourtant, son utilisation en grandes cultures conventionnelles est anecdotique. Les raisons sont multiples mais le réglage et le positionnement de l’outil restent les principales difficultés et causes d’échecs. Aujourd’hui, elle suscite à nouveau l’intérêt. Entre volonté de réduire les phytosanitaires, nécessité de maîtriser des adventices résistantes et d’intégrer de nouvelles techniques à sa stratégie, certains agriculteurs s’interrogent pour lui faire une place dans leurs itinéraires techniques.

Une plate-forme d’essais au champ pour mieux appréhender l’utilisation de l’outil
C’est le cas d’un groupe d’agriculteurs de l’Auxerrois et de Germain Philbe, qui a accepté de consacrer une parcelle à des essais de plein champ. Proposée par la Chambre d’agriculture de l’Yonne, cette démarche a pour objectif d’aller plus loin que le simple réglage de la machine. Il s’agit d’appréhender son utilisation en conditions réelles et réfléchie dans le cadre d’une gestion globale des adventices. Cette nécessaire démarche d’accompagnement vient en synergie de la mise à disposition de l’outil assurée par l’Association pour la qualité de l’eau potable.

Un outil complémentaire au raisonnement agronomique et au désherbage chimique
La herse étrille est donc considérée comme «une pièce du puzzle». Sur la plate-forme d’essai, elle est utilisée sur différentes façons culturales (zone labourée, zone en travail superficiel), emblavée à différentes dates (semis de blé du 15 octobre et du 9 novembre) et appuyée d’un désherbage chimique de rattrapage au printemps. Elle est utilisée avec différentes stratégies : en préventif avec l’objectif de réaliser un faux semis ; en curatif pour détruire de jeunes adventices, en pré-levée (passage «en aveugle») puis en post-levée par passages successifs à l’automne et/ou au printemps. Mais il ne s’agit pas là d’une recette ; le protocole d’intervention est sans cesse adapté aux conditions de la campagne.

Une adaptation permanente
L’utilisation de la herse étrille reste délicate parce que les fenêtres d’intervention sont étroites et variables d’une année à l’autre. En moyenne, il faut compter l’équivalent d’une petite quinzaine de jours disponibles sur la campagne pour réaliser les interventions. Le stade des adventices pilote le positionnement de l’intervention. Trop développées, elles résistent à l’outil et rendent son passage inutile. Mais l’état de surface du sol, les conditions climatiques et le stade de la culture décident de son déclenchement. Un sol suffisamment ressuyé, bien nivelé, avec peu de résidus en surface, une journée ensoleillée asséchante avant et après le passage de l’outil et un stade de la culture résistant sont des conditions de réussite de l’intervention. Il faut donc être réactif et s’adapter en permanence.

Observer et prendre des repères pour effectuer les réglages
Enfin, l’utilisation de la herse étrille reste délicate parce que les paramètres de réglage interagissent entre eux et qu’il est donc difficile de rationaliser l’opération. La modification du terrage de l’outil, de la position des dents et de la vitesse d’avancement influent sur l’agressivité de la machine. Il est nécessaire d’observer la profondeur de travail, l’effet sur les adventices et la culture pour affiner les réglages. Au final, ils seront forcément le résultat d’un compromis entre efficacité sur les mauvaises herbes et sélectivité sur la culture.
Pour gagner du temps sur cette phase, il est déterminant de prendre des repères (exemple longueur des chandelles de relevage et du troisième point pour assurer l’horizontalité de l’outil).

Des expériences à partager, des résultats à venir !
Le rendez-vous «bout de champ» du 16 novembre consacré au réglage de la machine a démontré l’importance de partager les expériences et savoir-faire. Le passage de l’outil ne doit pas être réalisé si les conditions ne s’y prêtent pas. L’intervention a finalement eu lieu le lendemain. La plate-forme est installée jusqu’à la récolte et les résultats et enseignements devraient être nombreux. N’hésitez pas à nous solliciter.

Contacts :
Marjorie Lautier au 06 77 75 30 28
ou m.lautier@yonne.chambagri.fr
Richard Wylleman au 06 07 81 46 45
ou r.wylleman@yonne.chambagri.fr

Chambre d’agriculture de l’Yonne

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