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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 13-09-2018]

Pommes de terre

Des bonnes frites de chez McDo

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Les deux producteurs, le 4 septembre à Chamblanc.
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Les pommes de terre de variété Innovator pèsent environ 400 grammes. Récoltée puis passée au déterreur, la production prend aussitôt la direction de l’usine de Matougues dans la Marne, où elle sera transformée en frites, avant d’être livrée à McDonald’s.
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L’arracheuse, dont l’achat avoisine les 150 000 euros, est la propriété d’une Cuma réunissant cinq exploitations. Trois personnes recrutées via le groupement d’employeurs Agri Ressources 21 sont mobilisées lors de l’exercice. Le chauffeur est salarié de d
Jean-Luc Faudot et Bertrand Piffaut récoltaient la semaine dernière leurs 14 ha de pommes de terre, destinés à alimenter la célèbre chaîne de restauration rapide américaine.
Une récolte qui a la patate ! Le tonnage du Gaec Sablons approchait les 60 t/ha de pommes de terre la semaine dernière à Chamblanc. «Nous sommes sur un bon niveau de récolte, sachant que les volumes varient généralement de 40 à 60 t/ha selon les années», indique Jean-Luc Faudot. Ce rendement n’a été possible que grâce à l’irrigation, pas moins de onze tours d’eau ayant été nécessaires cet été. «Il n’y a pratiquement pas eu de précipitations depuis fin mai, il a fallu arroser en conséquence, selon les besoins de la plante. Une année plus classique, nous n’effectuons généralement que cinq ou six tours d’eau. Sans eau, nous n’aurions sans doute pas dépassé les 15 t/ha lors de cette campagne», précise le producteur de 53 ans. L’unique variété cultivée se nomme Innovator. «Il s’agit de la pomme de terre à frites par excellence», informe Bertrand Piffaut, associé du Gaec, «avec ses tubercules allongés et sa chair blanche, ce produit est très apprécié des chaînes de restauration rapide pour la consommation de frites». Pour la troisième année consécutive, l’exploitation du val de Saône travaille avec McCain, le leader du marché des produits surgelés à base de pommes de terre. «Dans le passé, nous étions orientés vers la consommation courante. Mais dans nos terres sableuses, la peau de nos pommes de terre, une fois lavée, n’était pas forcément très belle. Dans le même temps, les ménagères achètent de moins en moins de pommes de terre et privilégient l’achat de frites. Ce nouveau contrat nous convient parfaitement, le marché est porteur et la peau des pommes de terre ne pose plus de problèmes», poursuit Jean-Luc Faudot.

Dernières tonnes bien payées
Le niveau du contrat passé avec McCain est assez complexe, Jean-Luc Faudot en résume les grandes lignes : «le prix avait baissé cet hiver à cause d’une belle récolte en 2017 qui avait engendré des stocks relativement importants en France. Mais tout a changé cet été avec la sécheresse qui s’est généralisée un peu partout. La Picardie et, plus globalement, le nord de la France, sont de gros producteurs de pommes de terre qui ne peuvent pas toujours irriguer. Leurs faibles rendements cette année ont fait bouger les lignes. Notre contrat est composé de plusieurs parties, nous avons tout d’abord un prix de contrat jusqu’à 40 tonnes et un autre entre 40 et 45 tonnes. Au-delà, nous nous basons sur un prix de marché, et c’est celui-ci qui devient intéressant cette année. L’an dernier, il n’était que de 50 euros/t, alors qu’il est quatre fois plus important cette fois-ci. Les dernières tonnes de la récolte sont donc très intéressantes à aller chercher. Le prix global devrait se situer aux alentours de 130 euros/t pour cette campagne». La pomme de terre représente, sur une moyenne de plusieurs années, la production la plus intéressante sur le plan économique du Gaec Sablons, également orienté dans la culture de blé, d’orge, de colza, de soja, de maïs grain, de maïs semences, de bulbilles d’oignons, sans oublier un petit élevage de génisses charolaises. «Il est néanmoins possible de perdre de l’argent avec les pommes de terre, comme cela a été le cas il y a quelques années», tempère Jean-Luc Faudot, «l’implantation avait été très difficile et suivie du mauvais temps. Il avait manqué un tiers de pommes de terre à la levée… De l’implantation à la récolte, en passant par le buttage : cette culture nécessite beaucoup de travail avec un matériel spécifique et onéreux, que seule une Cuma peut se procurer. Les charges sont conséquentes et approchent les 4 000 euros à l’hectare : mieux vaut ne pas se rater. Cette année restera bonne, encore une fois grâce à l’irrigation : malgré une plantation relativement tardive au 20 avril, à la suite d’un printemps très pluvieux, le sec nous a notamment permis d’économiser trois fongicides. Les conditions de récoltes, elles, ont été quasi parfaites».

Aurélien Genest

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