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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 30-08-2018]

Sécheresse

Un été compliqué

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Jean-Paul Roy espère au moins 50 mm d’eau avant le 15 septembre, sans quoi l’herbe ne pourra pas suffisamment repousser.
La canicule a lourdement sévi dans les élevages côte-d’oriens ces deux derniers mois. Un éleveur de l’Auxois évoque cette période difficile pour les animaux.
Thoisy-le-Désert porte malheureusement bien son nom. La semaine dernière, il n’y avait plus rien à manger ou presque dans les prés de cette petite commune située à proximité de Pouilly-en-Auxois. «Tout est cramé depuis un petit moment déjà, il n’est presque rien tombé depuis juin, les chaleurs se sont maintenues à un niveau élevé», décrivait Jean-Paul Roy, au Gaec de l’Armançon. Ses journées ont été bien chargées cet été avec de nombreuses allées et venues dans ses prés pour apporter de l’eau et de la paille à ses bovins. Le Côte-d’orien voyait d’un très bon œil la pluie annoncée pour samedi dernier : «il y a vraiment urgence. Même si les jeunes bêtes disposent d’ombrages, elles souffrent inévitablement. Pour l’herbe, il nous faudrait au moins 50 mm d’eau avant le 15 septembre. Après, il sera trop tard, la pousse ne pourra plus repartir avec les nuits plus froides que nous aurons et les journées qui raccourciront davantage. En 1976, je me rappelle bien, il avait plu le 13 septembre et la repousse avait été impressionnante».

Déjà rentrés
Pour s’adapter à cette canicule, Jean-Paul Roy et son fils Ludovic ont déjà rentré une centaine de bêtes en stabulation : «nous avons décidé de sevrer les plus gros broutards et les plus grosses broutardes pour une meilleure finition. D’habitude, nous les sevrons autour du 15 septembre, nous sommes nettement en avance». Une perte de production est à craindre pour les animaux toujours dehors : «les veaux ne profitent sans doute pas comme ils devraient, au lieu de manger au nourrisseur, ils restent couchés dans leur coin, à l’ombre. Aussi, je crains fort que le développement des génisses de 18 mois et des génisses pleines de 30 mois en pâtisse. Nourrir des bêtes avec de la paille dès aujourd’hui et ce, jusqu’au 11 novembre ne peut pas aller. Il faut de l’herbe pour un bon développement. Si le temps ne change pas, je me demande bien comment nous allons attendre ce 11 novembre pour rentrer nos animaux».

De bons stocks
Fort heureusement, les stocks de fourrages du Gaec de l’Armançon sont importants. «Cette canicule est survenue après les récoltes qui ont été correctes cette année, notamment dans les foins et les ensilages», fait remarquer Jean-Paul Roy, «nous n’avons, malgré tout, pas changé nos habitudes annuelles en achetant 200 hectares de paille que nous sommes allés presser durant trois semaines. Il y avait urgence là aussi, un chauffeur venu chercher des broutards nous a informés qu’il n’y avait plus de paille à vendre en France. Ce chauffeur venait de se rendre en Espagne pour approvisionner d’autres éleveurs, à des tarifs logiquement très élevés. Les sécheresses deviennent une problématique récurrente et inquiétante pour le monde de l’élevage, les jeunes générations peuvent s’en inquiéter. Ces aléas engendrent du travail et des dépenses supplémentaires. De notre côté, nous venons d’acheter 180 tonnes de pulpes qui viendront compléter l’alimentation en décembre».

Aurélien Genest

Pierre Kons
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