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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 11-10-2018]

Viande bovine

Interbev remet le couvert

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Bruno Dufayet (au centre) a expliqué tout le travail de la commission «Enjeux sociétaux» d’Interbev.
Il fallait bien un colloque pour remettre les idées à l’endroit sur la viande, sa consommation, et répondre aux nouveaux enjeux sociétaux qui remettent en cause le statut de la viande. Interbev l’a organisé dans le cadre du Sommet de l’élevage, avec l’assurance d’une plus grande visibilité.
D’abord, il ne vaut pas se voiler la face, les Français ont bel et bien changé leur mode de consommation, comme l’indique Denis Lerouge d’Interbev, en plantant le décor. Leur système alimentaire a évolué, comme leur posture face à l’alimentation, qu’ils remettent en cause plus globalement. Dans ce contexte, la viande qui était une évidence ne l’est plus, elle doit désormais être aussi «bonne à manger que bonne à penser». Ce qui suppose de redonner du sens à ce choix, de montrer, d’expliquer, de mieux communiquer sur le produit viande.
C’est tout le sens de la démarche de la filière viande bovine d’Interbev depuis 2013, portée par la volonté de s’ouvrir à la société et de répondre à ses questionnements. Bruno Dufayet, en charge de la commission «Enjeux sociétaux», retrace les grandes lignes d’un changement d’attitude qui a amené les professionnels à ouvrir le dialogue avec les ONG de protection de l’environnement. Un changement de posture indispensable pour désamorcer une bombe à retardement qui aurait mis à mal et pour longtemps l’ensemble des acteurs de la filière viande.
Ces travaux et ces réflexions ont abouti en 2017 à la création d’un «Pacte pour un engagement sociétal», une «démarche socle pour toute la filière» qui s’articule autour de quatre axes : optimiser les ressources actuelles, contribuer à l’enjeu climatique, diminuer de 15% les rejets de gaz à effet de serre d’ici 10 ans et veiller au bien-être animal. Pour que les mots ne restent pas des coquilles vides et se traduisent en actes sur le terrain, Interbev engage le monde de l’élevage et les éleveurs à signer ce pacte et inscrit l’opération dans une démarche qualité à la portée de tous, même si elle se situe un cran au-dessus des bonnes pratiques.
Ce pacte répond à un objectif de transparence. C’est aussi un message fort «à l’adresse des 98% de consommateurs de viande en France». Reste la question du retour financier, toujours présente chez les éleveurs qui continuent d’enchaîner les mauvaises passes depuis plusieurs années. Au travers de ce Pacte et au-delà de la question économique qui ne peut pas être traitée là, Interbev insiste sur la nécessité de mettre en valeur les spécificités du modèle d’élevage à la française, un élevage à taille humaine, totalement atypique par rapport aux autres modèles dans le monde. L’enjeu non chiffrable, c’est bien aussi «le maintien de la consommation de viande et la réassurance d’un consommateur de plus en plus sur le qui-vive et partagé entre le plaisir de manger de la viande et de nouvelles interrogations concernant l’éthique, l’environnement et la santé». Autant d’inquiétudes qui le poussent à limiter sa consommation et fragilisent un produit viande longtemps symbole de santé, de plaisir et de convivialité. Mais ça, c’était avant. Avec le Pacte Interbev entend assurer l’avenir de la filière viande et d’un produit viande en quête d’une nouvelle légitimité.

Anne-Marie Klein

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