Abonnement Nous Contacter Participer Petites annonces Publications légales Extranet

NIEVRE

[Article mis en ligne le 04-10-2018]

Sécheresse

Le Préfet à l’écoute du monde agricole

photo article
Didier Ramet (à gauche) lors de la visite de son exploitation en compagnie de Stéphane Aurousseau, le président de la FDSEA, Joël Mathurin, le préfet de la Nièvre et Éric Bertrand de la Chambre d’agriculture.
Joël Mathurin et la Chambre d’a-griculture s’étaient donné rendez-vous chez Didier Ramet, un polyculteur éleveur installé à Limon. Ensemble, ils ont mis l’accent sur les conséquences économiques de cette sécheresse.
Il est encore mobilisé. Celui qui est encore pour quelques jours préfet de la Nièvre était ce mardi 2 octobre sur le terrain aux côtés des acteurs du monde agricole pour constater les conséquences concrètes de la sécheresse.
Didier Ramet, est un polyculteur à la tête d’une exploitation de 400 ha dont 230 ha sont en prairies permanentes. Il effectue en moyenne 170 vêlages, et 110 agnelages par an. Son cheptel est composé de 530 bovins et 230 ovins. «Depuis le 15 septembre je suis passé en période d’hivernage. Pourtant, la première pousse a été bonne, mais depuis le 15 juin je n’ai plus rien. J’ai réussi à faire un peu de colza car j’ai bénéficié de quelques orages, environ 15 mm en trois fois. C’est assez atypique» a indiqué Didier Ramet. Pour nourrir ces bêtes, l’éleveur effectue des rotations de son cheptel en stabulation. «J’ai maintenant du mal à la faire sortir du bâtiment, c’est un travail qui n’existe pas en période normale» a-t-il poursuivi. Ce qui a surtout retenu l’attention de cette visite, c’est la présentation économique et surtout des pertes. «J’ai estimé mon surcoût entre 1€ et 1,5 € par UGB et par jour, soit au total 20 000 euros sur l’ensemble de l’exploitation. De mon côté, j’ai de la chance d’être polyculteur car j’ai des céréales sous la main, je ne serais pas obligé d’en acheter» a indiqué Didier Ramet.

Quelques pistes de réflexions
Profitant de la présence du Préfet et de la DDT, Stéphane Aurousseau le président de la FDSEA a émis une hypothèse : «Peut-on faire passer l’idée que cette procédure n’est plus adaptée pour la calamité mais d’avantage pour la catastrophe naturelle ? Il faut savoir que l’affouragement risque de continuer jusqu’au 1er avril voir 1er mai pour les éleveurs du Morvan». Il a également redit son incompréhension vis-à-vis de la procédure calamité. Ce qui ressort c’est également la possibilité pour les éleveurs de pouvoir créer un stock de précaution.
Sur un ton plus léger Joël Mathurin, a souhaité bonne continuation à l’ensemble des acteurs du département. «Je vais garder un œil sur des dossiers qui me tiennent à cœur comme l’abattoir de Corbigny».

Théophile Mercier

votre publicité
photo article

Cuma - Paillage bois: une solution alternative face à la sécheresse

[En ligne le 18-10-2018]

Semis d’automne - «On va vivre une sacrée campagne»

[En ligne le 11-10-2018]

photo article

Bio Bourgogne - Le bilan 2018 de la moisson en bio est désormais connu

[En ligne le 11-10-2018]

RECHERCHE

ÉDITION N°1498

La une

LIENS EXTERNES

METEO

PUBLICITE

votre publicité

NEWSLETTER

Inscrivez vous à la Newsletter pour être toujours informé

Réseaux