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YONNE

[Article mis en ligne le 06-09-2018]

FDSEA 89

Rencontre avec la députée Michèle Crouzet

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Damien Brayotel et Arnaud Rondeau ont pu balayer l’actualité agricole du département à la Députée Michèle Crouzet (LREM) et son collaborateur parlementaire Steve Campagne.
Le 30 août dernier, la FDSEA de l’Yonne a rencontré la députée Michèle Crouzet à l’occasion de la rentrée parlementaire. L’occasion de faire un point sur les sujets agricoles préoccupants en cette veille de rentrée.
Tout juste de retour sur les bancs de l’Assemblée Nationale, la députée de la République en Marche a reçu les représentants de la FDSEA. Un temps d’échanges où les professionnels ont pu informer des difficultés et des principales évolutions de l’agriculture icaunaise.
Le premier sujet porté à l’oreille attentive de Michèle Crouzet a concerné les 5 exploitations icaunaises perdant leur droit à l’ICHN suite à la révision des Zones Défavorisées Simples. L’inquiétude pèse sur leur accompagnement et les conditions de sortie progressives des zones. L’aide représente en moyenne 6 000 à 8 000€ par an par exploitation dans le département, ce qui peut correspondre à un revenu annuel...
 
L’autre sujet préoccupant de cette fin d’été n’est autre que la météo. Arnaud Rondeau, vice-président de la FDSEA 89, s’inquiète d’une gestion de l’eau difficile «On est inondés ici pour que la Seine ne déborde pas à Paris, mais une fois que les précipitations sont passés, il faudrait que ça draine plus rapidement ! Il y a un problème au niveau de la gestion de l’eau, les barrages et les écluses sont gérés de façon locale sans aucun plan global. Chaque barrage a son arrêté préfectoral ! En attendant, nos champs sont plein d’eau et tant que le débit des rivières n’est pas régulé, l’eau ne peut pas s’évacuer…»

Après la pluie, le beau temps
Après le trop plein d’eau vécu en début d’année, les agriculteurs souffrent aujourd’hui d’une sécheresse qui se prolonge, impactant chaque filière du département. La FDSEA a notamment fait remonter à la députée l’incompréhension totale des céréaliers vis-à-vis de l’obligation de levée des couverts en Surface d’Intérêt écologique (SIE). Les conditions actuelles ne permettent ni le semis ni la levée dans une majorité des zones. L’Union Européenne ayant autorisé les adaptations, l’engagement du gouvernement n’est pas suffisant pour le président Damien Brayotel qui souligne que «la France doit autoriser et accepter l’impossibilité de réaliser les mesures du paiement vert». Malgré des stocks de foins bien remplis au début de l’été, la sécheresse tardive pénalise également les éleveurs, qui sont obligés de donner du fourrage à leurs animaux depuis début août. La FDSEA a alarmé la Députée sur leurs difficultés financières liées aux aléas climatiques.

«On risque de se retrouver avec 27 Pac différentes !»
Le syndicat a soulevé le problème de la Pac et de ses orientations. Outre la réduction de budget, Damien Brayotel redoute les distorsions de concurrence, qui pourraient s’amplifier avec la nationalisation forte annoncée. «Le principe d’adapter la Pac à chaque Etat membre n’est pas mauvais en soi, mais le problème c’est qu’on est capables en France de mettre des mesures pour produire toujours plus blanc que blanc, ou plutôt plus vert que vert, alors que dans d’autres pays, les réglementations restent très très légères…  Et en prime, on ouvre les portes à l’huile de palme, aux produits OGM et autres produits non-tracés… Il faut être cohérent !» Arnaud Rondeau ajoute «On risque de se retrouver avec 27 Pac différentes en Europe !»
Autre sujet préoccupant selon la FDSEA en cette période de vendanges, le manque de main d’œuvre est devenu un vrai problème pour les filières qui en ont besoin. En viticulture, en plus de la pénurie de main d’œuvre, la Direccte a accordé des dérogations de temps de travail pour les vendanges différentes selon les départements. Inégalité inadmissible selon les professionnels, formant une distorsion de concurrence locale supplémentaire.

Le président de la FDSEA de l’Yonne a également fait part de la lassitude des exploitants en agriculture biologique sur le retard du versement des aides, 2016 étant toujours en attente. «Tout le monde parle du bio comme un axe majeur, mais on peut se demander si c’est vraiment une priorité vu les retards de versement ! Cela met les exploitations en difficulté financière, en plus des difficultés techniques liées à ces pratiques».
La Députée Michèle Crouzet a pris connaissance des problèmes liés à la prolifération des sangliers et de leurs dégâts. Le régime de retraite agricole a été pointé du doigt, avec l’attente du projet de loi qui doit, pour les professionnels, «remettre tout le monde sur le même pied d’égalité».
Le mot de la fin de cette rencontre : les attentes importantes du projet de loi Egalim. «il est temps d’arrêter le jeu existant entre les grands industriels et la grande distribution».

Orianne Mouton

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