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YONNE

[Article mis en ligne le 11-10-2018]

Loup

Mobilisation contre le prédateur

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Les Ja et la FDSEA 89 ont manifesté contre la présence du loup et pour recevoir des réponses sur les dossiers agricoles en cours.
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Le député André Villiers a rencontré les éleveurs touchés par les attaques de loup et les acteurs du territoire.
Le député de la 2ème circonscription de l’Yonne André Villiers est allé à la rencontre des éleveurs touchés à répétition par les attaques du loup présent dans la zone.
Le député André Villiers s’est rendu, le 8 octobre dernier, chez Laurence et Sébastien Godin, les éleveurs touchés par des attaques de loup à répétition depuis le mois de juin. De nombreux acteurs locaux et agricoles étaient conviés, tous concernés par la présence du prédateur qui rôde encore dans les parages, si l’on en croit les dépouilles de chevreuils trouvées dans les bois. L’occasion pour eux de témoigner leur soutien aux éleveurs qui ont perdu près de 30 brebis, autour de l’affirmation commune : «Le loup n’est pas le bienvenu dans l’Yonne». L’élevage ovin, en pleine expansion grâce au récent plan de relance ovine, est mis à mal par la présence du loup. Les éleveurs présents ont tous affirmé que le système d’élevage local n’est pas adapté aux mesures de protection prévues sur le plan national : des petits lots de brebis permettant des agnelages étalés répartis sur de petites parcelles éparses. De plus, la volonté de faire pâturer les brebis dans les prés, qui est aujourd’hui une préoccupation de la société et des éleveurs, est mise à mal par la présence du loup. Pour le député André Villiers, la réintroduction de troupes de brebis dans le Tonnerrois, terre ovine historique, est essentielle : «Je prône une agriculture moins intensive avec réintroduction d’élevages. Pour moi, la reconquête de la logique agronomique sur ces territoires passe par la réintroduction de troupeaux de brebis, parfaitement adaptés à la zone. Le loup, c’est la symbolique environnementale par excellence. Pour certains, le réintroduire c’est revenir à cet équilibre environnemental tant recherché. Selon moi, pour la défense de l’environnement, il vaut mieux fixer des agriculteurs avec de l’élevage plutôt que laisser se développer de façon anarchique une espèce sauvage que l’on avait éradiquée au début du XXe siècle».

Manifestation des JA 89 et de la FDSEA 89
Piqués au vif, les JA et la FDSEA 89 ont manifesté devant la mairie de Melisey. Une action pacifique de soutien aux éleveurs et de revendications face au silence des élus concernant les dossiers agricoles. «On s’est mis devant la mairie pour ne pas déranger les producteurs déjà secoués, et pour la symbolique. Pour nous, l’État ne remplit pas ses fonctions. Il protège le loup et pas les éleveurs… En prime, de trop nombreux dossiers agricoles sont en attente en cette année noire, et les élus n’apportent pas de réponse !» explique Damien Brayotel, président de la FDSEA 89. Pour les syndicats, si l’espèce n’est pas classée nuisible, «elle sera domestiquée par un environnement favorable à son développement».

Outre la problématique du prédateur, les JA et la FDSEA ont appuyé le «manque de réaction de l’État vis-à-vis des problématiques lourdes de l’agriculture du territoire». Les thèmes de l’augmentation des VCI en viticulture, du retard de paiement des aides bio, ou encore des difficultés des grandes cultures ont été rappelés au député. Entre autres, le président de la FDSEA de l’Yonne a mis en garde contre la pression sociétale qui induit la suppression de produits. «Il faut nous laisser le temps de trouver des solutions alternatives, et aider la recherche. Deuxièmement, ces changements ne pourront se faire que si l’agriculture dégage du revenu. L’objectif global des États généraux de l’alimentation c’est de produire une alimentation saine et durable, ça, c’est ce qu’on fait, mais aussi d’améliorer et de mieux partager le revenu des producteurs au sein des filières. Et là l’État n’assume pas totalement son rôle d’arbitre». Le très préoccupant manque d’herbe, donc de fourrages pour l’hiver a également été abordé.
La sonnette d’alarme a été tirée concernant les problèmes de trésorerie liés à l’achat d’aliment pour compléter les stocks. Gilles Robillard, secrétaire général de la FDSEA 89 a mis en avant la nécessité d’un soutien financier pour les éleveurs touchés par la sécheresse : «Est-ce qu’on veut le maintien des agriculteurs et des zones rurales ou on veut le loup, la forêt et les coquelicots à notre place… ? Aujourd’hui, certains éleveurs vendent des vaches pour pouvoir acheter de l’aliment. Ils sont déjà endettés et ça met en péril leur production des prochaines années».

Orianne Mouton

Pierre Kons
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