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YONNE

[Article mis en ligne le 26-09-2018]

Entretien des haies en bord de cours d’eau

ça coule de source

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Les berges d’un cours d’eau doivent être entretenues pour permettre le bon écoulement de l’eau.
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La valorisation d’une ripisylve peut se faire en transformant le bois en copeaux, utilisés en litière ou en bois énergie.
Peut-on toucher aux arbres en bordures de cours d’eau ? Qu’est-ce qui est dans l’intérêt de la rivière ? Comment peut-on valoriser ce bois ? Ces thématiques ont été abordées lors de la formation organisée par la FDSEA 89 le 25 septembre dernier.
«Dans le doute de ce qu’ils ont le droit de faire ou ne pas faire, les agriculteurs ne touchent pas à la rivière et à la ripisylve1, ce qui n’est pas dans l’intérêt du cours d’eau. Tout change : réglementation, propriété, vision des cours d’eau… Difficile de s’y repérer». Benoît Gauthier, « technicien rivière » du bassin du Serein, a rappelé l’intérêt de l’entretien d’un cours d’eau : «assurer la libre circulation de l’eau dans le cours d’eau, mieux gérer les fluctuations de niveau d’eau, améliorer la qualité de l’eau. C’est de droit et le devoir du propriétaire ou locataire d’entretenir son cours d’eau». Les arbres ont de nombreux avantages pour une rivière. Les racines empêchent l’érosion des berges et absorbent les excès de nutriments présents dans l’eau, alors que le feuillage rafraîchi l’eau en l’ombrageant. Une eau fraîche est synonyme de qualité, de même qu’une eau vive. Justement, les plantes envahissantes comme les roseaux qui prolifèrent sur les berges nues peuvent engorger les cours d’eau et ralentir leur écoulement.

Entretenir et en tirer profit
Mais que faire des vieux arbres sur le point de tomber ? Étienne Benoît, de la Chambre d’agriculture de la Nièvre, a rassuré sur l’intérêt de la coupe : «on peut couper du bois et respecter la biodiversité. Il faut couper ce qui est «mûr», et laisser aux souches et aux jeunes pousses les conditions idéales pour repartir et densifier la ripisylve. Par exemple, couper de préférence avant la montée de sève, pour que la souche conserve des réserves et puisse repousser de plus belle. La méthode que l’on a mis en place pour ne pas trop perturber le paysage et l’écosystème est celle des 2H : on coupe un tronçon équivalent à 1 à 2 fois la hauteur de l’arbre le plus haut. Et l’année d’après on fait le tronçon suivant». Lorsque l’on veut tailler une ripisylve, attention aux zones Natura 2000, qui nécessitent une étude d’incidence avant les travaux.

Quant aux arbres coupés, que peut-on faire de ce bois, à part le brûler dans la cheminée ? La Cuma Terr’eau, regroupant 300 adhérents, a fait une démonstration de broyage des troncs avec leur déchiqueteuse. «La ripisylve est la parcelle de bois la plus productive». Explique Étienne Benoît «et pour 30 à 35 €/t de trésorerie sortie, cette production peut être valorisée en copeaux de bois, utilisés comme litière ou pour une chaudière adaptée !»


1Ripisylve : ensemble des formations boisées qui se trouvent aux abords d’un cours d’eau.

Orianne Mouton

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