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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 25-10-2018]

Produits locaux

Si, c’est possible

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Étaient au menu : des carottes râpées de l’EARL Le Breuil (Fenay), des morceaux de poulet fermier aux herbes (SA Guillot Cobreda, LDC), du gratin de pommes de terre de la Ferme de Tontenant (Pagny-le-Château), du Comté et des Pommes de Magapomme (Breteniè
Des assiettes garnies de produits de proximité ont été servies le 15 octobre au restaurant interentreprises de la Maison de l’agriculture : l’occasion de sensibiliser les élus sur la question.
Sous l’initiative des Jeunes agriculteurs, de la Chambre d’agriculture de Côte-d’Or et du groupe Id’ees, un menu 100 % local était proposé la semaine dernière à Bretenière. Cette démarche, qui sera reconduite une fois par mois à la Maison de l’agriculture, visait à sensibiliser les élus locaux sur le développement de ce type d’alimentation dans l’ensemble de la cuisine collective. «Pour y arriver, il faut avoir la volonté et revoir tout le système», assure Christophe Bonnot, directeur des relations institutionnelles à Groupe Id’ees, qui s’explique ici : «Tout d’abord, les prix d’achat des collectivités ne conviennent pas. Quand nous vendons à 2,80 euros HT une entrée, un plat et un dessert livrés, nous ne pouvons pas faire des miracles et il n’est pas possible d’assurer un prix rémunérateur à l’agriculteur. Les normes sont aussi beaucoup plus strictes qu’avant, nous arrivons à des extrêmes. Aujourd’hui, tout le monde se couvre un maximum, il n’y a jamais eu autant de sécurité alimentaire. Les députés ont la possibilité de faire évoluer la législation. Autre point : si nous avons besoin de poulets, nous n’allons pas appeler dix agriculteurs : il faudrait une organisation en face. Des systèmes comme Agrilocal21, en route depuis quelques semaines, sont intéressants. Quand nous travaillons en circuits locaux, des aléas climatiques peuvent engendrer un décalage des approvisionnements, il faut le savoir. Or, nous sommes dans l’obligation de présenter des menus trois mois à l’avance aux collectivités, car les parents veulent savoir absolument ce que leurs enfants vont manger. La réglementation impose aussi de nombreuses contraintes, dont un calcul d’apports lipidiques, glucidiques et protéiques, dans le cadre du plan contre l’obésité. Tout cela est particulièrement complexe. La fermeture des petits abattoirs nous contraint aussi à effectuer davantage de déplacements et à augmenter les coûts. Il existe un tas d’exemples de ce type, il faut vraiment revenir à du bon sens». Cette expérience qui sera reconduite, a pour objectif de tester en grandeur réelle l’approvisionnement de la restauration collective en produits locaux. Elle doit servir d’exemple pour une rémunération juste des producteurs et lever certaines contraintes inappropriées.

Aurélien Genest

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