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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 18-10-2018]

Reproducteurs Charolais

Direction l’Auxois sud

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Nicolas Guenot et Éric Bize évoquent cette nouvelle édition.
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Benoît Laprée
Le concours Charolais de l’Auxois Sud se déroule samedi 27 octobre à Créancey.
J-8 avant l’organisation annuelle du comice agricole de Pouilly-en-Auxois et de la Fédération charolaise. Le concours de l’Auxois sud réunira 80 reproducteurs samedi prochain sous le hall agricole de Créancey. «Nous maintenons, à trois animaux près, le même effectif que l’an passé, toujours avec une quinzaine d’éleveurs», se réjouit Éric Bize, président du comice, qui craignait une certaine baisse de l’affluence en raison de la sécheresse et du contexte économique défavorable. «L’impact est heureusement plus que limité. Nous tenons à remercier les participants pour leur engagement, celui-ci permettra de passer tous ensemble une très belle journée axée sur l’élevage Charolais», poursuit le Côte-d’Orien. Le niveau élevé de ce rendez-vous est rappelé à cette occasion : «les meilleurs animaux de la région seront là. À titre d’exemple, le deuxième prix d’honneur de Créancey en 2017 avait décroché le prix d’honneur quelques semaines plus tard à Semur, ce n’est pas rien».

Un nouveau trophée
Cette nouvelle édition se déroulera sous un schéma similaire à celui des années antérieures avec, en plus des sections, des trophées viande et vêlage facile, les prix du public, de la communauté de communes et de la ville de Pouilly-en-Auxois. «En guise de nouveauté, le super prix d’ensemble est remplacé cette année par le trophée Maurice Rérolle, en la mémoire de l’ancien président du comice. Le même fonctionnement sera identique à l’ancien super prix d’ensemble», souligne Éric Bize. Le comice reconduit son concours de dessin à destination des écoles primaires du secteur. Six classes viendront exposer un travail axé sur la thématique «La vache dans tous ses états», un jury évaluera les différents dessins. Un déjeuner avec, bien sûr, de la bonne viande charolaise sera proposé. Les réservations, conseillées, sont à effectuer auprès du président (06 24 69 61 13). Pour rappel, plus de 200 repas avaient été servis en 2017. «D’autres animations sont au programme», ajoute Éric Bize, «il y aura des ateliers de maquillage pour les enfants et des jeux éducatifs proposés par l’École en herbe, le réseau des fermes pédagogiques animé par la Chambre d’agriculture de Côte-d’Or. Il est important que les jeunes, en plus des adultes, s’intéressent à nos métiers. Aussi et surtout, pour la première fois, nous allons accueillir un marché de producteurs lors de cette édition. Nous espérons la présence d’une dizaine d’exposants du secteur, pour montrer la richesse de notre agriculture».
Cinq veaux pour Nicolas Guenot
Nicolas Guenot, éleveur à Allerey, fait partie des éleveurs inscrits. Ce jeune de 28 ans exposera cinq veaux mâles de l’année : «Je participe à toutes les éditions de l’Auxois sud depuis mon installation en 2010. Mon père venait déjà avant, il viendra lui aussi ce 27 octobre. Ce concours, qui se déroule à proximité de chez moi, est une occasion supplémentaire de vendre des animaux, tout en assurant une publicité pour l’élevage». Créancey sera la quatrième sortie de l’EARL Nicolas Guenot depuis la rentrée, après le concours national des veaux le 5 septembre au Marault (deux veaux mâles présentés, un deuxième et un troisième prix remportés), le concours d’Autun des 29 et 30 septembre (quatre mâles, deux laitonnes, une génisse et une vache présentées pour quatre premiers prix, un deuxième prix d’ensemble et un prix d’honneur décrochés). Nicolas Guenot s’est également rendu à Cournon le 4 octobre avec une génisse et une vache, cette dernière étant revenue à Allerey avec un troisième prix. Après Créancey, le jeune éleveur Côte-d’orien se rendra les 14 et 15 novembre à Semur-en-Auxois, et peut-être à Moulins puis Paris en fonction de ses résultats.

Un quotidien difficile
La sécheresse n’en finit plus d’inquiéter les éleveurs. Pour sa part, Nicolas Guenot a débuté l’affouragement depuis début juillet. Ses stocks de fourrages devraient toutefois lui permettre de passer l’hiver, mais à l’évidence, son troupeau de 135 vaches aurait préféré une tout autre saison que celle-ci. Du côté des cultures, ses 11 ha de colza semés fin août et ses 8 ha de ray-grass semés le 10 septembre n’avaient toujours pas levé à la date du 4 octobre. L’agriculteur attendait désespérément le retour des précipitations pour semer son blé, son orge et son triticale sur une quarantaine d’hectares. Vendant une douzaine de reproducteurs Charolais tous les ans, Nicolas Guenot craint également un impact de la sécheresse sur le commerce de reproducteurs : «les dépenses sont conséquentes dans les élevages, entre les achats de foin et de paille. Même si ce n’est pas conseillé, des éleveurs peuvent être tentés de faire l’impasse sur la génétique». Éric Bize prévient alors : «malgré les difficultés importantes, il ne faut surtout pas faire l’impasse au niveau génétique. Certains en ont malheureusement fait les frais dans le passé, en déplorant des effets néfastes immédiats dans leur élevage».

Aurélien Genest

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