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NIEVRE

[Article mis en ligne le 25-10-2018]

Alimentation

Du blé aux pâtes

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Aurore Deliry et Charly Dupuis dans leur atelier de production
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La boutique est ouverte le vendredi de 16 h à 19 h.
Charly Dupuis, fils d’agriculteur dans le Cher et Aurore Deliry ont décidé, il y a 6 mois de s’installer sur la ferme familiale et de créer ensemble l’entreprise « Les Gourmandes Bio ». Une production de pâtes sèches qu’ils exportent en grande partie dans la Nièvre.
C’est un pari audacieux. Charly Dupuis, 33 ans et sa compagne Aurore Deliry, 28 ans viennent de lancer l’entreprise « Les Gourmandes Bio » à Feux dans le Cher. Cela fait un an que le couple mûrissait son projet. « Mon père produit depuis une dizaine d’années des céréales bio sur la ferme à Villeneuve, je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire pour valoriser ses récoltes » explique Charly Dupuis. Le couple n’était pourtant pas destiné à ce genre d’activité. « Nous étions auparavant dans l’évènementiel, mais nous avons eu envie de changement et surtout de pouvoir créer notre propre projet » explique à son tour Aurore Deliry.
Une fois l’idée et le projet bien défini, il a fallu se former. « Nous avons suivi pour cela des formations notamment auprès de la Chambre des Métiers avec les modules “création d’entreprise”, “hygiène agroalimentaire” et surtout “fabrication de pâtes” » détaille Charly Dupuis. Pour ce projet, le couple a investi un peu plus de 100 000 euros dans  l’achat des machines, la rénovation de l’usine et la chambre froide entre autre.

« Une production 100 % bio »
Pour produire leurs pâtes, les deux gérants valorisent une partie les 290 ha de céréales cultivées par Dominique Dupuis, le père de Charly. Dans le détail, on y retrouve des légumineuses (pois et lentilles) du tournesol, blé dur et tendre et Maïs. Côté production, les pâtes passent par une extrudeuse et un séchoir durant 19 heures à basse température ce qui permet de conserver toutes les qualités nutritionnelles des pâtes et retrouver la saveur du blé. 300 kg de pâtes sont produites chaque semaine après extraction de l’eau.

Un débouché tourné vers la Bourgogne
Actuellement, « Les Gourmandes Bio » proposent une gamme nature, au piment de Cayenne, à la tomate, au chocolat, aux lentilles, au basilic et aux noix de la ferme. Pour certaines gammes , comme la tomate ou le piment de Cayenne, le couple achète ses produits déshydratés chez les fournisseurs des magasins Biocoop. « Aujourd’hui, contrairement à la grande distribution, nous pouvons nous revendiquer comme producteur 100 % bio. Car pour être certifié, le cahier des charges prévoit que 95 % des ingrédients soient issus de l’AB. Mais les GMS jouent énormément sur ce seuil » estime Aurore Deliry.
Malgré leur implantation dans le département du Cher, le débouché de l’entreprise est tourné vers la Bourgogne et la Nièvre en particulier. Actuellement, le couple fournit les magasins de producteurs comme « Secrets de Paysans » à Coulanges-les-Nevers et les Biocoop de Cosnes-sur-Loire et Nevers.
« Vous pouvez également nous retrouver directement à notre ferme et sur les marchés de producteurs. Nous avons au total 60 points de ventes en 6 mois d’activité, c’est encourageant» explique Aurore Deliry. Des sachets qui sont vendus entre 2,80 à 3,90 euros pour un volume qui varie entre 220 à 320 grammes par paquet.
En parallèle à ces points de ventes « Les Gourmandes Bio » fournissent également le collège de la Charité-sur-Loire et le collège René Cassin de Cosnes-sur-Loire. « Nous sommes fiers de ces partenariats. Nous réalisons ponctuellement des actions pédagogiques dans ces établissements. Nous pouvons ainsi expliquer notre démarche » poursuit la jeune femme. « Depuis que ces collèges testent nos produits, les chefs d’établissements ont constaté qu’il y avait moins de gâchis car les élèves apprécient le goût » se réjouit Charly Dupuis
La priorité pour le couple est d’étendre encore un peu plus leur réseau. « Rien n’est fermé, notre atelier de production peut encore évoluer et si le besoin s’en fait sentir, nous pourrions éventuellement embaucher. Mais nous n’en sommes pas là, il nous reste du travail » conclut Aurore Deliry.

Théophile Mercier

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