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NIEVRE

[Article mis en ligne le 26-09-2018]

Environnement

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Visite sur le terrain pour constaté les dégâts causés par la sécheresse
Les chaleurs ont disparu dans le département mais la pluie se fait toujours attendre. La situation devient très préoccupante pour les exploitants agricoles qui ont pour la plupart entamé leur stock de fourrage pour nourrir leur cheptel. Rencontre avec des éleveurs du Morvan qui nous décrivent, chiffres à l’appui, l’ampleur du phénomène.
Ils ne cachent pas leur ras-le-bol. Vendredi 21 septembre, les membres de la délégation locale de la FDSEA de Montsauche-Les-Settons s’étaient donné rendez-vous pour faire le point sur une situation qu’ils n’hésitent pas à qualifier de catastrophique. Autour du président cantonal Éric Boucher, la délégation s’est d’abord rendue dans des parcelles à Alligny-en-Morvan pour constater le niveau de sécheresse des terres. Le Morvan, comme le reste de la Nièvre, est touché depuis plusieurs mois par l’absence de précipitations et les chaleurs de cet été ont asséché définitivement les parcelles.
L’objectif de la délégation est de se faire le porte-parole du département et par leur action faire accélérer la procédure de calamité.

«Une perte de 450 euros par jour»
Une fois le tour de parcelle effectué, les adhérents se sont mis autour de la table et ont sorti leur calculette. Éric Boucher nous expose le calcule. «Un éleveur dans le Morvan a environ 150 UBG, et 1 UGB coûte 3 euros à nourrir. Si on additionne le tout, nos pertes s’élèvent à 450 euros par jour» estime le président cantonal. Ces données donnent encore plus le vertige lorsqu’elles sont exprimées par mois, soit environ 13 500 euros. «Sachant que dans l’ensemble, nous avons débuté le déstockage de fourrage d’hiver depuis 15 juillet, si la situation ne s’améliore pas, nous courons à la catastrophe» estime Éric Boucher. Il estime également que la pérennité des exploitations est en jeu. «C’est bien simple, avec l’achat supplémentaire de fourrage, nous pouvons tirer un trait sur notre salaire. Qui peut accepter aujourd’hui de travailler pour rien ?» En conséquence, lui et ses camarades réclament le classement de l’ensemble du département en calamité agricole et une aide couplée du Conseil départemental et du Conseil régional.

Théophile Mercier

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