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NIEVRE

[Article mis en ligne le 04-10-2018]

égalim

Les parlementaires nivernais réagissent

Le projet de lois Égalim faisait son retour ces derniers jours au Parlement pour un dernier arbitrage. La navette parlementaire s’est d’abord arrêtée au Sénat où le texte a été rejeté. Le dernier mot est revenu le 2 octobre dernier aux députés qui ont de leur côté approuvé le texte. Ces ultimes débats n’ont pas manqué de faire régir les parlementaires nivernais.
Nous vous en parlions la semaine dernière, avec 276 voix contre 59, les sénateurs ont donc rejeté massivement le projet de lois Égalim. La Sénatrice de la Nièvre, Nadia Sollogoub a dénoncé une «absence totale de dialogue». «Nous avions une position commune entre le Sénat et l’Assemblée Nationale qui a été rejetée. Je comptais pourtant déposer des amendements avec mes collègues du Jura, du Doubs et de l’Ain, mais cela n’a pas été possible» regrette la sénatrice nivernaise. Ces derniers portaient sur l’interdiction d’ici 2020 de la vaisselle en plastique. «Un délai qui est beaucoup trop court à mes yeux car nos entreprises locales n’auront pas le temps de s’organiser. D’autant plus qu’il n’y a pas eu d’études d’impacts sur ce sujet». C’est donc, pour Nadia Sollogoub, une nouvelle occasion manquée pour le monde agricole. Son souhait reste néanmoins de venir en aide aux agriculteurs locaux tout en ne dégradant pas les industries du secteur.

Un texte adopté à l’assemblée nationale
Du côté de l’assemblé Nationale, les députées ont finalement adopté ce mardi 2 octobre le projet de lois Égalim à 227 voix contre 136. «Ce fut compliqué, mais nous y sommes arrivés» s’est réjouie la députée de la première circonscription de la Nièvre, Perrine Goulet.
Elle estime que ce texte accouche de quelques avancées, comme la possibilité de faire appel à l’observatoire des prix et des marges pour les organisations interprofessionnelles qui seraient en désaccord. Mais en l’absence de contrainte sur la fixation du prix, comment s’assurer que ces dernières jouent le jeu ? «Il faut que les débats soient équilibrés. Prenons l’exemple du glyphosate, vous ne pouvez pas d’un côté donner des gages aux agriculteurs en leur laissant du temps et de l’autre contraindre les industriels sur cette loi Égalim». Sur le volet agricole de la loi, elle estime que les choses vont bouger grâce aussi au relèvement du seuil de revente à perte. «Nous avons réussi à élever ce taux à 10 %. C’est une expérimentation qui va prendre deux ans. Je suis persuadée que cela va apporter des leviers pour l’agriculture» estime-t-elle.
En revanche sur la partie alimentation, elle juge les discussions pas forcément abouties. Elle mène d’ailleurs le même combat que la Sénatrice sur la question de l’interdiction des produits alimentaires en plastiques. «Je suis en train de travailler pour trouver une solution pour que les entreprises comme Soyer à Donzy disposent de plus de temps pour adapter leur système de production. Nous avons tout de même 80 emplois en jeux».
Désormais Perrine Goulet va se concentrer sur le Projet de Lois de Finances qui doit arriver en première lecture à l’Assemblée Nationale dans 15 jours. Deux enjeux majeurs pour l’agriculture sont sur la table : la réserve de précaution et l’exonération de charges patronales.

Théophile Mercier

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