Abonnement Nous Contacter Participer Petites annonces Publications légales Extranet

BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 25-10-2018]

Elvéa 71-58

Le prix doit couvrir les coûts de production

photo article
Elvéa 71-58 a dressé le bilan d’une campagne difficile
Dans un contexte de marché difficile, Elvéa 71-58 poursuit plus que jamais ses efforts pour organiser la mise en marché de ses adhérents. Ici comme ailleurs, on attend des prix qu’ils couvrent les coûts de production. La montée en gamme, les pratiques vertueuses… tout est possible si le prix rémunère.
L’assemblée générale d’Elvéa 71-58 a eu lieu le 28 septembre dernier à Charolles. Comme toutes les organisations de producteurs, la structure a dressé le bilan d’une campagne difficile sur fond de nouvelle baisse des naissances (plus de 8 000 de perdues en un an en Saône-et-Loire ; - 6 600 dans la Nièvre). Des chiffres plus bas qu’un lendemain de la sécheresse de 2003, faisait-on remarquer. Un constat qui n’a rien de rassurant alors que tout le monde se demande comment nourrir les vaches cet hiver… Ambiance commerciale inquiétante donc après un trop-plein de volume lié à une décapitalisation massive en 2017-2018. Dans un marché encombré, c’est peu dire que la sécheresse 2018 tombe bien mal.
Le commerce de bovins maigres avait pourtant été plutôt attractif depuis le début de l’année, rappelait le président du collège acheteurs Paul Pacaud. Malheureusement, la sécheresse vient de faire chuter les tarifs des nombreux broutards mis en vente. Du côté de la viande, les prix restent bas. « Les 50 % de consommation de steaks hachés favorisent les vaches de conformation moyenne plus ou moins engraissées », rapportait Paul Pacaud. Tandis que les jeunes vaches et génisses bouchères de qualité se vendent mal, pointait-il. Un constat saisissant alors que les États Généraux de l’Alimentation prônent justement une montée en gamme avec un objectif de 40 % de viande sous label rouge d’ici cinq ans, contre seulement 3 % aujourd’hui. « Les GMS et les boucheries ont intérêt à se bouger », concluait le représentant des acheteurs pour qui la région a la capacité à fournir ces 40 % sans problème. Mais encore faut-il que la rémunération soit à la hauteur du travail accompli.

La fierté ne constitue pas un revenu !
« La hausse des coûts de production pose un redoutable défi à l’activité de production tant en maigre qu’en gras », estimait le président d’Elvéa Jean-Michel Morel. L’espoir d’une fixation des prix « marche en avant » comme le promettaient les Egalim a été très vite déçu, regrettait-il. Outils d’une hypothétique montée en gamme, les quatre signes officiels de qualité auxquels adhère Elvéa sont bien là. « Cependant, la fierté de produire une viande de qualité dans des conditions agro-écologiques et de bien-être animal ne construit pas un revenu », faisait remarquer Jean-Michel Morel. Il faut un prix couvrant le coût de production, encourageant la qualité et dissuadant une vente opportuniste pour cause de trésorerie, plaidait le président. Des conditions qui seules peuvent garantir la qualité et la régularité gustative du produit. Des conditions qui passeraient par une contractualisation, estimait Jean-Michel Morel. Contractualisation qu’Elvéa ne rejette pas, au contraire. D’ailleurs, désormais, les organisations de producteurs non commerciales auront la possibilité de structurer des contrats, annonçait le président.

Bénéficier de filières…
Organiser et donner accès à un portefeuille de filières est la raison d’être d’Elvéa 71-58 qui compte 426 éleveurs de bovins pour 69 négociants. À elle seule, Elvéa 71-58 fournit 3 100 des 8 650 bovins commercialisés par le label rouge Charolais Terroir. 144 adhérents d’Elvéa sont engagés dans cette filière qualitative. Elvéa est impliquée dans la démarche Charolais de Bourgogne depuis ses débuts. 137 élevages adhérents sont qualifiés dans la filière IGP (lire encadré). Depuis 2016, l’association qualifie des élevages pour la filière AOP Bœuf de Charolles. D’autres filières complètent les débouchés des éleveurs d’Elvéa : la filière Casino – Villefranche Socopa pour des génisses R/U ; le Bœuf de nos Régions avec SVA. 391 élevages sont engagés dans la charte des bonnes pratiques d’élevage qui constitue le socle commun à de nombreux cahiers des charges - dont la démarche Éleveurs et Engagés. Cette qualification peut donner lieu à une plus-value dans certains circuits.
En maigre, Les adhérents d’Elvéa ont fourni 1 600 broutards non OGM dans la filière Hérédia. 320 élevages sont qualifiés « fournisseurs bovins maigres ».

Plus-value ou droit d’accès au marché…
Créée par Elvéa France, la filière Broutard d’Excellence Elvéa ou B2E a été lancée en juin 2017. Il s’agit d’animaux préventivement vaccinés et déparasités donnant droit à une plus value de 30 € par animal. Une plus value symbolique, reconnaissait-on, et qui est déjà remise en cause par d’autres opérateurs moins scrupuleux, estimant que le protocole préventif n’est ni plus ni moins qu’un accès au marché, déplorait Jean-Michel Morel.

Marc Labille

foire aux pieces d usure
photo article

Élevage - À saisir… une opportunité “sciure” comme alternative à la paille

[En ligne le 15-11-2018]

photo article

Sécheresse en Bourgogne Franche-Comté - Des mesures exceptionnelles mises en œuvre par l’État en faveur des agriculteurs

[En ligne le 08-11-2018]

photo article

Pépinières viticoles - L’origine France, marqueur de qualités

[En ligne le 08-11-2018]

RECHERCHE

ÉDITION N°1502

La une

LIENS EXTERNES

METEO

PUBLICITE

votre publicité

NEWSLETTER

Inscrivez vous à la Newsletter pour être toujours informé

Réseaux