Abonnement Nous Contacter Participer Petites annonces Publications légales Extranet

BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 25-10-2018]

Environnement

Le paiement pour services rendus en phase test...

photo article
Six zones du nord de la France et du sud de l’Angleterre ont lancé le programme européen CPES, avec pour objectif l’amélioration de la qualité de l’eau, grâce aux changements des pratiques agricoles. L’idée c’est de rémunérer les exploitants à la hauteur des services rendus. Un dispositif qui pourrait avoir de l’avenir.
Passer du principe de « pollueur/payeur » à celui de « bénéficiaire/contributeur ». C’est l’objectif du projet « Paiements pour services environnementaux Manche » (CPES) qui a été lancé officiellement le 17 octobre, après une série de tests effectués depuis novembre 2017. Ce programme, financé à hauteur de 4 millions d’euros par des fonds européens, doit permettre de rémunérer des agriculteurs du nord de la France et du sud de l’Angleterre pour leurs actions en faveur de la qualité de l’eau. En effet, seulement 30 à 40 % des eaux se déversant dans la Manche sont aujourd’hui classées en bon état écologique. En cause : la forte concentration de nitrates et de phosphates dans les eaux, conséquence notamment des pratiques agricoles.
Au lieu de taxer les agriculteurs pour ces pratiques dommageables à l’environnement, ou de simplement les indemniser pour leurs éventuels investissements en faveur de la qualité de l’eau, le programme a pour objectif de payer ces actions à leur juste valeur. L’assainissement d’un point d’eau engendre en effet une série d’externalités positives pour la collectivité, qu’il est possible de chiffrer et de transformer en rémunération.

Internaliser les bénéfices environnementaux
Les exploitants des zones concernées doivent donc proposer, à leur initiative, des projets visant à améliorer la qualité de l’eau autour de leurs cultures. Ces propositions sont ensuite examinées, puis mises en œuvre. Les chercheurs qui participent à ce projet déterminent ensuite la valeur de la proposition portée par l’agriculteur et le rémunèrent en fonction.
Le programme « Paiements pour services environnementaux Manche » regroupe 14 partenaires Anglais et Français, dont l’Inra, l’Université de Winchester, l’université de Rennes, le CNRS, Eau de Paris, et l’Agence de l’Eau Seine Normandie.
La moitié des zones concernées sont situées en Grande-Bretagne (Estuaire de Salcombe Kingsbridge, Prairies calcaires des South Downs, Rivière Western Rother) et l’autre en France (Bassin d’alimentation de Captage du Tremblay-Omonville, Aire d’alimentation des sources de la Vigne en Normandie, Lac au Duc, en Bretagne). L’idée c’est aussi de retisser un lien positif entre les agriculteurs et les acteurs de ces territoires, sans effet de culpabilisation.
Ce projet doit durer jusqu’en 2021, date à laquelle les partenaires présenteront un rapport d’évaluation. L’ambition étant de présenter à la Commission européenne une solution clé en main, facilement adaptable à des niveaux nationaux et communautaires, pour améliorer la qualité de l’eau.
foire aux pieces d usure
photo article

Élevage - À saisir… une opportunité “sciure” comme alternative à la paille

[En ligne le 15-11-2018]

photo article

Sécheresse en Bourgogne Franche-Comté - Des mesures exceptionnelles mises en œuvre par l’État en faveur des agriculteurs

[En ligne le 08-11-2018]

photo article

Pépinières viticoles - L’origine France, marqueur de qualités

[En ligne le 08-11-2018]

RECHERCHE

ÉDITION N°1502

La une

LIENS EXTERNES

METEO

PUBLICITE

votre publicité

NEWSLETTER

Inscrivez vous à la Newsletter pour être toujours informé

Réseaux