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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 26-09-2018]

Sanitaire

Inévitable condamnation

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Pour Jean-Luc Chevalier et Martial Gros, la lutte contre la tuberculose bovine est un travail collectif, qui ne doit pas être remis en cause par des fraudes individuelles.
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Les présidents du GDS et de la commission bovin viande de la FDSEA réagissent à la condamnation d’un éleveur responsable d’infractions d’ordres sanitaires.
Le jugement est intervenu la semaine dernière : un éleveur de Côte-d’Or s’est vu infliger une peine de cinq mois de prison avec sursis, 10 000 euros d’amendes avec sursis, 1 400 euros d’amendes contraventionnelles et un retrait d’une partie de ses primes Pac pour une fraude liée au non-respect de principes de protection après détection de la tuberculose bovine. L’auteur des faits a été jugé pour avoir interverti les boucles d’identification de ses vaches avant d’envoyer quatre bêtes saines à l’abattoir.

Le Côte-d’orien est également impliqué dans une infraction de chasse, également en lien avec le risque de propagation de la tuberculose bovine, pour avoir fourni une bétaillère dans une vente illégale de sangliers. Pour Jean-Luc Chevalier et Martial Gros, présidents respectifs du GDS et de la commission bovins viande de la FDSEA, ces actes vont dans le sens contraire du travail collectif mené par la profession.

- Comment réagissez-vous à cette condamnation ?
Jean-Luc Chevalier : «L’ensemble du GDS et moi-même n’avons pas à la juger ni même à la commenter. La justice a donné son verdict, on ne discute pas là-dessus. En revanche, cette double affaire est l’occasion de rappeler que le sanitaire est l’affaire de tous. Le GDS dénonce cette faute qui ne va pas dans le sens de l’intérêt collectif. Le GDS a d’ailleurs exclu l’éleveur de ses rangs pour une durée de cinq ans. Nous nous sommes également portés partie civile pour représenter l’immense majorité des éleveurs qui réalisent correctement leur travail».
Martial Gros : «Cette condamnation est malheureusement logique, il fallait marquer le coup devant de tels agissements qui peuvent mettre en péril les élevages voisins. Les enjeux de la lutte contre la tuberculose bovine sont énormes, nous devons œuvrer dans le même sens pour éradiquer la maladie. Cette condamnation ne représente, au final, pas grand-chose au vu de ce que vivent les autres éleveurs confrontés à la tuberculose bovine. Je suis bien placé pour le savoir car mon élevage a été déclaré foyer en 2014».

- Quelle leçon doit être tirée de cette affaire ?
Jean-Luc Chevalier : «Ces faits ne doivent plus se reproduire. Ensemble, éleveurs, vétérinaires, laboratoire départemental et administration avons réalisé un important travail et il ne faut pas rebrousser chemin aujourd’hui. Je me permets un rappel : le GDS avait demandé au Ministre de l’Agriculture, il y a déjà plusieurs années, la possibilité de mettre en place l’abattage sélectif. Le sérieux des éleveurs de Côte-d’Or avait été mis en avant et cette dérogation avait été obtenue. Son cahier des charges n’est peut-être pas parfait, mais malgré tout, beaucoup d’élevages sont arrivés à s’en sortir en abattant un minimum d’animaux et en gardant leurs souches respectives. Il est bon de rappeler que l’abattage total est toujours la norme en vigueur. Nous sommes passés de 45 foyers en 2010 à seulement 3 cette année, cela est tout sauf un hasard».
Martial Gros : «On ne joue pas avec le sanitaire. Ce type d’évènements, nous pouvons nous en passer car ils ne font que ralentir la lutte contre la tuberculose bovine, en plus de discréditer notre métier. Avec seulement trois foyers tuberculose en 2018, nous sommes vraiment proches du but et nous devons continuer. Je félicite les éleveurs pour le sérieux du travail accompli sur le plan sanitaire. Nous devons poursuivre sur cette lancée pour arriver enfin à l’éradication tant espérée. Je rappelle que les deux tiers des contaminations se font entre bovins».

- Quelle est votre position par rapport à la faune sauvage ?
Jean-Luc Chevalier : «Je trouve étonnante l’idée de pouvoir transporter des animaux sauvages. Cela est d’autant plus vrai que la peste porcine africaine arrive aujourd’hui aux frontières de notre pays. Je le redis encore une fois, le sanitaire est le travail de tous. Tout le monde est concerné, y compris les acteurs de la faune sauvage, auxquels nous devons montrer une image irréprochable pour qu’ils en fassent autant ».
Martial Gros : « Ces transports de sangliers sont bien sûr scandaleux et représentent un frein important dans la lutte contre la tuberculose bovine. Je le rappelle ici : la FDSEA soutient le GDS dans ses travaux d’ordres sanitaires. Notre travail se concentre principalement sur la régulation des populations de sangliers et de grand gibier afin de limiter les dégâts aux prairies et cultures, et, sur un plan sanitaire, de limiter les risques de transmissions».
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