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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 06-09-2018]

Sécheresse

Bien souvent des adaptations seront nécessaires sur le long terme

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Face à l’augmentation de la fréquence des aléas climatiques et des périodes de déficit hydrique notamment, des adaptations à plus ou moins long terme semblent nécessaires et inévitables dans certaines exploitations.
Parmi elles nous pouvons citer :
• Ajustement du chargement de printemps
Les suivis de croissance de l’herbe réalisés au printemps par la Chambre d’Agriculture de Côte-d’Or mettent en évidence un déséquilibre plus ou moins marqué selon les années entre l’offre en herbe et la consommation avec les chargements habituellement constatés. Le graphique ci-contre montre pour les 6 dernières années la croissance moyenne de l’herbe à l’échelle du département. Avec un chargement printanier de 50 ares/UGB, la consommation journalière est estimée à 41,4 kg MS/j/ha (2 couples mère + veau de 750 kg et 250 kg/ha). Ce chiffre est donc bien inférieur à celui de la production de biomasse journalière. L’ajustement du chargement printanier et la récolte d’une partie de la surface sous forme de fauche précoce (ensilage et/ou enrubannage) sont un bon moyen pour produire plus de stocks fourragers (de qualité), augmenter les performances zootechniques et économiques en affectant des repousses feuillues aux animaux. Le pâturage tournant est également une alternative pour piloter plus facilement le pâturage cependant des adaptations sont aussi possibles dans le cas d’un pâturage continu.

• Prairies temporaires
Les essais menés actuellement à la chambre d’Agriculture de Côte-d’Or montrent que les prairies temporaires peuvent accroître l’autonomie fourragère des exploitations et participer à l’autonomie protéique de celles-ci. Les mélanges graminées et légumineuses sont intéressants pour maximiser la production de biomasse et d’adapter aux aléas climatiques. Dans tous les cas, le mélange d’espèces à implanter se raisonne selon vos types de sols, la durée d’implantation, vos objectifs de production (catégories d’animaux à nourrir et fourrages complémentaires) et le mode de valorisation (fauche et/ou pâturage).

• Substituts au maïs ensilage
Le maïs ensilage est une culture exigeante en eau et dans les sols superficiels les rendements se retrouvent de plus en plus souvent affectés par le déficit hydrique. En élevages allaitants et laitiers, des substituts sont possibles. Les mélanges céréales et protéagineux immatures, semés à l’automne et récoltés au printemps, sont un moyen de sécuriser le système fourrager. Plus la récolte est précoce (pois au stade bouton ou floraison) et plus la qualité sera élevée mais au détriment du rendement. Ce fourrage se destine aux animaux avec des besoins élevés et un maïs peut être implanté à la suite. En cas de récolte plus tardive (céréale au stade laiteux-pâteux), le fourrage est plus équilibré et le rendement important. Un sorgho fourrager peut ensuite être implanté et fournir plusieurs coupes. Enfin, le sorgho BMR a montré de bons résultats dans des essais menés dans d’autres départements et son intérêt serait à évaluer au sein de notre département.
Pierre Kons
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