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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 30-08-2018]

Production laitière

Rude canicule

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Les Simmental du Gaec Aubry ont bu 100 litres d’eau par jour ces dernières semaines.
Les vaches laitières ont elles aussi souffert de la chaleur. Rencontre avec un éleveur de Jours-lès-Baigneux.
Les fortes températures ne sont agréables pour personne, ni pour les éleveurs, ni pour leurs animaux. À Jours-lès-Baigneux, Sylvain Aubry veille à ce que son troupeau bovin ne manque jamais d’eau : « L’abreuvement est bien sûr la plus grande des priorités. Certaines vaches ont dû dépasser les 100 litres d’eau, chaque jour, quand il a fait plus de 40 °C. Il faut veiller au volume mais aussi à la qualité de l’eau afin d’éviter la multiplication de bactéries ». En guise d’adaptation à cette canicule, l’éleveur côte-d’orien ne lâche ses bêtes que la nuit depuis début juillet. Une ration quasi-hivernale leur est apportée en journée. « Tout comme nous, elles ne se sentent pas très bien par ces temps-ci », fait remarquer Sylvain Aubry, « nous le voyons bien, elles se regroupent, elles piétinent… Cela génère une mauvaise ambiance avec, aussi, des risques de mammites. Un certain nombre d’éleveurs déplorent des grippes dans leur cheptel, je pense que cela commence chez nous. Les forts écarts de températures entre le jour et la nuit y contribuent fortement ».

Baisse de production
Comme lors de chaque canicule, les vaches produisent moins de lait. « Elles mangent moins, ruminent moins. Je pense qu’en moyenne, chaque vache a perdu entre 1 et 1,5 kg de lait par jour. Deux ventilateurs installés depuis plusieurs années dans notre bâtiment contribuent à limiter, je pense, cette perte qui peut parfois être plus importante. Le plus grand impact de la chaleur concerne le taux butyreux qui a chuté de trois points, cela est considérable », indique l’éleveur de Jours-lès-Baigneux.

Maïs ensilage : un tiers de moins
Le Gaec Aubry a récolté ses 35 ha de maïs ensilage le 7 août, avec un mois d’avance par rapport aux années précédentes. Une perte de production de plus de 30 % est estimée : « nous n’avons pas cubé, je pense que nous avons récolté un tiers de moins, nous devrions finir aux environs de sept tonnes sèches à l’hectare. Dans le secteur, certains exploitants ont perdu davantage, d’autres moins, cela est très variable. Les orages ces dernières semaines ne sont pas passés partout, ceux qui ont pu bénéficier d’un peu plus d’eau s’en sortent mieux. L’ensilage de maïs reste globalement très décevant ici ». Sylvain Aubry s’interroge désormais sur la qualité de cette récolte : « une première estimation donne un taux de matière sèche autour de 34 % pour une première partie de la récolte, le taux final évoluera certainement. Nous connaîtrons la valeur de l’UF après l’analyse qui sera réalisée dans environ un mois. Pour l’alimentation, nous risquons d’être très limite cette année. Nous avons déjà changé notre façon de travailler pour être moins dépendants du maïs, mais il faudra aller encore plus loin les années à venir. Il serait bien de récolter de l’herbe à l’arrière-saison, car nous avons déjà puisé dans les stocks hivernaux… Pour ce faire, il nous faudrait au moins 50 mm de précipitations ».

Aurélien Genest

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