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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 29-11-2018]

Assemblée de section de Dijon Céréales

2017 - 2018 : Un exercice de transition

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Le passage de témoin entre Christophe Richardot, directeur de Dijon Céréales et d’Alliance BFC est effectif depuis juillet 2018
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450 adhérents ont marqué par leur présence, leur intérêt pour la coopérative Dijon Céréales, et leur volonté de témoigner leur reconnaissance à Pierre Guez.
Carton plein pour les deux assemblées de section de Dijon Céréales qui se sont déroulées les 20 et 21 novembre, respectivement à Darcey (Auxois-Morvan-Châtillonnais) et à Saint-Appolinaire (Plaine-Tille-Vingeanne-Bèze). 450 agriculteurs adhérents ont répondu à l’invitation et sont venus saluer Pierre Guez, qui participait là à ses dernières assemblées de section.
Que ce soit la collecte, la moisson ou la commercialisation… l’exercice 2017-2018 se sera déroulé dans «un contexte chahuté, voir surréaliste», évoqué par Didier Lenoir, président de la section Plaine-Tille-Vingeanne-Bèze. Toutefois, après «la triste récolte 2017» marquée par une grande hétérogénéité et une qualité médiocre, la «moisson moyenne de 2018» réajuste quelque peu la situation. Mais l’exercice aura aussi été impacté par les mouvements de grève à la SNCF qui ont fortement perturbé la commercialisation et renchéri considérablement les opérations.
Reste un souci majeur exprimé par Pascal Demay «la collecte s’effrite». D’un côté les rendements stagnent, de l’autre la qualité des blés en particulier, oblige à trouver des palliatifs en termes de débouchés, qui complexifient sérieusement les mises en marché et les flux logistiques historiques. L’année 2018 est également marquée par les basses eaux, conséquence d’une sécheresse persistante qui complique l’acheminement et perturbe une logistique bien huilée, notamment pour les débouchés des blés et des orges de brasserie.

Un contexte réglementaire pénalisant
Heureusement, «la lumière au bout du tunnel» est bien visible et annonce des jours meilleurs : pour les cours du blé qui restent satisfaisants et pour le colza, grâce à une nette amélioration technique du prix. La baisse de la sole colza inquiète cependant les opérateurs qui craignent un fort retour de bâton en 2019.
L’exercice 2017-2018 est aussi celui de la transition avec le départ de Pierre Guez, directeur emblématique du groupe et l’arrivée de Christophe Richardot à la direction générale en juillet dernier. La création d’Alliance BFC, la nouvelle union de moyens unissant Dijon Céréales, Bourgogne du Sud et Terre Comtoise, témoigne de cette volonté commune, au sein d’un grand ensemble régional, de maintenir et de renforcer la compétitivité des productions agricoles régionales sur les grands marchés.

Pour Pierre Guez, pas de doute «la compétitivité se joue sur la qualité», mais elle dépend aussi d’un contexte réglementaire qui inquiète son successeur, Christophe Richardot. Les coopératives sont là pour imaginer des solutions, anticiper, rappelle-t-il, «mais les textes gouvernementaux sont quand même inquiétants». La transition énergétique à marche forcée, la séparation du conseil et de la vente… risquent d’impacter les activités, l’organisation et de déstabiliser les centrales d’achat.

Des défis sociétaux
Les défis ne relèvent plus seulement de l’agronomie, l’activité agricole se trouve directement en prise avec les interrogations et les contradictions de la société civile. Tour à tour accusée et remise en cause dans ses pratiques, elle ne sort pas indemne de tous les faux procès qui lui sont faits, toutefois les agriculteurs conservent la confiance des consommateurs. Marc Patriat, président de Dijon Céréales s’interroge aussi sur ces mises en cause réitérées et sur la dérive des États généraux de l’alimentation. «L’agriculture pourra s’adapter» affirme-t-il, «mais encore faut-il lui en laisser le temps»… Face à un contexte perturbé et perturbant, «l’agriculture doit être porteuse de solutions et nous devons travailler à amener de la valeur ajoutée supplémentaire à nos adhérents».

L’atout de l’Alliance BFC, dans ce contexte difficile, c’est justement celui d’une organisation collective qui allie les intelligences, les compétences et les moyens, pour imaginer le futur et assurer la plus grande réactivité possible.
À la suite des assemblées de section, Gilles Rivière en dénonçant les travers de ce qu’il appelle «la boboland» et la fabrique actuelle de «peurs» irraisonnées, a su séduire, comme à son habitude, les participants à ces assemblées de section.

Anne-Marie Klein

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